Humeurs taurines et éclectiques

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jeudi 14 juillet 2011

Madre Coraje


Il en est que l'adversité réduit à l'état de carpette, qui comme certains toreros à leur première blessure grave ne passent pas l'épreuve du sang.
Il en est aussi, bien plus rares, que l'adversité grandit et révèle.
Nathalie VALLEJO-HICAUBE fait partie de ces femmes fortes et débordantes de vie qui ne se laissent pas abattre par le destin, relèvent fièrement la tête, serrent les dents et se remettent en marche.
Cette Scarlett O'HARA des temps modernes lutte avec ténacité, détermination et bonne humeur, pour que le rêve qu'elle avait nourrit avec le regretté Luis continue à vivre. Femme de caractère, Nathalie sait ce qu'elle veut. Elle ne mâche pas plus ses mots qu'elle ne transige sur ses conceptions de ce que doit être pour elle le rôle et la tache d'un cheval de piquero.
Animée par une afición ardente, sa haute ambition s'appuie sur une expérience, un savoir et une pratique éprouvés de l'art et de la science équestre.
Il faut l'entendre raconter avec passion les milles anecdotes d'une vie cavalière, s'épancher avec verve sur le quotidien de chacun de ses pensionnaires, sur ses manies, ses qualités, ses défauts, son tempérament. Ce discours de feu qui fait écho à celui que l'on entend au fin fond du campo sur d'autres quadrupèdes, cornus ceux-là.
Afición, compétence, engagement. Qui en douterait après l'avoir vue monter au débotté (c'est le cas de le dire) pour remplacer le piquero en retard lors de la tienta d'avril?

Outre sa forte personnalité, Nathalie sait écouter et débattre. La scandaleuse polémique entretenue l'an passé pour des motifs moins avouables que les arguments avancés (la concurrence est rude et certaines prises de positions camouflent en fait des intérêts cachés) n'a fait que conforter sa résolution. Une résolution qui n'exclut nullement l'écoute, le désir de progresser et de se perfectionner.
Les difficultés ne manquent pourtant pas. Former une cuadra de caballos, entretenir et dresser une dizaine de chevaux, assurer les engagements exige un travail acharné et combien de sacrifices.
 Petit à petit, cheval après cheval, Nathalie constitue sa cuadra, avec l'aide et le soutien de ses amitiés espagnoles. Les chevaux sont acquis avec une manière de lising.
Malgré un intérêt et un engouement croissant des empresas (elle officiera dans 7 ou 8 plazas cette année), faute de suffisamment de contrats, plutôt que de tous les garder à demeure, avec les coûts que cela implique, elle préfère qu'à la morte saison, certains de ces chevaux «travaillent», s'entraînent, se bonifient encore en Espagne, avant leur domiciliation définitive en France.
C'est un recours indispensable à qui n'est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche, et n'a pas trouvé tout cuit, tout servi, comme c'est le cas pour d'autres.

Qu'importe, Rome ne s'est pas construite en cinq jours!
Nathalie a parfaitement compris la demande qui émerge, notamment à Orthez. Preuve en est l'entrainement et le régime diététique draconiens qu'elle impose à ses champions pour parvenir au poids, à la mobilité et au dressage optimaux.

Quand nous sommes allé la voir avec l'ami Laurent, nous n'étions nullement inquiets sur la cuadra qui officierait à Orthez, nous en sommes revenus carrément enthousiastes...
Si un jour vous passez par Poyartin, dites lui votre soutien, mais ne vous attardez pas trop: Nathalie bosse dur, pour elle, et le petit Antonio!
Intelligente, décidée et qui plus est ravissante, je l'adore notre «Pimpinette», et je la soutiens, elle en vaut la peine.
Suerte Nathalie!
Xavier KLEIN


