Humeurs taurines et éclectiques

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jeudi 2 août 2012

Les «barbares» ne sont pas ceux que l'on croit


La violence verbale inouïe régulièrement exercée par les «zantis» ne semble choquer personne. A l'encontre de la tauromachie et des aficionados, tout semble être autorisé, tout paraît licite.
Une impunité dangereuse: lorsque la justice, rempart contre la sauvagerie, n'advient pas, les gens finissent par se faire justice eux-mêmes!
Il faudra bien qu'un jour cette dernière se préoccupe d'intervenir, non sur le fond, mais au moins sur la forme pour endiguer les excès inacceptables d'un discours qui, en dehors du fond, toujours discutable, porte en fait la haine et la dévalorisation de l'«autre».
Des propos, des insultes, des termes qu'on se refuserait à employer pour quiconque, qui vaudraient les tribunaux s'ils étaient portés à l'encontre d'un quidam, d'une bergère, d'un gay, d'un beur, etc., on se les autorise dans un déchaînement cathartique qui devraient questionner ceux-là qui se les permettent, quant à la barbarie et à la violence contre laquelle ils prétendent s'opposer.
On se ferait condamner à juste raison en traitant un homo de tantouze ou de dénaturé, mais on peut insulter un aficionado en le traitant de vermine, de salope, d'enculé, de tortionnaire, de sadique, aimables épithètes relevés couramment dans l'élégante prose «zantie». 
C'est le lot des cultures minoritaires et différentes, surtout dans un monde qui tend à s'uniformiser, à se standardiser autour du gruau paradigmique minimaliste d'une word-culture aseptisée.

A cette aune, l'illustration et la défense de la tauromachie ne constituent pas une activité périphérique et accessoire. En fait c'est la ligne de front entre les tenants d'une pensée unique politiquement «korrekte» et l'indispensable disparité des conceptions, cultures et pratiques qui font la richesse et la spécificité de l'humain. C'est d'ailleurs cette diversité et sa capacité d'adaptation qui ont permis à l'humanité d'être ce qu'elle est.
Plus encore, dans l'éternelle lutte entre une logique «impériale» -voire impérialiste- centripète et une logique «régionale» centrifuge (pour la France, entre jacobinisme et girondisme), c'est l'avenir même de notre société qui transparaît en filigrane dans le débat taurin.
Ayant récemment débattu avec un député européen danois sur ce sujet, j'ai répondu à ses critiques que le barbare, c'est toujours l'«autre», celui qui ne vit pas et ne pense pas comme nous, et je lui ai transmis le texte qui suit. J'ai conclu en lui affirmant que profondément européen, je voulais être AVEC lui, mais pas COMME lui.
Homme intelligent et cultivé, cela lui a donné à réfléchir et à infléchir sa position vers la neutralité: il n'avait pas vu les choses comme cela.
Il est heureux qu'il se trouve encore des hommes qui demeurent sensibles à la raison, à l'argumentation découplée de l'émotion. Mais combien parmi les contempteurs de la tauromachie, et par delà parmi nos concitoyens lambdas sont capables d'entendre la sagesse de Claude Levi-Strauss, quand bien même ce dernier n'était-il pas un fervent adepte de la tauromachie?

PS: A propos des derniers articles sur les zantis, on dégustera avec délice le dernier éditorial du caudillo boucalais qui accourt au secours de la victoire.
Avec le «machin», il œuvrerait plus efficacement en s'engageant dans le sens que j'indique plus avant: la condamnation par voie de justice des violences verbales à l'encontre des aficionados.
En cette matière, comme en d'autres, les belles paroles -même tardives et intéressées- ne suffisent pas, seuls les actes comptent, et les actes de l'O.N.C.T., on les compte sur les doigts d'un manchot intégral. 
On lira avec encore plus de délectation le procès-verbal du dernier plenum où l'on constatera la suractivité des observateurs: http://www.culturestaurines.com/120624proces_verbal
Xavier KLEIN
***
«L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. «habitudes de sauvages», «cela n'est pas de chez nous», «on ne devrait pas permettre cela», etc.., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères.
Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or, derrière ces épithètes se dissimule un même jugement: il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain; et sauvage, qui veut dire «de la forêt», évoque aussi un genre de vie animal par opposition à la culture humaine. […]
Cette attitude de pensée, au nom de laquelle on rejette les «sauvages» (ou tous ceux qu'on choisit de considérer comme tels) hors de l'humanité, est justement l'attitude la plus marquante et la plus instinctive de ces sauvages mêmes. […]
L'humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village; à tel point qu'un grand nombre de populations dites primitives se désignent elles-mêmes d'un nom qui signifie les «hommes» (ou parfois - dirons-nous avec plus de discrétion? - les «bons», les «excellents» , les «complets»), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus ou même de la nature humaine, mais qu'ils sont tout au plus composés de «mauvais», de «méchants», de «singes de terre» ou «d'oeufs de pou». On va souvent jusqu'à priver l'étranger de ce dernier degré de réalité en en faisant un «fantôme» ou une «apparition». Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent cruellement la réplique. Dans les Grandes Antilles, quelques années après la découverte de l'Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d'enquête pour rechercher si les indigènes avaient ou non une âme, ces derniers s'employaient à immerger des Blancs prisonniers, afin de vérifier, par une surveillance prolongée, si leur cadavre était ou non sujet à la putréfaction. […]
En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus «sauvages» ou «barbares» de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie».
Claude Lévi-Strauss, «Race et histoire», 1968

lundi 17 octobre 2011

«Le dire c’est bien. Le fer c’est mieux!»

«Le populisme renvoie à une valorisation de l'«homme de la rue» et du «sens commun», du peuple» considéré comme une entité homogène, dans une opposition radicale au système politique établi. […] L' «appel au «peuple» implique une participation politique directe en réaction critique à la démocratie représentative. […] Le «culte» du peuple s'accompagne de la critique des «élites en place», soupçonnées d'avoir trahi les idéaux et d'avoir perdu leur légitimité dans la communauté politique.»
Oscar Mazzoleni

Décidément le type est indécrottable!
Dans son dernier éditorial un certain A.V., de V.B. (département des L. en F.) trompe l’ennui d’une solitude morose, en aspergeant les foyers en cours, d’une grosse lichette d’huile d’olive vierge extra, «première pression à froid» rapportée du campo.
Il devrait parfois mettre un frein à ses ardeurs, le pyromaniaque!

On aurait pu penser qu’avec l’affaire de Rodilhan, le plaideur compulsif aurait trouvé quelque grain à moudre et -enfin!- justifier de son statut d’observateur-en-chef-maître-es-droit pour ester en justice au lieu d’enjoindre aux autres de le faire.
Comme disait Bourvil: «Le dire c’est bien. Le fer c’est mieux!»

Passons sur les ragots en cours, collectionnés dans les caniveaux de Saragosse, pour nous concentrer sur les tics et les tocs, qui sont infiniment plus parlants quant au substrat politico-philosophique de la bête.

