On aura remarqué que mes fulminations contre le petit gris de Vieux Boucau se sont considérablement raréfiées depuis que le roublard compère a pris le parti de revenir à la raison (ou plutôt à considérer ses intérêts bien compris).
Sous la pression de l’afición et surtout de la phalange de ceux (dont votre serviteur) qui n’ont jamais accepté de transiger avec l’éthique, l’ex-propagandiste forcené du «toreo moderne», du «taux de toréabilité», ou de la soumission inévitable aux «marchés taurins» s’est mué en redoutable ayatollah torista, en taliban céretan, en défenseur de la diversité, des encastes menacés et d’une orthodoxie de bon aloi.
Marrant, n’est-ce pas?
En tout cas, cela prouve que la lutte, la résistance, la ténacité, la défense intransigeant d’un idéal et d’une éthique ont payé et ont conduit à la conversion du pêcheur.
Il ne lui reste plus qu’à aller jusqu’au bout de cette logique en dissertant avec autant de conviction sur ceux qui, depuis longtemps, prônent son credo de nouveau converti et en évoquant explicitement tous ces petits, ces sans grades, ces gueux taurins qui luttent farouchement pour faire subsister une «certaine idée de la tauromachie».
Je pense à toutes ces plazas fières et farouches (Parentis, Roquefort, Tyrosse, Orthez, Saint-Sever, Garlin, etc.) qui dans notre sud-ouest, contre vents et marée, en dépit du manque d’intérêt et de soutien de medias obnubilés par des grandes ferias, font vivre ces ganaderias, célèbrent ces toros dont Terres Taurines fait son fond de commerce.
Mais là, c’est une autre histoire.
Car comment ne pas être effleuré par l’idée déplaisante que ceci expliquant cela, il y ait eu absolue nécessité d’accorder les éditoriaux du site TT, au contenu sulfureusement torista de la revue «opustique» sur papier glacé?
Depuis plusieurs mois, Viard fait du Klein, ce qui devient lassant. Mais on le voit en politique, avec Sarko qui fait du Le Pen, ou qui s'empare de Jaurès, le plagiat est à la mode.
Pas tout à fait quand même: demeurant invariablement fidèle à une «certaine idée» de la langue française, même s’il peut m’arriver, comme à tout un chacun de la rudoyer –nobody’s perfect- je n’aurais jamais conçu l’audace de «néologiser» en inventant le mot «CASTRAGE» pour remplacer celui, pourtant explicite, de «CASTRATION» (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-02-12/13-02-122.php). Heureusement qu'il ne s'agît que de chats, bien que...
CASTRAGE, CASTRE ÂGE, CASTRAT JE(U), CASTRA JE(U): un psychanalyste, lacanien de préférence –et Dieu sait si en ce moment notre Dédé fréquente l’engeance (http://www.culturestaurines.com/communique_110212)- y verrait un signifiant particulièrement révélateur, un lapsus, ou un acte manqué … parfaitement réussi.
Mais je suis comme on le sait très taquin!
Xavier KLEIN
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