Humeurs taurines et éclectiques

jeudi 30 décembre 2010

Un peu de sérieux et de rigueur ne ferait pas de mal.


Blason de César BORGIA

J'adore ces gens qui pour redorer leur blason ou faire «culturés» s'aventurent sur des terrains qui ne sont pas les leurs.
Cela fournit en général quelques belles perles, ce qui serait un moindre mal, si derrière, n'était en jeu la CREDIBILITE de ce qu'ils avancent dans les revues sur papier glacé.
Si les informations y sont aussi sérieuses, cela promet!
*
Je ne suis pas un érudit en matière de toros, ni d'ailleurs en droit ou en boxe, et je ne prétends nullement l'être. Par contre, je porte quelque intérêt aux sciences humaines, notamment à l'histoire.

1°) Ainsi, suis-je très étonné d'apprendre sur un site boucalais qu'un «curé mexicain» est en poste au Vatican. Le curé en question devient alors une perle rare. En effet un «curé» représente une FONCTION, en l'espèce la responsabilité d'une paroisse. Or, à ma connaissance, au Vatican, il n'y a pas de paroisse, donc, pas de curé!!!
L'inculte voulait sans doute parler de PRÊTRE au Vatican. Père Très Saint, pardonne lui, car il ne sait pas ce qu'il fait!

2°) Tant qu'à faire, pourquoi ne pas rendre à César ce qui appartient à César (Matthieu, XXII,21), mais alors à CESAR BORGIA, qui ne fut jamais pape, même si son papa l'était, et qui fut "l'empresa" organisatrice des fameuses corridas. Pour la petite histoire, César mourut lors du siège de Viana en Navarre et servit sans doute de modèle à Nicolas Machiavel dans «Le Prince» pour son portrait de l'homme d'état idéal. C'est d'ailleurs dans les «Oeuvres complètes» de Machiavel (La Pléiade) et dans «L'histoire de l'estat vatican» qu'on trouve l'allusion à ces corridas.

3°) Corridas (au plus deux car la chose ne plut guère aux romains) qui se déroulèrent mais pas sur la place Saint Pierre, puisque les travaux pour l'édifier ne furent entrepris qu'au milieu du XVIème siècle par le Bernin (La construction de la Basilique débuta quant à elle en 1506).
En 1500, l'emplacement de l'actuelle place Saint Pierre était encore occupé dans sa plus grande partie par le grand péristyle de l'ancienne basilique de Constantin.

4°) La conclusion n'est pas moins stupéfiante puisqu'on y apprend que "le pape Borgia" !!! (mais lequel, car il y en eût 2: Callixte III et Alexandre VI?) était castillan. Bizarre! Bizarre!
Je pense que mes vieux copains de Borja (province de Saragosse), petite cité vinicole jumelée avec Jurançon (j'ai participé à des échanges...) vont annuler leur abonnement à Tierras Taurinas. La famille Borgia (italianisation de Borja)  est donc d'origine aragonaise, avant d'émigrer dans la province de Valence, si mes souvenirs sont bons. Ca fait un peu loin de la Castille certes, mais quand on aime on ne compte pas...
***
Bien évidemment, je n'incarne nullement la voix de l'aficion française, à Dieu ne plaise, mais quatre énormités en un article d'une vingtaine de lignes, ça fait beaucoup, non?
Suis-je taquin!
Xavier KLEIN
*
PS: 53 piges aujourd'hui, mais toujours bon pied, bon oeil, le vieux!

7 commentaires:

Anonyme a dit…

qui a 53 ans? pas bien compris:Calixte ou César?


Le hautbois...

el chulo a dit…

gamin, va!

"Jiès Arles" a dit…

Alors ... Très Bon Anniversaire ... vous verrez, dans 12 ans, c'est encore mieux ! Et continuez comme ça ... l'histoire, les mots, la langue, la culture ... Merci

el chulo a dit…

tiens donc, je poete de chez marc, le pourfendeur de "couilles molles" t'honore de sa délicate attention? veinard va!

pedrito a dit…

Cumple año feliz, Javier.

Abrazo d'un humble aficionado, cette modeste valeur qui n'est justement pas le propre des m'as-tu-vu qui sévissent autour de NOUS

Laurent Larrieu a dit…

bon anniversaire. Amen, in nomine patri, urbi et orbi et tutti quanti!
la bise

dionxu a dit…

Grand blason à qui il manque les magnifiques tenants (ornements autour du blason,celui-ci étant richement orné puisque provenant de trois illustres Maisons de France, d'Albret et Borgia, il porte différents titres d'archevêque, cardinal, Duc deux fois, et Seigneur de Piombino...rien que ça !)
On le lira, pour les amateurs d'héraldique et/ou de vieux français comme suit:
Écartelé: aux I et IV, d'or, au taureau de gueules, passant sur une terrasse de sinople, à la bordure du champ cousu du premier chargée de huit flammes de sinople; aux II et III, contre-écartelés, 1 et 4 d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or (de France), 2 et 3, de gueules (d'Albret).
C'est t'y pas beau ça?
Deni§