Il semble que la puce, fut-elle électronique, soit à la mode.
Il me revient une vieille chanson coquine, que j'entendais dans mon enfance, à la fin des banquets de famille, quand dans le concert de cris faussement outragés des dames, on faisait promptement sortir les enfants pour préserver leurs chastes oreilles.
Peine perdue, l'évacuation éveillait plutôt l'intérêt et affinait l'ouïe.
De ces puces là on en redemande, surtout par l'immense Colette Renard. Très "grand siècle"! Les connaisseurs apprécieront...
Pour d'autres, c'est un cas désespéré!
La puce de soeur Luce
Paroles Charles-Alexis Piron - Musique: André-Joseph Exaudet (1710-1752)
Au dortoir,
Sur le soir,
La soeur Luce,
En chemise
Et sans mouchoir,
Cherchant du blanc au noir
À surprendre une puce.
À tâtons,
Du téton,
À la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut
Se glisse.
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre,
De pincer,
Sans danger,
Il se flatte.
Luce pour se soulager
Y porte un doigt léger
Et gratte.
En ce lieu,
Par ce jeu,
Tout s'humecte
À force de chatouiller
Venant à se mouiller
Elle noya l'insecte.
Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme.