Humeurs taurines et éclectiques

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mercredi 16 janvier 2013

Fadjen's News

Si dans mon dernier article -comme dans nombre d'autres- je dénonce librement et abondamment les travers, les perversions d'un système du mundillo pour qui l'argent prend de plus en plus le pas sur l'afición, cela ne m'empêche nullement de considérer par ailleurs les mêmes vices chez les contempteurs de la corrida.
L'argent coule à flot chez les «zantis» dans le cadre d'une compassion animale très … rémunératrice. Il n'est simplement que de considérer le chiffre d'affaire global du secteur économique du «bien être animal», les profits énormes réalisés par toutes les firmes prospérant sur le «Miaoumiam» ou le «Canidélice», sans compter l'activité des S.P.A. , des vétérinaires à toutous, et bien sûr, des associations de défense animale.
4,5 milliards d'euros annuels dépensés en France pour les bébêtes (Lire l'ensemble du dossier: http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/le-marche-en-or-des-animaux-de-compagnie-696388). 750 euros annuels pour un clebs ou un matou!
Le R.S.A. mensuel pour une personne seule et sans enfants étant de 483,24 euros mensuels, pour le coût annuel de 7 toutous ou minets on peut se payer un pauvre français! Mais le seuil mondial d'extrême pauvreté (qui concerne 1,2 milliards d'humains) étant de 0,75 euros/jour, soit 275 euros annuels, pour le coût annuel du même toutouminet, on pourrait se payer 2,7 superpauvres mondiaux!!!
Génial, non?
Le budget PETA US pour 2011 n'était pas moins de 37,394 millions de dollars (http://www.peta.org/about/learn-about-peta/financial-report.aspx), celui de la S.P.A. (le plus gros «euthanasieur» d'animaux de compagnie, munis des subvention publiques afférentes et de rapports successifs de la Cour des Comptes alarmants) s'élevait quasiment à 29 millions d'euros. Avec tout ça on pourrait fournir de l'eau potable à l'Afrique et aux Amériques.
A côté de ces chiffres, le secteur taurin fait figure d'activité artisanale! Et que dire de l'indécence du reportage ci-dessous?
Attention ce reportage comporte des images et des commentaires difficilement supportables!!!



Même les «petits» s'y mettent.
Toute galette -même bretonne- étant bonne à prendre, notre vieille connaissance, le gugusse armoricain qui chaperonne Fadjen, a agrémenté sa très pure, noble et gratuite compassion animale par le secours utile et bienvenu de revenus annexes sonnants et trébuchants.
«Sauver» une bestiole c'est bien, faire payer le sauvetage aux autres, c'est mieux!
Ce qui s'apparente de plus en plus à une entourloupe, compte tenu du fait qu'on ne sait toujours pas d'où vient ce soit-disant toro de combat, à qui il a été acheté et quelles sont ses origines (mansas?) débouche sur la phase lucrative du recueil de fonds.
Adhésion au club de soutien: 15 euros, autocollant (anti-corrida, anti UV, garanti 3 ans): 3 euros, calendrier: 15 euros. Par ici la bonne soupe à l'oseille!
Je constate que si nombre d'associations «zantis» collectent abondamment et activement des fonds pour abolir la corrida (c'est du moins ce qu'elles prétendent), à ma connaissance, à part l'«Observatoire», en France, il n'existe aucune association d'aficionados qui fasse la quête pour la défendre. Qui plus est, il ne me semble pas que le dit «Observatoire» croule sous les dons.
Le commerce «zanti» fonctionne donc à plein rendement, sans que l'on sache très bien d'ailleurs comment, par qui et pour quoi sont utilisés ces subsides.

