Humeurs taurines et éclectiques

vendredi 18 mars 2011

LODOSA (Navarra) dimanche 6 mars 13h15

Longeant le cours de l’Ebre, nous avons suivi de par les routes navarraises le convoi de fortune formé par le camion du picador et l’équipe de Fr3, managée par Don Vincente «ZOCATO», pour nous rendre à LODOSA, dans la Ribera.

Raul VELASCO devait y tienter, mais nous avions décliné l’invitation, ignorant qu’il fût possible de s’y rendre étant donné que le même piquero qu’à Funes devait y officier.
Comme à l’accoutumée, nos hôtes avaient bien organisé les choses (vous pensez avec la french TV!).
Après la dégustation gourmande de la production maison d’asperges brevetées, on nous véhicula en remorque communautaire tractorisée, à l’autre extrémité du kibboutz.
Le ganadero avait prévu grand et somptueux: la journée devait s’ouvrir en campo abierto, par un acoso y derribopoursuite et harcèlement» pour les russophones).
L’événement étant organisé à la bonne franquette, on attendit avec patience le jaillissement des fauves.
Au premier coup, la jolie rouquine prit tant d’avance que les cavaliers ne purent la rattraper avant la ligne d’arrivée à l’autre bout du champ.
Volte face et retour, bis repetita placent.

Le problème, c’est que la bestiole, nonobstant la célérité de sa course, avait pu jeter quelques œillades investigatrices et ainsi identifier des terrains de connaissances.
Ainsi, à mi-chemin, entreprit-elle hardiment d’infléchir sa trajectoire pour brutalement obliquer vers la clôture de palettes qui la séparait de la liberté. Et la coquine de la sauter prestement!
Panique à bord! Que faisait la policia?
Et tout l’équipage, Raul en tête, de se ruer à la barricade pour tenter de réintroduire la raisonneuse dans le droit enclos.
Désolé pour la piètre qualité: cliché pris à 100 mètres!
On assista ainsi de manière complètement inédite à une demie faena en palette, avant que la frondeuse ne s'éclipsât définitivement dans l'entrelac complexe et bordélique des clôtures de fortune: à elle les premières asperges! Ca ne s'invente pas...
La suite s'avéra plus classique. On dégota une autre candidate pourvue d’intentions moins aventureuses et infiniment plus conciliantes, façon toro moderne, à qui Raul se fit une joie de tirer 314,7 passes, si j’ai bien compté, en dépit d’un épuisement consécutif à sa course et/ou une faiblesse rédhibitoire. Un loukoum de vache que la garde rapprochée de Raul apprécia confortablement étendue sur l’herbette.

Il n’en demeura pas moins que le sieur Raul démontra, si besoin est, l’étendue de son savoir et de son art.


La suite ne devait pas être piquée des hannetons et donner dans l'épique.
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vendredi 11 mars 2011

FUNES (Navarra), dimanche 6 mars, 10h37

Dans le feu de la passion, je vous ai fait partager en priorité ce moment unique vécu avec le Maître FRASCUELO.
Pour autant, la tienta de Funes a réservé quelques autres plaisirs non négligeables.

L'accueil tout d'abord, et la rencontre avec la famille DOMINGUEZ, une dynastie de ganaderos qui fournissait les festejos mineurs en tous genres et les rues des pueblos de Navarre.
Enrique qui préside aux destinées de la ganaderia a une bonne bouille de Sancho Panza, mais dans sa tête et dans ses rêves, c'est un vrai Don Quijote.
Il nous avait organisé le tour détaillé du propriétaire d'une finca certes modeste mais remarquablement bien tenue et équipée, typiquement navarraise avec ses clôtures de bric et de broc, où palettes et traverses de chemin de fer trouvent une seconde jeunesse plutôt poétique.
Après avoir passé  les serres et les champs d'asperges (d'appellation d'origine contrôlée navarraise) on découvre la finca, en bordure de la rivière,  qui se décline sur des terrains alluvionnaires animés ça et là par des bosquets de peupliers.
La diversité du bétail traduit les diverses sources de l'apport Escudero, et constitue un rébus morphotypique que le compañero Thomas THURIES, maître incontestable (et incontesté) de http://www.terredetoros.com/ a trouvé une volupté toute particulière à décoder. Un plaisir et un privilège de l'entendre reconnaitre tel ou tel trait Coquilla, tel profit asaltillado au grand contentement d'Enrique tout aussi passionné.
Des gens de toros sérieux qui connaissent les arcanes secrets des toros et les traitent avec pragmatisme.