lundi 7 février 2011

SANS COMMENTAIRES

Le 31 janvier 2010, paraissaient sur le site Terres Taurines des propos inadmissibles, notamment à l'endroit de Mme Nathalie VALLEJO, particulièrement éprouvée après le décès de son époux (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-01-11/31-01-112.php).
Scandalisés par des allégations aussi calomnieuses qu’erronées et une telle désinformation, Messieurs CEDILLO, de la cuadra de caballos Hermanos CEDILLO S.L., Madame Nathalie VALLEJO, propriétaire de la cuadra de caballos «El Pimpi», ainsi que la totalité des colistiers de la majorité municipale d’Orthez, après réunion et par la voix de son Maire, ont tenu à apporter, s’il en était besoin, les démentis qui suivent.
J'étudie en ce qui me concerne la pertinence d'un droit de réponse.
Chacun appréciera sur pièce, en son âme et conscience, le sérieux et la moralité de celui qui les a énoncé, ainsi que la bienveillance des arrière-pensées qui le motivent.
 Je ne vois pas l’utilité d'ajouter des commentaires personnels, les réponses se suffisant amplement par elles-mêmes.
Merci à ceux, nombreux, qui ont su s'indigner.
La seule chose qui soit réellement navrante, c'est de constater qu'un personnage en charge de responsabilités puisse se livrer à de telles bassesses, sans qu'aucun des grands esprits de la planète taurine ne paraisse s'en émouvoir.
Sans doute les valeurs de la tauromachie, dont certains se gargarisent!
La leçon doit être retenue.
Xavier KLEIN
*** 
«Cela pourrait être le cas pour Othez [nota: dans le texte] aussi, à condition de ne pas vendre des vessies pour des lanternes. Il faut savoir en effet que les chevaux utilisés l'an passé n'étaient autres que ceux dont les picadors ont refusé l'usage à Madrid, car trop grands et trop mal dressés, lesquels, après une grève des cavaliers qui faillit aboutir à la suspension d'une corrida, furent vendus à une cuadra de Tolède, celle des frères Cedillo pour ne pas la nommer, auxquels le regretté Pimpi les loua pour assurer le service à Orthez.»