André Georges Joseph (http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Viard) se livre donc sans pudeur et sans retenue au même grand exercice de langue de bois populiste qu’il se croit obligé de dénoncer chez les politiques: causer beaucoup et ne rien faire…
POPULISME! Ce populisme rampant, qui est à la politique ce que la vérole était au bas clergé breton («était», car avec la pédophilie, les risques ont diminué!).
Ainsi, tout benoîtement, André Georges accrédite l’idée largement répandue dans les bars du commerce que l’art du politique consiste principalement à changer cent fois d’avis en usant de toutes les ressources langagières pour justifier la chose. Un grand classique de l'abc populiste jamais démodé...
On connaît l’appétence de Georges Joseph pour l’autoritarisme et son inclination pour ce qui se rapproche de près ou de loin du bon vieux temps du Caudillo.
L'est-il pas beau le Francisco avec sa polaire et ses mines sucrées de Dario Moreno?
Oui, oui mon bon monsieur, en c’temps là, y’avait des couillus! Des vrais de vrais! On mégotait pas! On te vous embastillait les emmerdeurs! On te vous garrottait un abertzale pour l’apéro! On te vous remédiait à la chienlit vite fait, bien fait! On te vous dépêchait pronto les maures pour rectifier les malfaisants!
Le pt'it père Bahamonde y causait pas trop (valait mieux!), mais clair et compréhensible par le premier phalangiste analphabète venu. Quand il décidait de construire un mémorial, c’était pas de la roupette de sansonnet, c’était du solide, du durable, allez’y voir du coté de Los Caidos! Et on cassait ce qui fallait d’œufs pour la tortilla!
Barguignait pas le vieux. Une seule palabra suffisait: zau poteau, c’était zau poteau! Pas comme ces putains de démocrates de merde, ces zintellos dégénérés qui pensent qu’à empapaouter les diptères et mêmes les dyptères!

Et ses copains Benito et Adolf, des sérieux ceux là, qui travaillaient à l’huile de ricin et au zyklon B!
Tenez, quand Adolf meinkampfait: pas de vaines paroles, il réalisait LUI!!!: Je le dis, je l’écris, je le fais!

Comme Francisco, son héros, André Joseph est un homme simple avec des idées simples. Simplistes avanceront les comploteurs judéo-maçonniques! Les conneries du genre: «l’accès à la parole évite le passage à l’acte», c’est pas son genre, les subtilités et les nuances pas son truc!
Tenez, à lire son dernier opus, on comprend cette nostalgie du bon vieux temps où les commandos paramilitaires du G.A.L. (Grupos Antiterroristas de Liberación) vous cassait du baskoï récalcitrant.
Entre obtus basquo-ultra-gauchistes et bourrins franquistes ont se comprenait dans le grand match des liberticides. Carrero Blanco explosé entre la sortie de la messe et l'entrée au bordel: un amiral à zéro! Deux etaras garrotés: égalité, la balle au centre!
***
Tout cela pourrait indifférer et ne justifier que d’un haussement d’épaules, d’une moue narquoise, d’un air entendu.
Ce n’est pas le cas pour trois raisons:
La première tient à cette conviction profonde que les grandes mutations politiques de ce monde tiennent bien souvent à de petites choses. Ainsi, l’emprise grandissante de l’extrême-droite en France, le recours croissant au populisme, à la démagogie, à l’anti-parlementarisme ne naissent pas d’évènements exceptionnels ou de grands discours fondateurs. Ils sont la résultante d’une «intoxication homéopathique et progressive», d’une banalisation au quotidien de mots, de pensées, de thèmes malodorants et pervers qui semblent ensuite s’imposer comme des évidences.
Le devoir de tout démocrate, de tout citoyen responsable et conscient, c’est donc avant tout la VIGILANCE. Etre attentif aux petites dérives, les dénoncer systématiquement, ne pas laisser dire ou écrire sans réagir constitue le meilleur moyen de ne pas s’exposer aux grandes.
Et en la matière, chez A.V. de V.B., on donne dans l’encyclopédie du dérapage incontrôlé.

La deuxième raison est que celui qui tient ces propos, n’en est pas à son coup d’essai, à une maladresse exceptionnelle, mais que ces considérations instillées presque anodinement s’inscrivent dans un discours cohérent, dont les éléments du puzzle, placés bout à bout, composent un tableau particulièrement préoccupant.

La troisième raison –la plus importante- c’est que celui qui les écrit professe pignon sur rue et que nolens volens, il porte auprès de l’opinion et de nos protagonistes, l’image du monde taurin français.
Si ce qu’il avance n’est pas contredit avec vigueur –qui ne dit mot consent- on aura beau jeu de nous assimiler, avec raison, au discours simpliste, réducteur, réactionnaire et poujadiste qui fait son ordinaire.
La tauromachie a suffisamment de mal à surnager dans la tempête de la crise et de la mondialisation sans s’affliger en outre d’un tel boulet!
Un boulet, tout le monde en est conscient, et les confidences des détenteurs du passeport diplomatique de l’O.N.C.T. ne s’encombrent plus pour le reconnaître, en rajoutant l’air gêné: «On sait, mais qui mettre?».
En attendant, les «honnêtes gens», les intellectuels (ou prétendus tels) de l’Observatoire  qui cautionnent sans moufter, jour après jour, doivent commencer à se sentir sâcrément gênés aux entournures.
Comme quoi, il n’y aurait pas que les politiques à manier les revirements et à ingérer massivement les couleuvres sans piper mot.

En fin d'analyse, paradoxalement, je finis par me demander si je n'éprouve pas plus de considération pour A.V. de V.B., qui est ce qu’il est, que pour les sectateurs du silence complice, les éternels attentistes muets.
Je préfère les acteurs aux voyeurs…
Xavier KLEIN

En complément, une saine lecture que je viens d'achever, le chapitre sur le «fascisme éternel» (l'Ur-fascisme: http://japonde.canalblog.com/archives/2011/04/30/21018066.html) de «Cinq questions de morale» de Umberto ECO. Nous y reviendrons...
***
Pour la route:

lundi 10 octobre 2011

La radicalisation bestialiste

Je discutais récemment avec des aficionados avisés sur l’actualité taurine et les évolutions en cours.
Les divers point de vue constituent toujours une richesse, et l’on a toujours profit à les entendre et à les prendre en considération. C’est d’ailleurs ce qui motive le fait que j’entretiens le dialogue avec des interlocuteurs avec lesquels je suis tout ou partie en désaccord.

Il y a pourtant une posture qui m’agace souverainement (mais mes agacements sont MON problème…), c’est celle que je qualifie de «posture de la tour d’ivoire».

