Observez les caractéristiques de la pique floridienne!
Que faisaient les "zantis"?
En regardant hier un reportage durant le journal de France 2, j’appris incidemment que les prospectives démographiques de l’INSEE à l’horizon 2050 prévoyaient d’une part une augmentation de la population nationale de 62,7 millions à 73 millions (ce qui va à rebours de la plupart des pays européens qui diminueront…); d’autre part, d’un déplacement de la population vers l’ouest.
On eût l’excellente idée d’interwiever Pierre BONTE, l’ex-complice de Jacques MARTIN, dont on ne sait pas assez, qu’il n’est pas qu’un aimable et courtois chantre des terroirs, mais que passé par Sciences Po et l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, il est expert es démographie.
Très intelligemment il notait que ce mouvement de fond, enclenché depuis une décade par ce qu’on a appelé la «ruée vers le soleil», n’allait pas s’effectuer sans problèmes.
Problèmes d’infrastructures et d’équipements certes, mais surtout problèmes de cohabitation entre autochtones et migrants.
Le dossier était opportunément illustré par un reportage sur le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz pour les ignares, le BAB de MAM pour les analphabètes) qui connaît un développement tel que l’on assiste à l’émergence d’une conurbation depuis la frontière jusqu’à Dax.
Les difficultés apparaissent déjà. Le prix du foncier explose, sous la pression conjuguée des espagnols qui traversent la frontière pour s’installer en France (mais continuent à travailler en Espagne) et l’afflux des retraités, parisiens entre autres.
En 1980, j’ai travaillé sur les bourgades littorales landaises et notamment sur Vieux Boucau-Port d’Albret, qui en dehors de sa célébrité locale, se voyait envahie par par une colonie d’origine germanique.
Les terrains, les villégiatures étaient rachetés comme résidence secondaire par des ménages d’Europe septentrionale, par le truchement d’agences spécialisées.
C’est également le cas de zones rurales telles que le «Deep Béarn» où je travaille: 10% des élèves sont de nationalité britannique.
Cet état de fait entraîne des problèmes de fond.
Quand la population exogène atteint une proportion critique, elle commence à peser sur les politiques locales, surtout quand elle provient d’Europe du Nord où les ressortissants veulent –et c’est bien normal- assumer leur pleine citoyenneté (les ressortissants de l’Union Européenne votent et peuvent être élus aux suffrages locaux).
Ainsi, dés dans les années 80, les communes littorales subissaient la pression d’un électorat exogène qui réclamait que les investissements se portassent sur leurs centres d’intérêt: on privilégiait l'aménagement de la bourgade centre au détriment de l’entretien des chemins vicinaux, l’activité agricole traditionnelle n’ayant plus le poids électoral pour défendre ses intérêts propres.
On eût l’excellente idée d’interwiever Pierre BONTE, l’ex-complice de Jacques MARTIN, dont on ne sait pas assez, qu’il n’est pas qu’un aimable et courtois chantre des terroirs, mais que passé par Sciences Po et l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, il est expert es démographie.
Très intelligemment il notait que ce mouvement de fond, enclenché depuis une décade par ce qu’on a appelé la «ruée vers le soleil», n’allait pas s’effectuer sans problèmes.
Problèmes d’infrastructures et d’équipements certes, mais surtout problèmes de cohabitation entre autochtones et migrants.
Le dossier était opportunément illustré par un reportage sur le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz pour les ignares, le BAB de MAM pour les analphabètes) qui connaît un développement tel que l’on assiste à l’émergence d’une conurbation depuis la frontière jusqu’à Dax.
Les difficultés apparaissent déjà. Le prix du foncier explose, sous la pression conjuguée des espagnols qui traversent la frontière pour s’installer en France (mais continuent à travailler en Espagne) et l’afflux des retraités, parisiens entre autres.
En 1980, j’ai travaillé sur les bourgades littorales landaises et notamment sur Vieux Boucau-Port d’Albret, qui en dehors de sa célébrité locale, se voyait envahie par par une colonie d’origine germanique.
Les terrains, les villégiatures étaient rachetés comme résidence secondaire par des ménages d’Europe septentrionale, par le truchement d’agences spécialisées.
C’est également le cas de zones rurales telles que le «Deep Béarn» où je travaille: 10% des élèves sont de nationalité britannique.
Cet état de fait entraîne des problèmes de fond.