Il persiste toujours  dans ces élevages l'ambition secrète d'accéder à l'«autre» tauromachie, celle qu'ils perçoivent comme la grande, la vraie.
Chez Hermanos Dominguez, l'entreprise semble prendre forme avec le rachat du bétail de l’élevage de Jesus Perez Escudero (Tenebron près de Ciudad Rodrigo) qui décline le santacoloma dans ses variantes Saltillo et Coquilla.
Une entreprise rude, en dépit des atouts d'un sang aristocratique, la conduite de la ganaderia d'origine s'étant quelque peu relachée (il n' y a pas eu de tientas depuis 8 ans).
Tout est à faire, et d'abord prendre la mesure des 200 vaches achetées, à sélectionner sévèrement. Celles qui ne satisferont pas ne seront pourtant pas dédiées au matadero, elles s'en iront gambader dans les rues des villages de Navarre pour y perpétuer la flamme.

C'est dire que les tientas y compris celle du 6 revêtent une importance fondatrice en ce qu'elles s'avèrent déterminantes pour l'architecture et le faciès futur de la ganaderia.
Il n'est nullement anodin qu'on y tiente des vaches de 4 ans y picos, évènement en raréfaction, .
De la tribune, Enrique dirige les opérations avec autorité et compétence.
Il sait ce qu'il veut, vérifiant et validant le moindre indice, par exemple en fin de faena, la fijeza des candidates à la gésine.

 Outre le sieur Frascuelo, une poignée de toreros ou prétendants à l'être, se trouvèrent en lice.
Parmi eux, Jean-Baptiste MOLAS, issu d'une lignée d'aficionados dacquois (petit-fils de Pierre Molas qui présida aux destinées du ruedo dacquois) se distingua par une prestation d'une grande élégance sous la houlette de son père Vincent.
Il y avait là un sitio, un temple et une finesse de geste qui augurent heureusement. A suivre avec attention!
Mise à part une, les vaches surprirent par une grande suavité à la muleta pour qui savait mobiliser le bagage technique indispensable avec des santacolomas.
Elles allèrent crescendo à la pique, fuyant plutôt sur la première, par timidité, avant d'aller a más sur les suivantes. Classique dans cet encaste!
Deux furent exceptionnelles «pour le torero», comme on dit dans les callejons (dont celle de Frascuelo).
Dans le prochain épisode, l'ultime de la série, nous nous transporterons à Lodosa, à la rencontre de Raul VELASCO.
Xavier KLEIN
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mercredi 9 mars 2011

FUNES (Navarra), dimanche 6 mars, 11h12


Il est bon le «vieux».
Et quand je dis le «vieux», je le dis avec tout le respect que les journalistes ivoiriens mobilisaient quand ils annonçaient à la télé: «Attention, le Vieux (Félix Houphouët-Boigny) va parler.».
En effet, en Afrique, la civilisation et l’urbanité se subliment dans le respect des «vieux».
Quand ils parlent juste, on célèbre leur sagesse. Quand ils «alzheimisent», on constate qu'ils parlent aux dieux.
Heureuses contrées! On aimerait parfois que la France où le «jeunisme» sévit, soit un «pays en voie de développement», une cocagne où être vieux ne signifie pas être «out», un eldorado où l’on sache que chacun peut et doit apporter à l’ensemble de la communauté, quel que soit son âge, son sexe, son origine!
Las! En Gaule, patrie paraît-il civilisée, les «vieux» constituent des voix électorales plutôt que des voies de sagesse.
On les voue à la maison de retraite 3 étoiles, avec concours de bingo quotidien, sortie mensuelle à Ibardin, viagra semestriel,  récital annuel de Jack Lantier, allocation dépendance garantie et le tour est joué...

Il est bon le «vieux».
Parce qu’avec ses 63 carats à la San Mateo, Carlos Escolar «Frascuelo» s’embrase toujours avec autant d’incandescence d’une afición qui manque à tant de jeunes cadres dynamiques des ruedos.
A l'âge où l'on se tasse, il veut bouffer du toro, du risque, de l'adrénaline à pleines goulées.

Tanné et buriné comme un centurion primipile, fier comme un capitan de tercios des Flandres, burné comme un ataman d'antichambre de la Grande Catherine, lifté au piton bravo, Carlos ressemble au croisement improbable d'Anthony Quinn et de Jack Palance.
 Normal quand on a vu le jour à Torrequemada (la tour brûlée), bourgade de Caceres, Extremadura, terre implacable, productrice de cailloux, de sueur, de larmes et de conquistadors.
Parce que les 17 cm de coup de corne qu’il a pris dans le bras ne l’empêchèrent aucunement de toréer divinement 3 jours plus tard à Arzacq.

Il est bon le «vieux».
Chaleureux, cordial, sans manières et sans arrogance, blaguant, riant jusqu’à l’entrée sur le sable où il se mue en empereur romain, dont le rein se cambre, la nuque se raidit, la taille se hausse, et le regard toise des horizons chimériques -les Amériques peut-être- à moins que ce ne soient les étoiles qui se lèvent avant l’heure pour saluer ses rêves…

Il est arrivé en retard, la tienta entamée.
La voiture parquée, on a attendu patiemment et respectueusement qu’il s'apprête, blouson de cuir et pantalon noir, jabot dentelé sur chemise brodée, bandana rouge. Il faisait tache parmi les éphèbes que les trajes cortos dernier cri moulent comme des habits de lumière.
Lui, donnait dans l’ample, le confortable, le traditionnel, le vrai quoi!
Sagement, humblement, sans la ramener, il a pris son tour, comme les blanc-becs, intervenant sans ostentation, quand on le lui demandait.
La différence avec les gens qui croient savoir, c’est qu’avec lui on n’a pas besoin de demander: IL SAIT.
Quand, comment et où placer une vache, à quel moment elle «est vue», s’il faut insister pour aller dévoiler les qualités qu’elle recèle, son «moi profond», sa réalité ultime.

Il est bon le «vieux».
D’aucuns évoquaient récemment la marque de son déambulateur en guise d’ironie… De nos jours l’ignorance et la bêtise prennent fierté à s’exhiber.
Il faut avoir partagé en 1986, au petit matin, la tête lourde de bourbon, un bœuf de Stan Getz (60 piges), dans une boite de Bacalan après un concert pour concevoir.
Il faut avoir traîné dans certains bouges andalous et avoir connu l’ovation faite à des mémères de 180 livres, anciennes gloires des tablaos, par un public initié qui reconnaissait par delà la performance, la quintessence de l’art pour comprendre.
Il faut avoir vu le très vieux maître Kanjuro Shibhata tirer à l’arc à 85 ans pour savoir.
Pour savoir quoi?
Pour concevoir, comprendre et savoir ce qui s’est imposé comme une évidence ce matin là: la maîtrise de l’art et de la technique, la puissance du feu intérieur supplantent tout lorsqu'elle s'expriment, et surtout les limites du corps!
Vincent Bourg «Zocato» (présent avec FR3 pour le filmer) impressionné, les apprentis ébahis, les vieux de la vieille époustouflés!
Quand les jeunots se retiraient en sueur, éprouvés par des vaches en cannes, lui, le «vieux», s’en revenait paisiblement en trottinant, à peine essoufflé, pour avoir compensé le déficit physique par une technique aboutie.
Quand les minots se satisfaisaient d’une litanie de passes sans âmes, lui, le «vieux», donnait à voir trincheras éternelles et naturelles de face inoxydables, doblons d’apparat et pechos de piton al rabo.
Lui d'ordinaire si rare et avare de passes inutiles, nous a régalé d’un festival de beauté simple, efficace et vraie.
Et par dessus tout de NATUREL.
Pour tout dire, sur les 200 clichés pris en rafales, seule une demie douzaine de passes étaient à écarter.
Une photo peut mentir, 200 ne trompent pas (je vous en fais grâce!).

Oui, il est bon le «vieux», mais qui sait encore le regarder?
A FUNES, dimanche 6 alors que le soleil culminait, il y eût un moment de grâce, l'un de ceux, rares, qu'un aficionado grave précieusement dans ses souvenirs.
FUNES, ce n'est pas loin, 2 plombes en charriotte.
Il y 2 siècles il aurait fallu 5 jours pour s'y rendre.
Pourtant, sans public pour l'admirer, sans trophées qui dégringolent, sans rien attendre que la joie de toréer, le «vieux» sublimait le duende et la classe.
Miracle de la tauromachie: cela vaut dix ferias, sans regrets...
Il y a pis que d'ignorer, c'est de se refuser à savoir!
Xavier KLEIN
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OUPS!


mardi 8 mars 2011

Economie et gestion de la corrida

Orthez est une vieille dame qui naquit pendant les âges héroïques où l'«anglois vendangeait l'Aquitaine» de l'ambition de la Maison de Moncade qui engendra le beau Gaston Fébus.
A la Renaissance, Jeanne d'Albret en fit un bastion de la Réforme, y convoquant la fleur de l'humanisme.
Qui dit humanisme et qui dit Réforme dit aussi livre.
De cette époque, Orthez conserve un attachement très marqué pour le livre, les livres, qui se traduit par une politique: «Orthez, cité du livre», et un dynamisme très particulier d'entrepreneurs en la matière.
Avec Jean Paul LAFONT, la jeunesse n'a pas attendu le nombre des années. Fin, cultivé, entreprenant, ouvert, et ... aficionado, il a su s'inscrire avec honneur dans la tradition orthézienne en présidant, entre autres, au destin des Editions Gascogne.
Il m'a confié qu'il envisageait de très fortement développer la part taurine de son catalogue, ce dont nous ne pourrons que nous réjouir.
Parce qu'il est aficionado, parce qu'il est orthézien, parce qu'il est entreprenant et créatif, et surtout parce que c'est un ami loyal et érudit, vous comprendrez que je me ferai régulièrement ici l'écho de ses publications.
Avec «Economie et gestion de la corrida» et Pierre TRAIMOND, Jean Paul n'a pas choisi la voie de la facilité et de la démagogie.
L'ouvrage est dru et luxuriant, dense et très fortement documenté. Il connait semble t-il un grand succès, y compris -et c'est étonnant- auprès de publics très éloignés de la tauromachie.
Pierre TRAIMOND connait son affaire, porte une vision inaccoutumée et pose de vraies questions susceptibles d'apporter du sens à l'évolution actuelle de la tauromachie.
Si d'aucuns se préoccupent empiriquement de l'aspect économique du fait taurin, avançant empiriquement des thèses que rien ne vient valider, TRAIMOND appuie ses affirmations sur une étude rigoureuse, frappée d'évidence au sceau de la compétence technique en matière économique.
Il démontre par exemple que la tauromachie s'inscrit pleinement dans un fonctionnement et une logique «capitaliste» et libérale qui conditionnent grandement son évolution actuelle.
Un discours dont nous ne saurions que nous réjouir en ce qu'il vient dessiller ceux qui en douteraient encore et qui se bercent encore des illusions des grands mots et du discours trompeur sur les «valeurs taurines»: la tauromachie est avant tout, aujourd'hui plus que jamais une question de pépètes.
On trouvera donc indispensable de se libérer le 25 mars pour entendre ces vérités.
Xavier KLEIN
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Les Éditions Gascogne, ont le plaisir de vous inviter à une soirée autour du livre:
ÉCONOMIE ET GESTION DE LA CORRIDA
de Pierre Traimond
Avec la participation de Roger Merlin, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France
le vendredi 25 mars à 18 h 30, Restaurant La Casa, 11, place du Foirail à Orthez.
La soirée sera animée par le journaliste Pierre Vidal.
Entrée libre.
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vendredi 4 mars 2011

MMM's story


Muriel MARLAND-MILITELLO (caricature tirée du site LE RAVI: http://www.leravi.org/article.php3?id_article=65)
Un peu simplets mais mignons tout plein.
Ils paraissent prendre un malin plaisir à tendre les verges pour se faire battre et persistent, contre vents et marées, à nous communiquer des nouvelles de leurs «luttes» et de leurs supposés succès.
Le moindre article dans la «Gazette de Trouduc-le-Haut» donne lieu à communiqué triomphal: on sabre le champagne dans les conciergeries et on se congratule d’importance dans les chenils de la S.P.A.
Doulce France…
Ils nous avaient déjà annoncé l’apothéose de Paulette «Bécassine» DUBOST (pudiquement renvoyée sine die), nous serinent périodiquement avec des sondages ou des pétitions bidons, prédisent inlassablement, comme des Témoins de Jéhovah, la fin imminente de la corrida, volent au secours de la victoire des autonomistes catalans (dont on sait les ressorts bassement politiques), nous promettent régulièrement et … vainement le bûcher et l’enfer.
Mais en dépit de ces échecs et revers, comme les «ceusses» dont Audiard disait qu’ils osent tout et que c’est à ça qu’on les reconnaît, invariablement ils persistent et signent.
Au hit parade des chefs de file de leur politburo, on note avec intérêt l’ascension fulgurante ces derniers temps de l’honorable Muriel Marland-Militello, députée de la IIème circonscription des Alpes Maritimes, dite MMM. Un peu comme les bonbons qui fondent dans la bouche et pas dans la main, ou à une voyelle prés (un A de soulagement) comme sa «cop» récemment rapatriée à Saint Jean de Luz («Psycho-rigides de tous les pays unissez-vous!»).
On sait les accointances métaphysiques plus ou moins troubles entre les «gentils zantis» et la droite la plus conservatrice sinon la plus extrême (notre BB ultranationale en est la parfaite illustration), mais aller chercher comme porte-drapeau la députée d’une des zones les plus contaminées par la peste brune et la magouille organisée, fallait le faire!

Car de qui parle t-on?
MMM a été élue pour la première fois à la députation en 2002, avec l’appui et le soutien du bon Jacques PEYRAT. Vous savez le transfuge niçois du Front National (dont il fut député européen), ancienne éminence de l’O.A.S., grand copain de Jean Marie LE PEN avec qui ils batifolèrent à la Légion en Indochine, et du très respectable Jacques Médecin, apôtre bien connu de la vertu civique.
Depuis, MMM a progressé, se faisant réélire députée en 2008 et Conseillère Municipale (Maire-adjointe chargée de la Politique Culturelle de la Ville) de Nice, dirigée d'une main de fer dans un gant de motard par l’excellent Christian ESTROSI, première gâchette chez Nicolas 1er.
Un beau palmarès pour ce grand démocrate, surnommé le «motodidacte» eu égard à ses succès motocyclistes conjugués avec une certaine bassesse de plafond.
La manie «prohibitative» de Mumu n’est donc en rien due au hasard, pour l’émule d’un monsieur qui s’est illustré par une opposition au PACS ou au droit du sol en matière de nationalité.
Par contre, Christianot sait se montrer positif: il veut à toute force récupérer les cendres de Napoléon III, l’homme qui fit choir la IIème République, sanctionner les maires laxistes en matière de sécurité ou mieux rétablir la peine de mort (Proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes, n° 2430 du 11/12/1991) pour les humains bien sûr.
Un type vertueux également, plusieurs fois évoqué dans des affaires de détournement (affaire du golf de Nice) ou dans le coup du jet privé, loué à grands frais. Une vertu qui lui vaudra également l’invalidation de son élection de 1993 et son inéligibilité. Dis moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es…
Bronzée et liftée à souhait, Muriel nous joue les mannequins beaufs de l’U.M.P., militant ardemment pour des causes fondamentales, réclamant vigoureusement un «Grenelle de l’arbitrage» en matière de football, une affaire à traiter de toute urgence on le comprendra (http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/16/une-deputee-reclame-un-grenelle-de-l-arbitrage_1095675_823448.html).
Bête noire de nombre de netsurfeurs (http://reflets.info/la-depute-marland-militello-s-enrhume-le-neurone/) on célèbre à l'envi son ouverture d'esprit et sa subtilité.
Diplômée de langues orientales, MMM excelle dans la langue de bois et surtout dans le léchage méticuleux et approfondi des santiags présidentielles (http://bluetouff.com/2010/10/18/la-depute-marland-militello-nous-fait-une-rechute-a-2-patates/), troquant allègrement le tailleur Chanel contre le péplos de grande prêtresse de Saint Nicolas.
Qu’on se rassure cependant, MMM sait demeurer classique et conserver les vieux réflexes autoritaristes de la vieille droite éternelle, volant au secours d’icônes progressistes telles que Johnny HALLYDAY ou plus récemment Eric WOERTH, injustement mis en cause, pour réclamer un encadrement du journalisme (http://tempsreel.nouvelobs.com/article/20100709.OBS6883/une-deputee-ump-souhaite-encadrer-le-journalisme.html).
Prohibez! Prohibez! Il en restera toujours quelque chose.
Xavier KLEIN

et si vous voulez vraiment rire: http://les-jeunes-avec-mmm.blogspace.fr/
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jeudi 3 mars 2011

Festival d'Arzacq: sérieux et afición.