Dieu sait que je m’attache ici à dénoncer les dénis, les faux-semblants, les hypocrisies, les lieux communs, les dérives, la langue de bois qui foisonnent dans le «monde des toros», ni plus ni moins que dans d’autres activités humaines d'ailleurs. Mon propos n’est nullement de donner des leçons –critique ô combien facile!- mais de regarder, de SE regarder (je ne m’abstrais aucunement de cette vision critique) avec honnêteté, lucidité et sans complaisance.
Pour autant s’accabler me semble aussi ridicule et aussi stérile que d’accabler les autres en les chargeant de tous les maux (et de tous les mots) et vice-versa.
***
Certains considèrent qu’il serait indigne de leur part d’aborder peu ou prou certains sujets par trop prosaïques ou triviaux, ou bien que c’est leur faire trop d’honneur de se commettre à certains débats, ou avec certaines personnes.
Je n’approuve nullement ce type de positionnement qui procède au mieux de la politique de l’autruche, au pire de la négation de l’autre: ne pas parler de ce qui vous dérange serait par un raisonnement archaïque de type «magique» lui interdire d’exister.
Il est des gens qui vivent ainsi dans une tour d’ivoire intellectuelle, où remugles et turpitudes du vulgaire ne sauraient les atteindre. Ces grands esprits des hautes sphères, libérés des contingences, méconnaissent volontairement la fange et le cambouis qui pourraient souiller leurs mains fines et leurs âmes sensibles d’esthètes (de veau).
Les menées interlopes du mundillo, les grenouillages de la presse taurine, les manigances des caciques taurins sont ignorés et méprisés au même titre que l’activisme des «zantis» que toute âme bien née ne saurait que suprêmement méconnaître.
Quant à ceux qui font mine de s’y intéresser, de les dénoncer, ils participent à leurs yeux du même cloaque malodorant, auquel on se doit de se soustraire.

Cette engeance élitiste de philosophes au petit pied a de tout temps caché sa peur du combat, de la confrontation, en un mot de la réalité, derrière la position fort confortable de celui qui disserte mais ne s’engage jamais. Ce sont ces postures là dont Winston Churchill disait: «S’occuper des choses les plus sérieuses du monde n’est possible qu’à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires.»
L’ignorance volontaire ou inconsciente du monde tel qu’il est, le refus de s'y investir, déclinent toute la panoplie des veuleries, de la lâcheté ou de la démission jusqu’à la résignation ou au nihilisme. Et puis, il est tellement aisé et tellement confortable de se contenter de critiquer les erreurs de ceux qui font alors qu’on ne prend pas le risque de faire!
***
Tout aficionado quelque peu responsable, même s’il centre sa réflexion sur une problématique taurine, ne peut et ne doit ignorer et minimiser le contexte et notamment les agressions subies ça et là du fait des «zantis».
Tant leur répétition que leur aggravation devraient alerter, de même que leurs agissements. Tout cela n’a rien de périphérique et on ne peut conclure aux épiphénomènes.
Le lobbying effréné mené par un Thierry HELY auprès des communistes, comme l’activisme parlementaire de Miss MARLAND-MILITELLO, ne doivent pas être négligés, même si pour l'heure ils prêtent surtout à sourire.
Pas plus que la radicalisation SANS CONSEQUENCES des actions de plus en plus dures menées par la frange ultra des «zantis».
Le monde de l’afición, par désorganisation, division, incohérence, veulerie, désintérêt –que sais-je?- est en train d’accepter l’inacceptable, de tolérer l'intolérable, de supporter l'insupportable sans réagir. Il n’est pire stratégie parce qu’elle banalise l’opprobre et cautionne le discours dévalorisant des «zantis»: «Qui ne dit mot consent...».
Les contempteurs taxent les aficionados de SADISME, la réalité révèle surtout du MASOCHISME...

Ainsi tout est permis contre l’afición, parce que tout serait légitime contre des tortionnaires, des pervers, des salauds, dépourvus de toute humanité par un discours d’indignité. Insensiblement, on s'est ainsi inféodé au discours de l'adversaire dont on ne conteste même plus la sémantique.
C’est parce qu’on accepte que ce discours soit tenu, c’est parce qu’on s’y est accoutumé, c’est parce qu’on l’entérine en ne s’y opposant pas que ce discours prend corps et s’accrédite, tant parmi ceux qui le tiennent que –plus grave- dans l’opinion publique.
Accepterait-on que des militants du FN aillent s’enchaîner lors d’un concert de la fête de l’Huma? Que des libres penseurs «banderollent» la messe dominicale de Notre Dame ou la prière du vendredi de la Grande Mosquée de Paris? Que des intégristes fassent irruption dans le camp naturiste de Montalibet, comme ils s’attaquèrent aux salles d’opérations où l’on pratiquait l’avortement? Que quiconque se permette, comme c’est le cas, d’agresser impunément, au motif que ceci ou cela déplaît et ne correspond pas à ses convictions?
Le laisser-faire, cette impunité favorisent la violence et la barbarie et portent petit à petit vers des affrontements incontrôlables. En la matière, la passivité des pouvoirs publics devant ce blanc-seing concédé à l’agression devient intolérable.

Elle ne l’est toutefois pas autant que l’inaction incompréhensible de nos têtes pensantes taurines qui se cantonnent à de grands discours dépourvus d’effets. Il ne manque pourtant pas de juristes habiles à ester à la tête de l’hydre!
Combien de profanations de monuments et de mémoires, combien d’enchaînements, combien d’avanies et d’insultes ignobles faudra t-il supporter avant que l’on daigne enfin réagir?
L’Observatoire des Cultures Taurines semble vaillamment décidé à lutter jusqu’à la dernière goutte de sang du dernier des aficionados. Nos généraux confortablement installés sur des hauteurs inexpugnables encouragent de l’arrière les fantassins de la première ligne:
«L'Observatoire National des Cultures Taurines invite donc les organisateurs à prendre désormais toutes les mesures de sécurité pour éviter que les arènes ne soient le théâtre de pareils désordres, les élus à user de leurs pouvoirs de police pour protéger le public contre de pareils attentats, et les autorités à veiller au respect l'ordre public.
Il invite enfin les aficionados à ne pas tomber dans le piège qui leur est tendu, et, comme ils l'ont toujours fait, à conserver leur calme face au visage haineux de l'intolérance et de l'obscurantisme.»
Quel courage! Quelle détermination! Quel engagement! Que cela nous fait une belle jambe!
Et lui, le «machin», que fait-il?
Je ne suis ni boxeur, ni ex-torero, ni surtout juriste, mais il me semble avoir entendu causer, quelquefois, d'une expression: «plainte avec constitution de partie civile». Une hallucination sans doute!

Sans doute l’article 2 de ses statuts -«L’objet de l’association est d’étudier, de défendre et de promouvoir la culture taurine sous toutes ses formes.
Aux fins de réalisation dudit objet, l’association utilisera les moyens d’action suivants: publications diverses, interventions dans les medias, organisation de manifestations, toutes actions légales» (http://www.culturestaurines.com/)- n’inclut-il pas l’obligation, au moins morale, de s’engager là où particuliers ou organisations demeurent trop faibles, impuissants et désarmés.