Le fadjenophile forcené m'a d'ailleurs inspiré une excellente idée, dont la mise en oeuvre pourrait faire la joie tant des «pros» que des «zantis».
Il s'agirait de proposer à ces derniers, l'achat de l'ensemble du desecho de tientas, des invendus qui encombrent les ganaderias françaises.
Il y en aurait pour tout le monde!
Ainsi, chaque «zanti», un tant soit peu cohérent, aurait, pour lui tout seul, l'usage de son toro ou de sa vache de combat sauvé par ses soins de l'enfer des arènes.
Il va de soi que les dits zanimaux seraient livrés sains, propres, vaccinés, accompagnés d'un ruban cadeau, d'un certificat d'origine, et d'un superbe diplôme de «sauveteur de toro».
Évidemment, cela obligerait sans doute à la multiplication des associations de soutien, des autocollants garantis 3 ans et des calendriers, mais il me semble que chaque «zanti» doit comprendre où est son devoir et se fera une obligation d'emménager son appartement parisien ou sa villa «S'am suffit» en conséquence.

La balle est donc dans le camp des Hely et consorts qui après s'être eux-mêmes dévoués, auront à coeur de solliciter leurs nombreux soutiens et en premier lieu, les pipoles dont ils se réclament tant, pour montrer le bon exemple (http://www.flac-anticorrida.org/qui-sommes-nous/comite-honneur/).
J'imagine assez Gérard LENORMAN, Francis LALANNE, Michel DRUCKER ou Milène DEMONGEOT allant quotidiennement porter à la bébête sa ration de foin.
L'engagement et la militance exige bien quelques menus sacrifices!!!
Xavier KLEIN

lundi 14 décembre 2009

«Mentez! Mentez! Il en restera quelque chose.»