TRADUCTION
Lettre ouverte à M. André VIARD

Ayant eu une connaissance de la publication du 31 janvier dernier sur www.terrestaurines.com, je tiens à éclaircir par la présente les points suivants erronés de votre article:
PREMIEREMENT: Les chevaux de picadors qui sont intervenus durant la dernière Feria d’Orthez ne sont nullement ceux qui ont été refusés par les picadors durant la Feria de la San Isidro à Madrid.
DEUXIEMEMENT: Après les plaintes manifestées par les picadors à Madrid, la cuadra Hmnos. Cedillo n'a pas acheté ces chevaux, et par conséquent, n’en n'étant pas propriétaire n'aurait pas pu les louer à la cuadra «El Pimpi»
TROISIEMEMENT: La cuadra «El Pimpi» nous achète effectivement quelques chevaux parfaitement domptés et préparés au travail des corridas. 
D’après les publications de la version espagnole de votre portail taurin, vous êtes écrivain et journaliste, c’est pourquoi j’en appelle à votre aficion taurine pour exiger qu’avant de publier des fausses informations et des jugements de valeur clairement subjectifs, vous vous assuriez de la réalité, parce qu’il est injuste d'utiliser des médias publics pour diffuser des «nouvelles» qui intentionnellement et gratuitement nuisent à des professionnels qui se contentent d’accomplir honnêtement leur tâche en faveur de la fête, dite nationale, en Espagne.
Mocejón (Tolede), le 4 février 2011.
Fdo. Luis Cedillo
Cuadra Hmnos. Cedillo
***
COURRIER MAIL RECU DE Mme Nathalie VALLEJO, le 4 février 2010
«L'information est une chose, le mensonge en est une autre...
Dans l'éditorial de Monsieur Viard daté du 31/01/2011, publié sur son site internet «Terres Taurines» et intitulé "Tontos y mansos", nous pouvons lire la preuve flagrante du manque de sérieux, le parti pris, la désinformation et le dénigrement par le mensonge dont fait preuve l'auteur «nocif» (pour reprendre ses propres termes) du dit édito (cette personne n'était même pas présente lors de la corrida d'Orthez).
Si le travail de journaliste consiste à déblatérer de telles informations, fausses et avariées, pour tenter de nuire aux cavaleries concurrentes de celle qu'il plébiscite, nous atteignons là de basses et viles méthodes, certainement contraire à l’éthique, et de toute façon scandaleusement mesquines.
Depuis des années les frères Cedillo fournissent les meilleurs chevaux de pique d'Espagne. Leur cuadra est reconnue par tous les picadors comme étant la meilleure du pays, les chevaux y sont remarquablement bien dressés. Ce n'est pas innocent s'ils ont obtenu cette année la plaza de las Ventas, et ils donneront près de 400 courses cette année (un hasard...ou du talent?).
Alors, au contraire de ce qu’écrit le pseudo journaliste, je cite : «Il faut savoir en effet que les chevaux utilisés l'an passé n'étaient autres que ceux dont les picadors ont refusé l'usage à Madrid, car trop grands et trop mal dressés, lesquels, après une grève des cavaliers qui faillit aboutir à la suspension d'une corrida, furent vendus à une cuadra de Tolède, celle des frères Cedillo pour ne pas la nommer, auxquels le regretté Pimpi les loua pour assurer le service à Orthez», je tiens à éclaircir certains points. S’il y a eu grève à Las Ventas en 2010 à propos de chevaux, il ne s’agit en aucun cas des chevaux présents à Orthez le 25 juillet 2010.
Nos chevaux se trouvaient sur nos terres landaises et ont été préparés par nos soins!
Mon mari (Luis Vallejo «El Pimpi») et moi-même avons décidé de former notre cuadra de chevaux reconnus et appréciés par les picadors et surtout de bénéficier de l'assurance de chevaux parfaitement dressés. Ainsi nous avons acheté, et je continuerai de le faire, des chevaux professionnels à la cuadra des frères Cedillo.
Quant au talent de nos chevaux, il aurait été opportun de questionner les picadors présents le jour de la féria d'Orthez (encore faut-il être dans le callejon) ...
Leur sourire et leurs remerciements nous ont, ce jour-là, donné la meilleure des preuves quant à leur appréciation, à juste titre, du dressage des chevaux avec lesquels ils ont réalisé de très bons et impressionnants tiers de pique, citant les toros comme il se doit.
Je remercie quand même Monsieur Viard de se préoccuper du fonctionnement de mon entreprise mais premièrement cela ne le regarde pas et deuxièmement je recherche toujours le joyeux mécène qui me permettrait d'acheter comptant tout mes chevaux.
Je trouve regrettable d'employer de tel discours mais je me dis positivement que nous dérangeons et que tous les stratagèmes sont bons pour nous nuire..."tuons donc dans l'oeuf, avant qu'ils ne grandissent!"
Je pourrais dire que mon "regretté" mari est mort depuis cinq mois et qu'on lui crache déjà dessus, et là, oui, j'arrive à la conclusion certaine que Monsieur Viard n'est pas un Homme.
Il n'a à mes yeux aucun crédit, ni respect, ni mérite. Ces écrits relatent seulement l'état d'esprit d'une personne déchue et frustrée qui a raté sa carrière par manque de talent.
Je tiens à préciser que mon cheval blanc, sujet d'une polémique, ne fait plus parti de mes effectifs. Il était un caprice de mon mari...mais pouvait-on refuser un caprice à une telle «figura» de picador?
Nous prenons note des remarques des aficionados, car nous sommes les premiers à être...aficionados avant tout !!!
«Paris ne s'est pas fait en un jour...» et notre entreprise est jeune et n’a comme désir que celui de progresser et de s’améliorer dans le sens d’un beau et bon déroulement du tiers de pique.
Je remercie Orthez de nous avoir choisi en 2010.
Merci de donner la chance au débutant.
Merci pour votre soutien.
Merci pour votre présence lors de la disparition de mon époux, discrète et sans voyeurisme.
Le 04 février 2011, à Poyartin (40)
Nathalie Vallejo-Hicaubé»
***
«Son incompétence en la matière a en outre ceci d'insupportable qu'elle se nourrit de fonds publics et que, pour le même prix, le contribuable orthézien qui met la main à la poche pour financer les fantasmes déficitaires de l'énergumène qui la préside, aurait pu assister à ce que lui promettait l'affiche. Saura-t-on rectifier le tir et faire preuve de davantage de cohérence, sinon d'humilité? C'est à souhaiter mais cela semble peu probable tant que sévira la mégalomanie de cet individu nocif à divers titres.
[...]
Heureusement, à ce que me disent certains de ses colistiers qui n'entendent plus cautionner ni ses dérives budgétaires, ni ses excès épistolaires, et redoutent de le voir attaqué - es qualité d'élu municipal - en diffamation, on songerait déjà à lui confier d'autres dossiers. Sage décision.»

Quand à l'avis des membres de la Commission Taurine, on pourra utilement se rapporter à son blog (http://torosorthez.blogspot.com/2011/02/en-reponse-au-tontos-y-malos-de-m-viard.html).

mercredi 29 juillet 2009

LE RICANEMENT DES HYENES

Je n'aime pas réagir à chaud, surtout quand l'émotion s'en mêle, et qu'il lui faut laisser le temps de l'évaporation pour revenir à la raison et à une juste évaluation et estimation des choses.
En outre, il va de soi que d'une part j'exprime ici un sentiment personnel qui n'engage nullement la Commission Taurine d'Orthez que j'ai l'honneur de présider, et d'autre part, qu'étant partie prenante, ces appréciations s'avèrent forcément subjectives et impliquées. Elles sont aussi impressionnistes, n'ayant eu le loisir de procéder à des notes précises.
Il n'en demeure pas moins que cette journée fût celle de la déception.
Déception par rapport à ce qui était attendu. C'est à dire ce brin de sauvagerie, de feu, de piquant, de mobilité, en un mot cette chispa, cette caste qui nous servait d'objectif.
Nous appréhendions, surtout avec les novillos, un excès de genio, or ce ne fut pas particulièrement le cas.
En fait, tant les novillos que les toros laissèrent plutôt à une majorité du public, une impression de soseria (de fadeur), sans l'émotion attendue.
Or c'était cette émotion de la caste que nous recherchions. Non pas un troisième tiers de 50 passes, mais ce piquant et cette vivacité, qui caractérise l'encaste santacoloma et qui fût généralement absent.
Tant les attentes «toreristas» que les «toristas» n'ont pu être satisfaites. Pour les premières, ce n'est guère étonnant, ce n'était nullement notre projet, pour les secondes cela me gêne plus, étant donné les espérances.
Je suis surtout très peiné pour les ganaderos, hommes de coeur et d'honneur, trainés indignement dans la boue, dont les rêves, les efforts et les peines n'ont pas été récompensés à leur juste mesure.
Que voulez-vous c'est ainsi, le sort de l'artisan me soucie plus que celui de l'industriel, et celui du fait main que celui de la grande série. Question de valeurs!
Et puis, il y eût une erreur. Une erreur majeure que j'assume douloureusement mais qui, pour autant, doit être expliquée.
Lorsqu'on s'adresse à des petits éleveurs avec des camadas courtes, on prend le risque de ne pas trouver en juillet ce que l'on choisit en novembre.
En l'occurrence, sur les 14 toros de l'automne, 1 fut lidié en concours (nous le savions) et 6 se sont entretués dont 3 prévus initialement.
Le dernier trépassa 10 jours avant la corrida. Les 2 toros restants étaient hors type. Que faire? Trois possibilités se présentaient:
1°) Aller chercher des toros ailleurs.
2°) Retenir un toro de guarismo 6, né début juillet 2006 et âgé de 4 ans et 20 jours.
3°) Retenir un semental de 5 ans.
Après concertation avec l'éleveur, nous avons opté pour la 3ème option. Sortir un toro de guarismo 6 nous semblait contestable, même si le bonhomme était bien présenté.
C'était une erreur majeure. Erreur par rapport à la présentation et erreur pour la faiblesse. Le pauvre hère, épuisé et amaigri par des assauts fougueux et répétés n'avait pas eu le temps de récupérer de ses efforts pourtant méritoires.
Des toros d'origine, seule la moitié sortit en piste.
En ce qui concerne la présentation du bétail, hormis le trapio déficient de ce premier toro, il m'a paru sortir dans le type de l'encaste -dans les types de l'encaste devrait-on préciser, vu que plusieurs lignées étaient présentées à la sagacité des connaisseurs- le deuxième étant un peu «avacado» (normal car typé saltillo). Mais sans doute faudrait-il expliquer à beaucoup de ces grands savants qui caquètent la subtilité de ces détails de peu d'importance à qui apprécie le galbe impressionnant de pureté, de puissance et de beauté de Desgarbado, à qui ils n'ont rien trouvé à redire.
Peu auront noté la limpieza des armures (un abruti particulièrement performant en ayant jugé une «sciée»), mais beaucoup se seront plu à déplorer, en braves imbéciles, un manque de trapio, voire un manque de tête pourtant inhérent à cet encaste. Là aussi, pour certains, la présentation se jauge au quintal: beati pauperes spiritu...
De l'effort particulier accordé aux piques, surtout le matin, de leur bon déroulement global, tant qualitatif que quantitatif (je parle des piqueros), guère d'allusions. Des 6 piques remarquables de Pimpi, ou de celles d'Almodovar aux novillos, portées telles qu'en concours, pas un mot. Rien d'étonnant dans le royaume du «toro moderne» où tout cela n'est que futilités superfétatoires, surtout quand la cuadra en vogue n'est pas au rendez-vous.
Trois toros m'ont semblé intéressants: le premier, justement décrié, mais empreint d'une classe qui ne put malheureusement pleinement s'exprimer du fait de sa faiblesse, le troisième suave, et le dernier qui prit deux piques trop lourdes avec catégorie. Le 4ème me parût affecté de problèmes de vision (avis partagé avec l'éleveur-vétérinaire). Des deux restants, le 2ème et le 5ème on ne put juger réellement (-sic-).
Dans tout cela, n'en déplaise aux sectateurs des corridas préfabriquées, hormis ce premier toro, nulle grâce particulière, mais pour autant nulle indignité. On ne vit pas de toros tomber, ni se réfugier aux tablas, ni témoigner de mansedumbre ou de genio excessif.
En ce qui concerne les maestros, je m'abstiendrai de commentaires (positifs ou négatifs) par courtoisie et par objectivité envers des hommes avec qui j'ai noué des liens amicaux et suis affectivement impliqué.
La présidence et les jurys ont été assumés avec sérieux, honnêté et rigueur. D'autres oreilles auraient pu tomber, comme ailleurs; la musique se multiplier, comme ailleurs. On aurait pu user de l'artifice pour organiser la liesse, toujours comme ailleurs. On aurait pu «gratifier» certains chroniqueurs, comme ailleurs. Nous nous y sommes refusés. Question d'éthique...
Bien d'autres problèmes se posèrent au niveau de l'organisation: on ne passe pas impunément de la gestion professionnelle (de qualité) d'Alain Lartigue à une gestion directe sans ratés et bavures.
Je voudrais également rappeler que, contrairement à la caricature que certains se plaisent à dessiner, article après article, dans le présent blog, je me suis toujours évertué à défendre une position d'équilibre, englobant la diversité des sensibilités taurines, sans exclusives. Me peindre comme un torista forcené s'avère parfaitement ridicule.
Mais certains savent-ils lire? Et dans ce cas improbable, sont-ils en état de comprendre des subtilités par trop incompatibles avec les représentations primaires qu'ils se plaisent à manier?
De même, l'antienne ressassée après qu'un crétin en ait lancé le «la» d'un «- Vous allez voir, ce que vous allez voir!» ne me paraît refléter aucun écrit de ma part. On nage là dans le fantasme et la basse revanche des médiocres, dans la curée orchestrée de bas étage.
Nous avons fait au mieux et j'exprime mes regrets pour des erreurs ou des manquements que j'assume. Je me sens pleinement concerné par la déception que tous ceux qui «y ont cru» et nous ont soutenu peuvent ressentir. Mais la sagesse nous rappelle que Rome ne s'est pas édifiée en un jour.
Le travail que nous avons entrepris prendra du temps, surtout quand, n'organisant qu'une corrida, nous jouons à pile ou face, avec des moyens extrêmement modestes.
La mesure dans le jugement, c'est aussi de considérer cela.
Cela confirme qu'entre ceux qui ne savent rien mais se placent à proximité de ceux qui savent, ceux qui croient savoir, ceux qui savent mais supportent des intérêts bien compris, les déçus qui n'ont pas touché la propina (vous savez les invitations, les callejons ou le repas gratuit), et les crétins patentés, on a bien du souci à se faire pour se modeler une idée équilibrée et pondérée des choses. Le pompon allant à ceux qui en parlent mais n'y étaient pas ou se fondent sur l'avis d'un "professionnel", ne pouvant se déterminer tout seuls.
A la date et à l'heure où j'écris, à ma connaissance, un seul chroniqueur m'a paru exprimer par écrit une opinion intelligente, compétente et mesurée. C'est Vincent Bourg «ZOCATO», que pourtant je n'ai guère ménagé par le passé, et qui montre ainsi sa caste et son élégance. Chapeau Vincent! Je continuerai sans doute à t'égratigner mais avec respect et considération. Un seul l'a fait à l'oral, c'est Don Miguel DARRIEUMERLOU.
Pour les autres, laissons ricaner les hyènes pendant que la caravane passe (je respecte trop les chiens pour les concerner à ce tohu-bohu!). L'excès, la bétise et la méchanceté ont ceci de positif qu'ils prêtent à sourire... Toujours ça de gagné.