En cette matière, comme en d’autres, les «tigres de papier» trouvent plus commode de s’en prendre à «l’ennemi de l’intérieur», aux «taurino-traîtres», aux «ayatollahs et autres talibans», que de vraiment s’engager dans une action judiciaire pour mettre un terme à cette chienlit.
Paroles! Paroles! Paroles!
En attendant connaissez vos ennemis. On notera avec délice dans le premier article, avec l'écrin d'une ortografe de décérébré, le détail qui tue: «Des militants ont été désabillés (certains femmes ont eu des attouchements sexuels)». Salauds d'aficionados! En plus d'être alcooliques, ce sont des obsédés sexuels!:


Xavier KLEIN

lundi 30 mai 2011

La roche Tarpéienne est près du Capitole

«Arx tarpeia Capitoli proxima»
(La roche Tarpéienne est près du Capitole)

La roche Tarpéienne était dans la Rome antique, l’endroit d’où l’on précipitait les traîtres, les criminels (mais également les enfants infimes ou déficients) pour les exécuter.
Elle se situait à l’une des extrémités de la colline du Capitole, centre névralgique du pouvoir civil, militaire et surtout religieux de l’Urbs (la «ville»). Le capitole (devenu nom commun), séjour des dieux est l’équivalent de l’acropole grecque. Le mot même de capitole qui vient du latin caput (la tête, le sommet) exprime cette idée de pouvoir suprême.
Entre les deux se trouvait une dépression: l’Asylum (qui a donné asile), une appellation à méditer en ce que la gloire ou la turpitude, la victoire comme la défaite, procèdent de la même folie qui les relie.
Le Capitole, séjour des dieux, côtoie ainsi le lieu de la disgrâce, et nombre de personnages de l’antiquité romaine passèrent de l’un à l’autre, de la grandeur à la déchéance, avec autant de facilité qu’un directeur actuel du F.M.I.
Alors que l'on pérore dans les milieux autorisés, on ferait bien d'entendre la maxime, toujours d'actualité, même à l'heure taurine.
***
On l’aura remarqué, j’aime bien les citations.
Elles constituent un signe de la grâce par lequel un auteur trouve la formulation la plus explicite pour résumer une situation, un sentiment, une idée.
Parmi ces citations, je chéris tout particulièrement celles des antiques, parce qu’elles ont traversé les siècles en véhiculant une sagesse ou une acuité qui font souvent défaut à nos âges du paraître.
En ce moment, surtout dans les épisodes où les hommes s’illusionnent de succès éphémères en se persuadant de maîtriser leur destin, cette citation là me vient souvent à l’esprit accompagnée de son corollaire, énoncé par l’athénien Euripide: «Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre.»

En pleine relecture de «L’histoire de la guerre du Péloponnèse» de Thucydide et du commentaire qui en est fait par l’historien américain Victor Davis Hanson (un inspirateur des néo-conservateurs US), je me confronte à l’actualité brûlante de ces œuvres et de ce thème de l'aveuglement.
Le monde et l’environnement vus par le petit bout de la lorgnette, les délires outrancièrement élogieux, et surtout ce que les grecs nommaient l’HYBRIS (l’excès, la démesure) sont autant à l’ordre du jour qu’ils l’étaient il y a 2400 ans, quand Athènes, la démocratie impériale et Sparte, l’oligarchie totalitaire s’affrontaient.

En matière de tauromachie –on ne doit plus parler de lorgnette mais de loupe ou de microscope!- nous atteignons en ce moment des sommets de couillonnade qui pourraient être comiques si les lendemains ne pouvaient être funestes.
***
Non content de se gargariser d’une inscription de la tauromachie sur la liste du patrimoine culturel immatériel français qui n’a strictement aucune portée ni utilité légale –même si la portée symbolique demeure forte- on se réjouit à grands abrazos d’une victoire qui non seulement n’en est pas une, mais fut le fruit d'un lobbying de bas étage, de menées administratives obscures et non d’une véritable démarche politique. Rien de moins glorieux et rien de plus critiquable pour les contempteurs -sur ce point avisés- de ce qu'on peut qualifier de mafia taurine.
Ce triomphalisme fallacieux, loin d’annoncer un progrès, peut constituer le germe de déconvenues futures.
Pourquoi?

C’est un fait que la tauromachie jouit en France d’un statut de TOLERANCE extrêmement précaire, qui pourrait être remis en cause par le revirement soudain de tel ou tel politicien démagogue. On en a vu d’autres…
La conséquence de cette situation s'incarne dans un statu quo fragile qu’il s’agît de perpétuer, et ce en dépit des changements de majorité. Lier son sort à un parti ou à une personnalité, c'est le lier à leur destin, changeant en démocratie.
Toute évolution remet en cause cet équilibre précaire.
Il ne me semble nullement indifférent de considérer que le renouveau du courant «zanti» que l’on connaît depuis les années 90 ait été la conséquence d’une politique de forte expansion taurine marquée par la multiplication des spectacles, par leur visibilité (importante médiatisation), et par l’expansion de leur aire (tentatives de «recoloniser taurinement» le bordelais ou la région toulousaine).
Ce faisant, rompant ce statu quo, on agitait la muleta devant les «zantis» qui eussent pu auparavant rêver paisiblement d'une extinction progressive de ces «barbaries» par dépérissement et mort naturelle.
A qui profitait cette politique d’expansion?
Objectivement, certainement pas à l’afición de verdad qui ne pouvait se satisfaire des spectacles commerciaux grands publics que ce mouvement a généré. C’est donc le mundillo, et qui plus est un mundillo français, qui a piloté un mouvement qui tendait, par une «extension du marché», à servir ses intérêts bien compris.
La crise actuelle compressant le dit marché, on ne plaisante plus dans les états majors taurins. L'heure est au branle-bas et à la mobilisation générale. Touche pas au grisbi!
Tout cela explique également que la «justification» de certains «pro-corridas» soit l’existence des «zantis» et vice-versa.

Personnellement (mais je ne crois pas être le seul), je tiens pour une tauromachie qui se limite et s’inscrive dans l’aire sociétale et culturelle où elle trouve véritablement son sens.
Si la tauromachie porte effectivement un message universel, son expression demeure irrémédiablement liée à un contexte et des problématiques culturelles très locales, ce qu’illustre d’ailleurs parfaitement sa répartition géographique.
Il ne me semble ni utile, ni habile, ni pertinent, d’aller provoquer non seulement les «zantis», mais aussi l’opinion par des rodomontades sans nécessités ni conséquences, telles que le patrimoine culturel.
Il en va de même du triomphalisme qui l’accompagne.

Pour le coup, on n’y va pas avec le dos de la cuillère.
Même la «vieille dame» (la Fédération des Sociétés Taurines) entonne son couplet (http://www.torofstf.com/infos2011/110529manif_anti_patis.html), sans compter le traditionnel communiqué du plénum de l’O.N.C.T. diffusé par l’agence TASS, Tauromachy Agency Special Service (http://www.torofstf.com/infos2011/com_onct_28mai.pdf) qui manie la langue de bois et la désinformation avec l’art consommé qu’on lui connaît.
On en savourera les morcifs de choix:
Une «décision saluée par l’ensemble du monde taurin» (ne l’ayant pas saluée, je dois être exclu de ce «monde taurin», «mundillo» en castillan, si je ne me trompe…).
Une décision prenant en compte de manière «scientifique» (sic!!!) la dimension culturelle de la corrida. Science et culture, quel splendide oxymore!
La fiche d’inventaire (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/ficheinventaire.pdf) n’est qu’un long plaidoyer subjectif et bien peu … scientifique.
Un petit coup de pub pour Madame la Présidente de L’U.V.T.F suivi d’un grand coup de cirage de pompes présidentielles (attention aux talonnettes!) précèdent une analyse dont la profondeur abyssale ne peut que stupéfier.
Nos stratèges autoproclamés nous mènent à la bataille sur la base d’un constat d’un optimisme psychédélique.
Y zont dû fumer la moquette à l’O.N.C.T.! Tirer la conclusion que les français ne s’opposent pas à la tauromachie, à partir de l’insignifiance de la manif de quelques excités, c’est s'adonner à l'ecstazy conjecturale.
Il a dû échapper à ces grands esprits que les dits français pour avoir d’autres préoccupations à peine plus prégnantes (les fins de mois, le chômage, la crise, le résultat de l’Eurovision, l’avenir de DSK, etc.) n’approuvaient pas pour autant la tauromachie.
Une faute d’analyse qui peut s’avérer fatale à terme: il n’est jamais bon de minimiser le péril et le risque (comme de le surévaluer d’ailleurs !).
Le pompon reste à venir avec des chiffres de fréquentation qui s’apparentent aux statistiques du plan dans l’URSS des années Staline.
La supercherie qui consiste à confondre les entrées avec les aficionados, en ignorant que pour une grande partie, par le jeu des abonos, la même personne assiste à plusieurs spectacles rend la ficelle un tantinet mahousse et déconsidère le discours auprès de tout lecteur averti.
Mais peut-être que les avertis (qui en valent deux) importent moins à l’ONCT que les gogos qui gobent tout avec jubilation.
Et de conclure le syllogisme faux sur la conclusion extraordinaire que les français ne s’étant pas ralliés aux «zantis» sont de fervents supporters de la tauromachie qui s’ignorent.
Du grand art vous dis-je!
***
Ces clochemerlades pourraient prêter à sourire si par ailleurs on ne se préoccupait d’élever des statues dédicacées «au grand homme, la tauromachie reconnaissante».
Décidément le lustrage pompassier sévit.
Dans un chef d’œuvre de désinformation et de flagornerie (http://www.sudouest.fr/2011/05/29/viard-le-maitre-es-toros-411696-727.php), auquel l'auteur de chroniques généralement sérieuses ne nous a pas habitué, Christian Seguin tisse un panégyrique du petit gris de l’Observatore Taurino, dans des égarements lyrico-épiques qui laissent pantois.
Sans doute Vieux Bouc(au) aura t-il passionné Monsieur Seguin le faisant devenir chèvre, ou bien bouquine t-il trop Terres Taurines...
Mais où a t-il été chercher tout cela?
On se gondolerait pis qu’à Venise, si le vieil adage «Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!» ne venait nous titiller l’esprit critique.
Qu’il suffise d’en citer un morceau d’anthologie: «Un solitaire, non carriériste, doué pour l'expression écrite et orale, le rugby, la boxe et la peinture, porté par des visions prémonitoires, qui se donne entier à sa communauté.»! (il a oublié la maîtrise en droit le sot).
Et notre rombier de conclure avec superbe: «Les jalousies qui s'appliquent à sa personne, mondialement respectée, ne peuvent le nier. André Viard est un ensemble irréfutable.».
L’inénarrable devenu irréfutable. Ô putaingue, on progresse!
Il l'aura bien gagné son abonnement gratuit à TT le Seguin, plus un portrait en pied dédicacé de Son Ensemble Irréfutable.

Voilà qui m’en inspire une dernière pour la route: «Sic transit gloriam».
Xavier KLEIN



lundi 27 septembre 2010

TAUROMACHIE et POLITIQUE

A lire aussi bien les publications anti-taurines que les textes des «zautorités» taurines (les «zautorinités»!!!) la question taurine viendrait titiller le politique autrement que sur le terrain des combats d’influences entre le pouvoir central espagnol de Madrid et les forces centrifuges des «provinces».
Rappelons qu’en France la même question se pose en termes symétriquement inversés, la tauromachie étant défendue par les «marges» et les identités locales.

*
Les «zantis» ont tout intérêt à porter le débat sur le terrain politique. C’est d’ailleurs le sens de la proposition de loi de Mesdames Muriel Marland-Militello et Geneviève Gaillard.
On ne peut que déplorer qu’à l’heure où notre communauté nationale connaît une situation particulièrement difficile dans un contexte de crise économique, politique et surtout morale et identitaire, il se trouve des politiques qui se montrent assez irresponsables pour créer ou accentuer des clivages qui ne peuvent qu’exacerber des passions irrationnelles et diviser les citoyens.
Confronté à la mondialisation, nos sociétés européennes hésitent entre une adaptation économique sociale et culturelle à une nouvelle donne mondiale, et un mouvement de repli frileux qui se concrétise aussi bien par le «débat identitaire» que par la montée des peurs, soigneusement instrumentalisées par certains partis, qui se traduit par la poussée des extrêmes (cf. la Suède).
Dans ce contexte, est-il pertinent, en dehors de toute question de fond, d’aller se promener dans la poudrière avec un chalumeau allumé?
Au risque de débrider des passions que l’on sait sous-jacentes, n’existe t-il pas nombre d’autres impérieuses urgences à régler que de se préoccuper de l’épiphénomène extrêmement marginal que constitue la tauromachie?
Comme élu, j’en suis à entendre de plus en plus de détresses inacceptables. Aujourd’hui encore une famille de 5 personnes où l’on fait au mieux un repas par jour…
La thématique antitaurine demeure un combat d’«intellos new age», de bobos nantis, d’adolescents immatures et de mémères en mal d’affection qui n’ont que cela à penser.
Ceux qui manquent de tout ont d’autres préoccupations, et il serait bon qu’on les mobilise sur d’autres centres d’intérêts infiniment plus cruciaux pour leurs existences!
C’est là tout le fossé qui peut exister entre une conscience politique centrée sur un acte de RAISON et des mouvements d’opinion mobilisés par l’EMOTION.