Quand la population exogène atteint une proportion critique, elle commence à peser sur les politiques locales, surtout quand elle provient d’Europe du Nord où les ressortissants veulent –et c’est bien normal- assumer leur pleine citoyenneté (les ressortissants de l’Union Européenne votent et peuvent être élus aux suffrages locaux).
Ainsi, dés dans les années 80, les communes littorales subissaient la pression d’un électorat exogène qui réclamait que les investissements se portassent sur leurs centres d’intérêt: on privilégiait l'aménagement de la bourgade centre au détriment de l’entretien des chemins vicinaux, l’activité agricole traditionnelle n’ayant plus le poids électoral pour défendre ses intérêts propres.
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Cette dérive, avec notamment un afflux de retraités, transforme nos contrées en nouvelle Floride, modifiant profondément les équilibres internes et la culture locale. On voit ce que cela a pu donner sur la Costa del Sol ou aux Baléares, où l’on parle parfois plus anglais, néerlandais ou allemand qu’espagnol.
En fait, cela pose le problème de l’immigration. Non plus d’une immigration économique de travailleurs pauvres du 1/3 monde ou de l’Europe défavorisée, mais d’une immigration de cadres et de retraités le plus souvent "éduqués" et politiquement actifs.
Personnellement, ce défi de l’immigration et de «l’incorporation» des arrivants m’a toujours à la fois passionné et … préoccupé. La question se résumant à l’interrogation (très résumée) suivante: «Comment PLEINEMENT accueillir l’Autre, lui faire une place, accepter son altérité, sans «perdre son âme?». La solution, n’est nullement évidente, et ce ne sont pas les propositions ou assertions simplistes (Front National, U.M.P.) ou la politique de l’autruche (Gauche) qui permettront d’avancer.
C’est de poser sereinement la question, en mettant TOUT sur la table, y compris les peurs, phobies et fantasmes, mais en éclairant le débat par le cœur, la raison et la mobilisation des valeurs philosophiques humanistes que nous affichons aux frontons de nos prétoires.
En fait, cela pose le problème de l’immigration. Non plus d’une immigration économique de travailleurs pauvres du 1/3 monde ou de l’Europe défavorisée, mais d’une immigration de cadres et de retraités le plus souvent "éduqués" et politiquement actifs.
Personnellement, ce défi de l’immigration et de «l’incorporation» des arrivants m’a toujours à la fois passionné et … préoccupé. La question se résumant à l’interrogation (très résumée) suivante: «Comment PLEINEMENT accueillir l’Autre, lui faire une place, accepter son altérité, sans «perdre son âme?». La solution, n’est nullement évidente, et ce ne sont pas les propositions ou assertions simplistes (Front National, U.M.P.) ou la politique de l’autruche (Gauche) qui permettront d’avancer.
C’est de poser sereinement la question, en mettant TOUT sur la table, y compris les peurs, phobies et fantasmes, mais en éclairant le débat par le cœur, la raison et la mobilisation des valeurs philosophiques humanistes que nous affichons aux frontons de nos prétoires.
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Et la tauromachie dans tout cela?
Comme dans moult autres domaines, elle constitue une pierre de touche de l’état de notre société.
Alors que jadis les populations autochtones s’accommodaient parfaitement du fait taurin qui faisait partie intégrante de l’identité locale (qu’elles y adhèrent ou non!), certains nouveaux venus prétendent s’y opposer et l'interdire.
Ainsi me suis-je trouvé confronté sur le marché, à deux énergumènes à l’accent pointu, qui militaient pêle-mêle contre le gavage des canards, la chasse et la corrida, avec pétitions et affiches à l’appui.
Ces gens m’ont pris à partie, en tant qu’élu, alléguant du fait qu’ils payaient des impôts et votaient à Orthez, ce qui évidemment leur confère le droit d’y tout bouleverser. Je leur ai répondu qu’il fallait se satisfaire qu’ils ne fussent pas musulmans intégristes pour prétendre nous imposer la charia, ou «teapartistes» pour nous réduire à l’ordre moral US.
Comme dans moult autres domaines, elle constitue une pierre de touche de l’état de notre société.
Alors que jadis les populations autochtones s’accommodaient parfaitement du fait taurin qui faisait partie intégrante de l’identité locale (qu’elles y adhèrent ou non!), certains nouveaux venus prétendent s’y opposer et l'interdire.
Ainsi me suis-je trouvé confronté sur le marché, à deux énergumènes à l’accent pointu, qui militaient pêle-mêle contre le gavage des canards, la chasse et la corrida, avec pétitions et affiches à l’appui.