«En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai.»
Talleyrand

Le bon Docteur Joseph Goebbels, Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda (ministre du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande) du IIIème Reich a fait bien des émules, de son pendant contemporain Staline, à Nicolas Sarkozy, en passant par Jacques Séguéla, et toute l'école de marketing politique de Boston, tous lecteurs attentifs de ses «Discours», et de son «Journal».
Il semblerait que certain «inénarrable» taurin compte au nombre des adeptes de ces méthodes toujours très actuelles que sont la désinformation, l'amalgame, la citation tronquée, quand ce n'est pas le mensonge et la calomnie.
Encore une fois, l'«inénarrable» n'a pas su se cantonner à l'observation et à la réserve que lui aurait imposée sa présidence du «machin» pour mélanger les genres et se livrer à son passe temps favori: la bassesse.
A moins, ce qui n'est pas totalement à exclure, qu'aveuglé par la haine, la vanité ou plus simplement la connerie, il ne soit, de manière permanente ou occasionnelle, dans l'incapacité d'entendre et encore plus de comprendre ce qui se dit, surtout lorsque la chose suppose de la subtilité.
Au congrès de l'Union des Villes Taurines de France, Monsieur François Zumbiehl s'est livré à un remarquable et brillant plaidoyer pour porter l'idée que la (ou les) tauromachie(s) soi(en)t reconnue(s) comme Patrimoine immatériel de l'Humanité par l'U.N.E.S.C.O.
Cette démarche, qui comporte certainement des aspects positifs, demande toutefois à être réfléchie, et non adoptée sur un coup de tête, après une intervention aussi brillante et convainquante soit-elle.
Pour ce faire, il serait entre autres prôné que les municipalités adhérentes adoptent une «résolution» favorable à la défense des cultures taurines, voire à leur valorisation.
Et c'est là que le bât blesse.
Le délégué d'Orthez (votre serviteur) a fait remarquer que s'il était parfaitement en sympathie avec l'intention, la mise en oeuvre posait tout de même quelques problèmes.
En effet, les élus locaux (et nos concitoyens) sont loin de tous adhérer à la tauromachie, y compris dans les villes taurines. On serait sans doute surpris si l'on y organisait des referendum sur le sujet.
En outre, cet intérêt fluctue selon les villes, et n'est nullement le même à Dax ou Mont-de-Marsan, en pleine zone d'influence taurine, et dans des lieux plus aux marges, ce qui est le cas d'Orthez.
Ces élus nous font la bonne grâce d'une neutralité passive. Il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin en leur demandant, en plus, de voter un texte de soutien.
Bien entendu, mes observations ne constituent sans doute que des subtilités byzantines, aux yeux de notre croisé d'un nouveau genre. Elles résultent pourtant du quotidien d'un élu de base qui se doit d'entendre ses collègues et ses concitoyens: la démocratie quoi!
On voulut donner dans le frippon en suggérant de noyer la chose dans un remaniement du règlement, ce qui dénote un certain état d'esprit pour le moins macchiavélique et peu porté à la transparence.
Dans la foulée on s'enthousiasma derechef pour des panneaux «Ville de tradition taurine» qu'il convenait de placer d'urgence aux portes des cités. Ce qui ferait un support parfait pour les taggueurs du voisinage. Ou bien pour le dernier avatar de l'affaire de la pique, c'est à dire l'intitution d'une pique française, pour sans doute remplacer la pique andalouse, sans qu'elle en ait le nom. Une pique Canada Dry en quelque sorte. Et de rêver au marché ainsi ouvert à nos entreprises tricolores qui pourraient les fabriquer...
Le comble de la démagogie fut la réponse de Madame le Maire de Mont-de-Marsan qui déplora que certains eussent ainsi «l'aficion honteuse». Le comble du ridicule impartissant à celui qui évoquait le classement «terroriste» du P.E.T.A. (association animaliste qui organise les réjouissances devant nos arènes) par le «gouvernement OBAMA»: en dépit des propensions atlantistes et libérales de nos gouvernants, on n'est pas encore obligé de suivre les «States» dans leurs délires maccarthistes!
Tant d'amabilité m'a ému. Et je laisse juge l'habitué de ce blog au sujet de mes honteux penchants.
J'adore tous ces braves gens qui se lamentent sur la disparition de certaines ganaderias mais au pis les descendent, au mieux les évitent, qui déplorent le prix excessif des places tout en ayant les tarifs les plus chers, qui parlent culture mais pensent gros sous, qui, qui, qui...
La tartufferie a de beaux jours devant elle.
Pour ma part, je demeure excessivement réticent à l'endroit de tout ce vacarme.
En effet, j'ai souvent dit ici que je me refusais à une «aficion défensive», celle qui se croit obligée de porter le fer contre la S.P.A. et de harceler ces braves andouilles pour se persuader qu'on sert à quelque chose, et entretenir son fonds de commerce. Cet affaire du Patrimoine immatériel de L'Humanité me semble aussi procéder d'une REACTION à l'autre, de la même nature que ce débat actuel sur l'identité nationale, et dénoter beaucoup plus la crise interne que la réponse à une question réelle et urgente.
En ce qui me concerne, j'ai plutôt «l'aficion sereine» et ne me crois nullement obligé de justifier, de quelque manière que ce soit, auprès de qui que ce soit, mon désir et mon plaisir. De même que je ne me sens nullement obligé d'aller provoquer des réactions hostiles en «affirmant notre identité taurine». Tout ce que je demande c'est le droit inaliénable à l'indifférence, qu'on nous foute la paix.
Mais peut-être peut-on également lire l'évolution actuelle comme une retour de bâton.
Certains se sont abondamment livrés ces dernières décennies à des surenchères hasardeuses. Il fallait absolument organiser des spectacles taurins sur des terres où l'usage en avait disparu, provoquant des réactions de rejet. Cet expansionnisme, à mon sens, n'avait rien d'innocent pour les tenants d'un «marché» en développement. Sans doute la corrida, enjeu économique et touristique, paye t-elle sa marchandisation croissante et son découplage d'une véritable culture populaire proposée à tous.
Et de cela, qui constitue pour moi le vrai débat, on ne parlera jamais à l'U.V.T.F., pas plus que de ce qui mine la corrida de l'intérieur. Faudrait pas pousser tout de même!
Pour clore cette affaire et résumer parfaitement ma pensée, une gentille citation du regretté Pierre Desproges: «Jacques Séguéla est-il un con? De deux choses l'une: ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait quand même un peu; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup!»
Xavier KLEIN
RAJOUT ULTERIEUR: Il n'y a pas d'élus écologistes dans le Conseil Municipal d'Orthez. Quand on vous parle de désinformation!!!
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