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André VIARD, dans son éditorial de TT du 27/09/2010 (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-09-10/27-09-102.php), semble critiquer la position du gouvernement ZAPATERO, peu soucieux selon lui de s’emparer de la question taurine. On peut le comprendre, Dédé en vit, et en dépend.
Ce n’est nullement le cas du gouvernement espagnol qui a bien d’autres chats à fouetter. Il faudrait plutôt se préoccuper de l’attitude irresponsable du Partido Popular qui fait flèche de tout bois en utilisant cette thématique «identitaire», comme d’autres agitent ailleurs celle des Roms ou de l’insécurité des banlieues.
En outre, et sur ce point je suis totalement en accord avec A. VIARD (ou plus exactement, étant donné son évolution depuis quelques mois, celui-ci s’est rallié à notre analyse), la balle est dans le camp d’un mundillo vorace qui ne défend que ses intérêts à court terme.
Pourquoi un parti SOCIALISTE (ou pour le moins social-démocrate) irait-il défendre les intérêts particuliers d’une caste qui pratique les objectifs et les méthodes de l’ultralibéralisme le plus débridé et du capitalisme le plus aveugle?
Un mundillo qui se fout comme de sa première muleta de la «kultur» ou de la tradition, du romantisme écolo des dehesas ou de la disparition des encastes.
Des taurinos qui préfèrent remplir des arènes, pour quelques temps encore, avec des comités d’entreprises, plutôt qu’avec des aficionados de verdad. Après eux, le déluge! L’exemple Balaña à Barcelone ne sert-il à personne?
Le gouvernement ZAPATERO fait en l’occurrence preuve de responsabilité. La tauromachie doit rester un problème annexe et périphérique et surtout ne pas être politisé et il serait lamentable et dommageable, comme le prédit Dédé que «la question taurine [soit] au cœur des prochaines élections générales qui en 2012 décideront du gouvernement de l’Espagne».
C’est là un piège mortel, même et y compris, si la tauromachie y gagne une bataille de circonstance..
Dans cette perspective, il me paraît assez superfétatoire de disserter sur la question de savoir si elle doit relever du Ministère de l’Intérieur ou de celui de la Culture. Là n’est nullement l’urgence.
Il me semble avant tout que la priorité serait que le monde taurin tienne ses Etats Généraux, sans les politiques, autour de ce(ux) qui la fait (font) vivre : les AFICIONADOS, et non autour de ceux qui en tirent bénéfice.
Peut-être la France, avec sa tradition de lutte et de mobilisation pourrait-elle peser sur ce débat : culturellement et historiquement les aficionados y ont beaucoup plus de place.
Encore faudrait-il que les structures de représentation et de concertation (ou leur embryon comme l’O.N.C.T.) reflètent réellement ce rôle central et soient la véritable émanation de cette réalité.
L’AFICIONADO doit être au centre et tout doit procéder de lui, même s’il est indispensable de prendre en compte les «contingences».
C’est là que l’on doit attendre André VIARD, et non sur de vagues opinions, des velléités, des déclarations d’intention ou de beaux «pregones».
C’est sur sa capacité (et celle de sa coterie) à tendre loyalement et sans arrières pensées la main à ceux qu’il a jusqu’à présent méprisés et ignorés
C’est sur son aptitude à leur accorder une place, une écoute et une vraie prise en compte. et non de trier les «bons» et les «mauvais» aficionados, ceux qui ont droit de cité et ceux voués aux gémonies.
C’est sur sa faculté à mettre de coté ses affects, ses opinions, ses options, ses intérêts pour se rendre disponible aux autres et à la «cause».
Le peut-il? L’intérêt général qu’il invoque peut-il prévaloir sur ses démons, sur ses haines, sur ses inimitiés?

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Ce serait pourtant dommage que la tauromachie, issue de l’Espagne, se passe de l’apport du «génie français», de son sérieux global, de sa tradition de lutte, de ses expériences de gestion directe de la chose taurine, de sa perception très cartésienne mais très complémentaire de la chose taurine.
La tauromachie doit demeurer un fait de société, non un objet politique. Un fait de société trop sérieux pour être confié aux politiques. Balayons d’abord devant notre porte.
Xavier KLEIN

Un superbe exemple de falsification historique: quel est l’abruti intersidéral qui a pondu ce torchon simpliste? Envoi du document PDF sur demande (joindre e-mail):
Un chef d'oeuvre de bétise primaire qui fera sans doute plaisir aux camarades communistes ci-dessous. Franquistes eux aussi?:
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article105176
http://pcf-nimes.over-blog.org/article-plaidoyer-pour-la-tauromachie-par-jean-ortiz-universitaire-paru-dans-l-humanite-le-10-08-10-56173601.html

dimanche 5 septembre 2010

Les Catalans veulent interdire les escargots…

Denis Guermonprez écrit souvent dans des blogs (pseudonyme DIONXU) et nous envoie ce texte.

Et le cri d'agonie de la feuille de salade sous les molaires? La dernière plainte déchirante du yaourt lâchement attaqué par l'acide gastrique? La mie de pain broyée? Il faudrait d'urgence créer d’une part, un collectif de la défense du droit des ingérés et des pré-digérés. Et d’autre part demander à l’O.N.C.T. de rajouter la branche O.N.C.E. (Observatoire National pour la Conserve de l’Escargot) et demander que la chasse à courre aux mollusques soit inscrite au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O.
Problème, trop de monde voudra en prendre la tête et on ne sait pas si le Président actuel déléguera quelque autorité. Pendant ce temps là, les agonies barbares continueront sous la mastication quotidienne, les salades, les yaourts et la mie de pain resserreront les rangs avant l'assaut final!
Par ailleurs, on sait maintenant pourquoi les catalans ont comme cible les escargots: parce que les toros sont comme les escargots, quand il pleut, ils sortent! Et l’expérience nous montre que très souvent, les corridas sous la pluie sont excellentes. Comme les bourguignons en parrilla, comme les cagouilles…
Et les escargots veletos? Vous ne voyez pas le rapport? Tiens, il se dit que pour son Julipié, le Juli s’entraînerait sur l’escargot de bourgogne, hop, entre les cornes, une demie (comme le pain) dans la cruz…
Et la sortie explosive de l’escargot lâchement confiné dans son chiquero, ça ne vous rappelle rien? Et une fois abouties les manigances des catalans du PLAFACACA * (ça ne s’invente pas), ils s’attaqueront au TOURTEAU, oui, le crabe dormeur qui ressemble de plus en plus au toro moderne, d’une part par la configuration de ses pinces rappelant étrangement l’encornement du toro présenté, et d’autre part pour sa vivacité alliée à son sens de la bravoure quand il marche….en crabe ainsi que cela s’est vu tout au long de la temporada.
Vive la salade libre!
Les toros aux taurins, La Catalogne aux Catalans taurides, La Bourgogne aux escargots, et la Bonniche aux Bonnichons!

Denis Guermonprez
* PLAFACACA: Plataforma a favor del Caracol Catalán (Plateforme de défense de l'Escargot Catalan) http://kfrio.blogspot.com/2010/08/toros-no-caracoles-no.html
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mercredi 25 août 2010

Un hymne pour l'O.N.C.T.?