Ces gens m’ont pris à partie, en tant qu’élu, alléguant du fait qu’ils payaient des impôts et votaient à Orthez, ce qui évidemment leur confère le droit d’y tout bouleverser. Je leur ai répondu qu’il fallait se satisfaire qu’ils ne fussent pas musulmans intégristes pour prétendre nous imposer la charia, ou «teapartistes» pour nous réduire à l’ordre moral US.
Cela va encore plus loin, tel ce ménage fraîchement débarqué de Strasbourg qui s'est mis en tête d'aller voir le maire-délégué pour mettre un terme aux activités néfastes des cloches de l'église qui égrennent les heures, puis voulurent intenter un procès à mon voisin agriculteur parce que le chant de son coq le réveillait matin. Ces braves gens très revendicatifs s'étonnent que plus personne ne veuillent leur parler. Bizarre en effet! L'indigène est ,on le sait, bourru et mal embouché.
Je suis un homme simple, grand voyageur, et mon éducation m’a toujours porté à penser qu’«à Rome, il convient de faire comme les romains», et qu’il n’est rien de plus vulgaire et insupportable que ces visiteurs étrangers arrogants qui se permettent de toiser et de porter jugement sur les us et coutume des gens qui ont la courtoisie de les accueillir.
En 1970, j’ai pérégriné en Afghanistan. Quoique j'en pense, il ne me serait pas venu à l’idée de critiquer l’hôte qui m’accueillait royalement à sa table en critiquant le fait que ses femmes portaient la burka. De même, lorsqu’il m’a rendu visite, il ne se serait pas permis de critiquer le fait que la mienne ne la porte pas. Cela ne nous a nullement empêché d’avoir chacun, une idée sur la question…
En 1970, j’ai pérégriné en Afghanistan. Quoique j'en pense, il ne me serait pas venu à l’idée de critiquer l’hôte qui m’accueillait royalement à sa table en critiquant le fait que ses femmes portaient la burka. De même, lorsqu’il m’a rendu visite, il ne se serait pas permis de critiquer le fait que la mienne ne la porte pas. Cela ne nous a nullement empêché d’avoir chacun, une idée sur la question…
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Dans les villages et petites villes, les sociétés ont suffisamment d’anti-corps pour résister à de tels virus, avec le risque, que s’y développent la xénophobie ou le rejet de «l’étranger». Ce n’a pas été le cas des grandes agglomérations telles que Bordeaux ou Toulouse où la tauromachie a disparu noyée par le brassage et le métissage culturel.
Accepter et accueillir l’Autre, ne peut et ne doit nullement signifier le renoncement à soi même, à ses valeurs, à sa culture, comme il ne s’agit pas de lui demander de renoncer à lui même, à ses valeurs et à sa culture.
Accepter et accueillir l’Autre, ne peut et ne doit nullement signifier le renoncement à soi même, à ses valeurs, à sa culture, comme il ne s’agit pas de lui demander de renoncer à lui même, à ses valeurs et à sa culture.
Mais c’est à l’Autre de s’adapter et de se conformer à un environnement qu’il ne saurait prétendre bouleverser.
Il ne sert à rien de refaire l’histoire, mais je déplore les dégâts et ravages du colonialisme, la destruction ou la perversion de cultures et civilisations riches et variées au nom des valeurs, soit-disant universelles des colonisateurs.
Il n’est donc pas question de se laisser coloniser par un «bien penser» anglo-saxon ou nordiste. C’est tout l’enjeu des années à venir et de la mutation à gérer, si les prévisions de l’INSEE s’avèrent.
Ô bons apôtres, laissez-nous à notre barbarie, et identifiez la vôtre. On est toujours le barbare de quelqu'un.
Il ne sert à rien de refaire l’histoire, mais je déplore les dégâts et ravages du colonialisme, la destruction ou la perversion de cultures et civilisations riches et variées au nom des valeurs, soit-disant universelles des colonisateurs.
Il n’est donc pas question de se laisser coloniser par un «bien penser» anglo-saxon ou nordiste. C’est tout l’enjeu des années à venir et de la mutation à gérer, si les prévisions de l’INSEE s’avèrent.
Ô bons apôtres, laissez-nous à notre barbarie, et identifiez la vôtre. On est toujours le barbare de quelqu'un.
Xavier KLEIN

Barbare landais vêtu de peaux de bêtes.
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