Xavier KLEIN

NOTA: Que les hyènes exigent des autres empresas le même exercice...
AUTRE NOTA: SVP, ayez le courage de commentaires signés les cancrelats...

vendredi 26 juin 2009

COMMUNIQUE

En réponse aux écrits polémiques de M. André Viard parus sur son site internet Terrestaurines et à un communiqué de M.Alain Bonijol (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-06-09/24-06-091.php), la Commission taurine d’Orthez tient à préciser les points suivants:
"L’ensemble des contrats afférents à l’organisation de la journée taurine a été négocié dans l’indépendance, la clarté, l’impartialité et l’équité, avec la préoccupation d’œuvrer qualitativement au meilleur coût, dans l’intérêt des aficionados et des contribuables d’Orthez.
Au terme d’une procédure de marchés publics lancée par la Mairie d’Orthez, et sans réponse des deux cuadras contactées à la date de clôture de cette procédure, il a été décidé de recontacter ces deux cuadras (Bonijol et Heyral) pour leur demander que chacune envoie un devis pour la journée taurine du 26 juillet 2009.
Considérant en outre que les deux cuadras françaises, celles d’Alain Bonijol et de Philippe Heyral, présentaient un niveau qualitatif équivalent, la Commission taurine a retenu le critère du moins disant à partir des deux devis existants, envoyés par Messieurs Bonijol et Heyral.
La cuadra Heyral a donc remporté le marché.
En outre, il a sans doute échappé aux commentateurs que la gestion de la plaza d’Orthez était désormais assurée en direct par la Commission taurine et que les décisions déléguées par Monsieur le Maire d’Orthez étaient prises par le Président de la dite Commission après consultation de ses membres, qui en l’occurrence étaient en plein accord.
Monsieur Alain LARTIGUE, excellent professionnel, assure désormais une prestation pour la rédaction, le suivi des contrats, ainsi qu’une assistance avec la pleine confiance de la Commission et de son Président.
La Commission comprend la déception de Monsieur BONIJOL qui a fourni durant plusieurs années une prestation de grande qualité dont Orthez n’a eu qu’à se féliciter. Elle espère que dès l’an prochain, M. BONIJOL concourra au marché qui sera mis en place pour une durée de 3 ans et qui sera attribué selon les mêmes principes.
Monsieur BONIJOL doit cependant entendre que la qualité tout à fait indéniable de sa prestation et de sa cuadra, qualité dont il n’a toutefois pas le monopole ni l’exclusivité, ne saurait constituer le seul élément du choix de la Commission.

Xavier KLEIN, Président de la Commission Taurine d’Orthez
Sans commentaires!