L'usage du Se canto dans les arènes du Sud-ouest ne donne pas les résultats attendus.
En effet, dans les grandes ferias la majorité des spectateurs n'étant pas du cru, n'en connait ni l'air, ni les paroles, quant à la diction et à l'accent idoine...
En sus, il ne provoque pas l'effet unificateur espéré. En Catalogne (française) on chante la Santa Espina ou Els segadors, en Provence Coupo Santo. Le tout mélangé fait assez cacophonique.
On nous informe qu'après un intense travail de réflexion (et oui, on pense à l'Observatoire!), il semblerait que les paroles de l'hymne de l'O.N.C.T. soient enfin prêtes pour être livrées aux foules aficionadas en délire.

Dans certaines plazas on se demande si on le chantera avant ou après l'AGUR, l'effet sur les masses procédant de l'identique.
Reste à trouver la musique, mais très attachées au patrimoine traditionnel, les têtes pensantes de l'O.N.C.T. se dirigeraient vers une rengaine enjouée et mobilisatrice du siècle dernier.

Quelqu'un aurait-il une suggestion pour apporter sa pierre à l'édifice commun et accorder paroles et musiques? Il serait opportun d'être prêt pour entonner l'hymne officiel lors de la grande photo de famille prévue devant
Dans l'attente, en avant première et en exclusivité, la Brega, ne reculant devant aucun sacrifice, vous livre le fruit du labeur acharné de nos grands esprits.

Xavier KLEIN

Une flamme sacrée
Monte du sol natal
L'aficion enivrée
Te salue André Viard!
Tous tes enfants qui t'aiment
Et vénèrent tes dons
A ton appel suprême
Ont répondu "Présent"


Refrain
André Viard nous voilà!
Devant toi le sauveur de l'arène
Nous jurons nous tes gars
De servir et de suivre tes pas
André Viard nous voilà!
Tu nous as redonné l'espérance.
Le toro renaitra, André Viard, André Viard,
Nous voilà!


Tu as lutté sans cesse
Pour le salut commun
On parle avec tendresse
Du héros du Boucau
En nous donnant ta vie
Ton génie et ta foi
Tu sauves l'aficion
Une seconde fois

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Personnellement je goûte infiniment la partie musicale décapante du film "LIBERTE" de Tony Gatlif, mais on préfèrera sans doute à l'O.N.C.T. quelque chose de plus, disons conventionnel.




















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Tant que nous en sommes à ce magnifique metteur en scène kabylo-gitan, pour le plaisir, en résistance aux rafles en cours, ci-dessus, un extrait de son superbe film "Latcho Drom" de 1992, avec le Taraf de Haidouks.
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lundi 9 août 2010

COSA NOSTRA

Ce dimanche 8 août 2010, le système mafieux qui essaie de s'implanter en France comme il sévit déjà en Espagne dans les milieux taurins a donné pleine mesure.
On dira que j'exagère encore.
On fustigera mes propos ou on écartera mes arguments d'un revers de manche.
On fulminera contre l'un de ces imprécateurs-qui-divisent-l'aficion-quand-le-péril-«zanti»-est-à-nos-portes-qui-vient-jusque-dans-nos-bras-égorger...
On invoquera les règlements de comptes, les inimitiés personnelles.
On stigmatisera l'aigreur chronique, l'insatisfaction permanente.
Et pourtant!

Voilà un conjuration de «taurinos»* qui se mobilise, comme par enchantement, pour assurer la promotion d'un jeune torero français, ni plus ni moins doué que ces congénères gaulois et à fortiori espagnols, mais qui bénéficie de l'avantage d'être apodéré par l'un des «leurs».
Qui sont ces «leurs»? Des gens qui se fréquentent depuis 35 ans, qui ont lutté pour se faire une place au soleil, qui ont rêvé, toréé, galèré, maquignonné, comploté, et finalement émergé chacun dans son ou ses répertoire(s). Mais également des jeunes cadres dynamiques en mal de célébrité et d'opportunités de tienter à l'oeil.

Car chez ces beaux messieurs on donne dans la polyvalence et le multicarte, comme chez les V.R.P. d'élite.
Le point commun de cette aimable compagnie et communauté d'intérêt est de noyauter tous les lieux de pouvoir et de décision. Sans parler du Capo di tutti capi, qui règne depuis Vieux Boucau, comme d'autres le faisaient depuis Corleone.

Prenons le cas tout à fait représentatif de l'honorable sociétaire** bayonnais Don Olivier BARATCHART. Non content de sévir comme «directeur» des arènes de Bayonne, titre et fonction par ailleurs fort imprécis, il préside l'Association des Organisateurs de Corridas et Novilladas du Sud-Ouest, trône dans les instances dirigeantes de l'Union des Villes Taurines de France, et non tantum sed etiam, oeuvre dans le Comité Central de l'O.N.C.T.
Ces multiples à côtés lui conservant quelque loisirs, il les met utilement à profit pour apodérer le jeune Julien LESCARRET. Évidemment, tout cela n'a rien à voir avec la présence de ce dernier dans les cartels de Bayonne. Comme quoi il semble que si l'on ne peut, paraît-il, être à la fois aficionado et empresa, il semble qu'on puisse (voire que l'on doive) être à la fois apoderado et empresa.

Le charmant Julien -garçon tout à fait intelligent et séduisant au demeurant, ce n'est pas lui qui est en cause ici- ayant connu l'an dernier quelques déconvenues, "on" a donc fait le forcing auprès des «amis» pour qu'il puisse figurer sur quelques affiches. "On" a aussi fait le forcing auprès des autres en exerçant force pressions et en les assortissant de coups bas, ce qui, entre nous soit dit, ne peut que nuire à son pupille.

Il fallait donc s'attendre à ce que le moindre début d'embryon (merci Marc...) de commencement de succès se voie monté au pinacle par la claque et le concert des copains réunis afin de relancer la carrière du sympathique concurrent.
Il semblerait que le prodige potentiel soit finalement parvenu à aligner quelques séries à peu près comestibles devant un ou deux bestiaux, et qu'il ait récolté en un week-end quelques pavillons de complaisances dont on sait ce qu'ils valent, et comment ils sont distribués par des présidences «compréhensives».

Cela suffit pour que la mobilisation des copinages s'opère, que Don Dédé pérore et mette en demeure les réticents, avec force insistance, pour qu'ils réparent l'injustice faite à «Juju» (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-08-10/08-08-102.php).

Dieu et sa Commission Taurine nous en préservent pour Dax tout au moins!

Ou bien il leur faudrait ignorer la campagne de dénigrement systématique que le sieur Olivier ne s'est pas gêné de mener durant plusieurs mois contre les «maudits et perfides dacquois» qui en 2009 avaient sournoisement placés un grand sobrero du Conde de Mayalde qui fit malencontreusement trébucher le pauvre LESCARRET.

Les agissements de la Mafia ne me perturbent nullement lorsqu'ils restent dans leur aire d'appellation contrôlée. Ca fournit l'occasion de films à grand spectacle, de musiques géniales d'Ennio MORRICONE et file le frisson au touriste en villégiature à Palerme.
Par contre la chose m'importune passablement dans un sud-ouest où l'esprit gascon épris de liberté, d'indépendance et de pondération s'est toujours refusé à la mainmise des affairistes.