Les absents avaient tort, mais auraient-ils trouvé place au banquet? On refusa presque du monde.
Une après-midi vraiment intéressante ce dimanche 27 février à Arzacq à porter au crédit de l’afición et de l’investissement des peñas d’Arzacq et de Pau qui ont beaucoup de mérite à s’impliquer ainsi dans la réalisation de leur festival.
Avec la note de buen gusto d’avoir programmé les maîtres lidiadors Frascuelo et El Fundi.
Une après-midi dédiée à Luis Antonio Vallejo «El Pimpi», visiblement et justement plus apprécié en Béarn profond que sur les rives océanes.
Sa courageuse épouse Nathalie faisait fière figure et apporta, s’il en était besoin, un démenti cinglant aux critiques malveillantes et infondées que l’on sait, par la prestation remarquable et en forte progression de sa cavalerie. D’autant que les piqueros se firent un devoir d’honorer par leurs actes, la mémoire de leur compañero disparu.
Il n’y eût besoin ni de balance, ni de «puces», pour se réjouir de la mobilité des chevaux sous les charges d’un lot de novillos bien faits et fortement encastés, très «en cannes», qui surprirent par une incommodité inhabituelle pour ce genre de spectacle (Jose Manuel Escolar CARRASCO, origine Garcigrande, Navamorcuende -Toledo-).
On m’excusera d’avoir surtout apprécié la rugosité et les charges violentes des 2 premiers, mansos con casta de fort caractère, un peu tontos également, qui présentaient des difficultés notables sur la corne droite.

Le troisième était un loukoum à suçoter avec délectation, ce que ne manqua pas de faire le maestro EL FUNDI, nous gratifiant d’une véritable leçon de tauromachie technique, tout en démontrant à ceux qui persisteraient toujours à l’ignorer, que pour se taper toute la camada seria, il n’en conserve pas moins des finesses et des élégances pleinement honorables. Nous lui saurons gré d’avoir poussé la jouissance, et le pundonor jusqu’à la conclusion d’un magnifique encuentro (quasiment un recibir).
Regardez les photos, c'est presque une méditation, un état de prière du corps et de l'âme.
On aura également relevé une très fine et délicate entrée en matière de Mathieu GUILLON sur deux séries particulièrement allurées, après poses de banderilles fort honnêtes et correctes, ce qui devient rare de nos jours (les banderilles du jour furent globalement de grande qualité).
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On rem’excusera de terminer par ce qui constitue pour moi, l’événement marquant de l’après-midi, la prestation à l’ancienne, classieuse, austère, dépouillée et sans concession du Maître FRASCUELO.




Amateurs de quantité s’abstenir, on pouvait les compter sur les orteils d’un unijambiste, mais quelles passes ma douée!
Ce qui est rare est précieux…

  
 Pesantes, efficaces, adaptées, superbes et suprêmement évidentes comme les colonnes du Parthénon.
Il ne fallut à l’«ancien» ni des lustres, ni des palanquées de remue-flanelle pour dominer et cadrer l’affaire. D’emblée, le bestiau fut soumis à quelque trinchera qui calme les ardeurs et laisse des souvenirs tant au cornu qu’à l’aficionado de verdad. De même qu’on le vit travailler et améliorer une corne dextre à tête chercheuse et une propension taquine à jouer frotti-frotta à tribord.
A Madrid on serait mis au garde à vous, avec respect et exaltation mystique!

Et l'homme tranquille et fier de conclure par estocade contraire.


Putaingue que ce retour au laconisme taurin faisait plaisir à voir! Même si peu comprirent, hormis les initiés, et qu’il ne dut se contenter que d’un pavillon, même pas de complaisance.
La suite montra parfois que la vulgarité paie mieux!
Qu’importe!
Grâces soient rendues aux bons anges qui eurent l’idée lumineuse de l’inviter: c’est cela l’afición, la seule, l’éternelle, la vraie!
Et tant pis pour ceux qui ne surent pas voir, pas distinguer entre toréer et faire des passes!
Merci encore aux festi-valeurs. On en RE-DE-MAN-DE.
Xavier KLEIN