On parle depuis des années de limiter le cumul des mandats chez les politiques, on serait bien inspiré de le réclamer également en matière taurine.
Cela éviterait sans doute que la gangrène mundillopathe qui sévit au sud des Pyrénées n'en gagne aussi le nord, avec les conséquences néfastes qui y tuent la tauromachie à petits feux.

Xavier KLEIN


* http://www.sudouest.fr/2010/08/08/julien-en-son-royaume-156297-716.php
** On appelle aussi la Mafia: Società onorata (l'«honorable société»)
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jeudi 5 août 2010

TOUT COMBAT COMMENCE PAR DES IDEES, TOUTE IDEE COMMENCE PAR DES MOTS

Francis BACON
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S'il est une chose qu'ont parfaitement intégrés les «zantis», c'est bien la prépondérance de l'arme sémantique. Il faut dire qu'ils ont également tout à fait compris qu'ils parlaient, et devaient parler non pas aux leurs, mais au grand public.
Cet effort de l'esprit pour s'ignorer et rentrer dans l'EMPATHIE, c'est à dire la compréhension des émotions et des sentiments de l'Autre est malheureusement oblitérée par l'impossibilité qu'ont nos grands esprits taurins de renoncer à leur ego surdimensionné.
Entendre l'autre, c'est accepter sa différence, le considérer et admettre qu'on ne détienne pas la vérité absolue. Y sont-ils prêts? En la matière, questionner c'est répondre.
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La guerre engagée auprès de l'OPINION PUBLIQUE depuis 150 ans à propos de la corrida, ne sera remportée -elle peut être emportée, mais chaque succès n'est que provisoire- qu'à la condition de cette compréhension renouvelée de ce qui la meut et l'émeut.
Renouvelée, car ce qui engendra les succès d'hier ne sera sans doute plus pertinent pour ceux d'aujourd'hui ou de demain. La France change et son opinion aussi, il s'agirait de changer la stratégie en conséquence.
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En ce sens, je ne cesse de souligner ici, combien certaines thématiques ressassées s'avèrent inopérantes voire négatives. Ne serait-ce que la ritournelle de l'esthétique, qui laisse absolument froids les français moyens.
Je ne voudrais pas encore une fois servir de mine d'idées à ceux qui en sont dépourvus, mais prenons date, histoire de sourire, et introduisons un élément fondamental qui ne manquera pas d'avoir quelque succès.
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Cet élément crucial de la bataille des idées porte un nom: la SEMANTIQUE.
La sémantique, se propose d'étudier les «signifiés», les rapports de sens des mots. Mais aussi les conditions de vérité d'un énoncé, l'analyse d'un discours, et enfin ce qu'on appelle la pragmatique (très complexe à résumer simplement).
Il suffit pour saisir toute l'importance de la sémantique, que d'en constater les effets sur nos esprits. Ainsi sommes-nous blessés, ou pour le moins insupportés par les mots employés par les «zantis».
Tout ceci ne doit rien au hasard, et je m'amuse parfois de la réaction furibarde de certains habitués de ce blog devant les provocations sémantiques, parfaitement calculées, de ce grand coquinou de Jean Paul RICHIER, notre «zanti» préféré qui a lui, oublié d'être stupide et doit souvent se marrer.
Dear Jean Paul sait parfaitement tester in vivo les avantages de la «provoc» et les effets qu'elle produit. Il sait aussi ce qui peut «agir» le français moyen néophyte, et le mobilise en conséquence.
Les mots ou expressions employés sont soigneusement choisis et expérimentés comme techniques de communication, tels par exemple «les pro-tortures», «cruauté», etc. Mais aussi les thèmes «protection de l'enfance» (Fear, uncertainty and doubt: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fear,_uncertainty_and_doubt), «parallèle avec le franquisme» (reductio ad Hitlerum: http://fr.wikipedia.org/wiki/Reductio_ad_Hitlerum), voire «répression policière», tous susceptibles d'émouvoir sur large spectre (cf
http://www.anticorrida.com/actualites/sommet-international-a-barcelone), et également les stratégies, telles que la désinformation et le mensonge («Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose.»).
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Tout cela procède d'une technique parfaitement rodée, la DIABOLISATION, et j'invite vivement le lecteur à se rapporter attentivement au lien suivant pour en saisir les tenants et aboutissants (http://fr.wikipedia.org/wiki/Diabolisation).
Tout cela est fort connu et identifié, sauf par nos grands esprits observatoriens.
J'en veux pour preuve leurs réponses inadaptées qui peuvent éventuellement porter sur les convaincus, mais aucunement sur la masse.
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Il y a en outre un immense boulevard ouvert aux «zantis» dans la confusion entre l'Espagne et la France. L'histoire taurine des deux pays est fondamentalement différente. Si l'aficion française gagne à se VICTIMISER (défense des libertés et cultures locales sur fond politique de tradition «radsoc»), l'aficion espagnole gagnerait à S'IMPOSER, ce qu'elle ne peut faire pour des raisons historiques et surtout organisationnelles (l'organisation des corridas est entièrement le fait du mundillo, ce qui n'est pas le cas dans le sud-ouest, par exemple). En France les aficionados sont plus acteurs, en Espagne, ils sont plus spectateurs.
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En Espagne se tapit le piège mortel de l'instrumentalisation politique. P.P. (Partido Popular) comme P.S.O.E. devraient se montrer vigilants à cet égard. Il est d'ailleurs lamentable, irresponsable et atterrant que Monsieur André se positionne comme il le fait en faveur d'un P.P. prétendument défenseur de la tauromachie.
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Avec de tels boulets, les «zantis» n'ont pas besoin d'HELY: ils ont VIARD!
En ce qui me concerne je vois deux postures (ATTENTION ©!) éminemment efficaces:
1°) L'humour et la dérision, qui seuls peuvent s'opposer à la diabolisation. C'est l'arme historique de Voltaire et des philosophes. Là nous sommes mal barrés avec Casas ou DD...
2°) Le «retour de bâton» INTELLIGENT et MESURE: usons à bon escient et avec modération des mêmes procédés. Ainsi, troquons le mot «animaliste», contre celui plus connoté de «zoophile» (littéralement: qui aime les animaux) ou mieux de «bestialiste» (à opposer à humaniste), encore plus péjoratif et qui renvoie à des connotations plus glauques.
Immonde, n'est-ce pas? Mais ô combien efficace!
Après tout, pourquoi nous priver de ce dont use l'adversaire? Et puis l'immense Francis BACON, l'auteur, avant Beaumarchais du «- Calomniez, calomniez...» n'a t-il pas écrit aussi dans le De la dignité: «Avoir pitié de son ennemi, c'est être impitoyable pour soi même»
Quand je vous le dis: on ne lit jamais assez les anciens...
En attendant, ô lecteurs, public-chéri-mon-amour, si vous vous y mettiez aussi. Grand concours de sémantique anti-taurine.
Pas toujours les mêmes.
Xavier KLEIN