Humeurs taurines et éclectiques

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jeudi 12 décembre 2013

S'ils vous filment, filmez les!

Barbarella, hommage à FOREST par Milo MANARA
Après une longue période d'impossibilité à écrire, me revoilà à m'essayer à l'exercice.
 
Ce ne sont pourtant pas les sujets de méditation -non transcendantale- qui ont manqué: la tauromachie est en mutation, tant dans ses fondements que dans ses modalités pratiques et cette période s'avère difficile à négocier, surtout chez nos cousins ibériques.
Le danger surgit tant de l'extérieur (nos «zamis les zantis»), que de l'intérieur où d'une part l'évolution actuelle des spectacles et de leur (manque) de contenu, d'autre part les querelles du mundillo et l'impossibilité en Espagne d'élaborer un front commun, enfin la prépondérance portée à l'argent par rapport au fait culturel alimentent et confortent l'argumentation «zantie».
Nous y reviendrons dans un prochain article.
La France est bien mieux lotie, notamment le Sud-Ouest où prédominent largement les organisations municipales ou associatives. La corrida s'y assume avant tout comme un fait culturel et identitaire, ce qui explique non seulement le consensus des aficionados, mais également et surtout le sérieux dont nous créditent envieusement nos amis espagnols.
 
Le discours français sur la corrida s'est homogénéisé, notamment par l'évolution tardive mais bien réelle d'André Viard depuis 2 ans, sur les fondements taurins. Certes, il n'y a pas eu de mea culpa chez l'ex-grand prêtre de la tauromachie, du toreo et du toro «modernes», mais là n'est pas l'important.
L'important n'est pas qu'avec quelques uns nous ayons eu raison avant les caciques, l'important est que le fond et la forme pour lesquels nous nous battions se soient progressivement imposés comme des réalités désormais incontournables. Un peu partout, les changements dans les cartels, les nouveaux élevages apparus, l'attention développée au premier tercio sont là pour le confirmer. Pour résumer on ne parle plus guère d'ayatollahs ni de talibans...
 
J'ai toujours milité pour une tauromachie diverse, dans laquelle les écoles, les perceptions, les sensibilités puissent s'exprimer, dialoguer, se répondre, s'influencer, se conjuguer. L'évolution actuelle va dans ce sens, et, s'il fallait un symbole à cette état nouveau, le mieux choisi serait cette faena marquante de Morante de la Puebla en septembre à Dax face à un toro de Victorino Martin. Un de ces gestes qui consacrent -s'il en était besoin- un «maestro de verdad»!
 
Toutefois, si les raisons d'espérer se manifestent -je le redis, toujours en France- les raisons de s'inquiéter s'y développent, dont il y a lieu de prendre toute la mesure.
Le changement de stratégie des «zantis» et ses conséquences ne sauraient plus être occultés, notamment par la phalange des «aficionados de tour d'ivoire» qui méprisent avec altitude toutes ces vicissitudes qui ne rapportent pas à leur vision romantisée des campos.
Les attaques -violentissimes- visent désormais les petites arènes qui ne disposent pas des moyens de réponses adaptés.
Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, depuis toujours je postule que la survivance de la tauromachie tient à la solidité des petites plazas: Barcelone est «tombée» parce qu'il n'y avait plus rien autour!
Le vrai peuple du toro porte volontiers béret, parle parfois rocailleux, souvent en gascon, chasse, pêche, tue le cochon et gave ses oies et canards. Il est bien éloigné des uniformisés rouges et blancs qui peuplent les ferias. Fin connaisseur aux mains calleuses, à la réplique prompte, à l'esprit affûté, il se pèle le postérieur en novembre à Saint-Sever ou à Rion des Landes, avant de rissoler sur les tendidos surchauffés de Parentis, d'Hagetmau ou de Roquefort. C'est lui, ce descendant des Tarusates ou autres Tarbelles, les «peuples du taureau» (radical indo-européen *tarb-/*tarv- qui signifie taureau) qui tiendront un jour la première ligne de défense d'une certaine conception du monde, de la vie, de la mort, du rapport à la nature.
 
Les honorables associations «zanties» se dissimulent et sous-traitent désormais leur activisme à des nervis embrigadés et importés de Paris, de Bretagne, de Belgique, d'Allemagne, de GB voire des USA. Ces jeunes gens charmants portant uniformes (comme le 11 novembre à Saint-Sever), cagoules ou capuches (Rion) viennent gambader et se distraire autour de nos placitas avec des ustensiles bien peu champêtres (barres de fer, chaînes, bombes lacrymo, engins pyrotechniques). Chaleureux (ils n'hésitent pas à incendier les arènes de Rion), ils pratiquent une communication directe, certes fondée sur un vocabulaire châtié («enculés», «salauds», «sadiques», «barbares», «tortionnaires», etc.) mais directement compréhensible par les «dégénérés provinciaux» que nous sommes à leurs yeux.
 
C'est sans doute sur ce mode distingué que les chevaliers nordistes de Simon IV de Montfort communiquaient avec les Albigeois, Cortes avec les Aztèques et Bugeaud avec les Kabyles, sans parler des hussards noirs de la République qui ont réprimé les langues régionales en humiliant les gamins qui les pratiquaient. Que voulez-vous, lorsqu'on est fanatique et sûr de son droit, c'est toujours la même chose! Bien sûr, les leaders médiatiques qui poussent à l'acte sans s'y engager parlent un tout autre langage très bisounours: entendre Hély délirer sur la compassion est dans ce contexte un plaisir délectable.
 
Le problème, c'est que pour faire face à ces situations de troubles volontaires à caractère émeutier, les communes concernées sont obligées de mobiliser les grands moyens (services d'ordre, CRS, etc.) ce qui s'avère coûteux et surtout inassumable par les budgets locaux.
On pourrait d'ailleurs envoyer les factures … salées à ceux qui n'ont de cesse de glapir à l'encontre des soi-disant subventions publiques qui irrigueraient généreusement la tauromachie. Ces déploiements entraînent des choix: à Orthez lorsque 50 gendarmes sont requis durant un jour, ils manquent ailleurs, notamment pour couvrir la sécurité des autres jours de fêtes. Il ne s'agît donc ni plus ni moins que de gestion de la sécurité publique de base.
 
Le problème également, c'est que si dans le cas des hooligans les désordres se produisent DANS les stades par des SUPPORTERS, dans le cas des «zantis», les manifestations des «zantis» se produisent la plupart du temps HORS des arènes par des OPPOSANTS.
 
Le problème enfin serait de savoir si la puissance publique admettrait de même, des manifestations de ce type organisées par des libre-penseurs devant et dans des églises, temples, synagogues ou mosquées, des royalistes devant et dans l'Elysée, le Front de Gauche devant la statue de Jeanne d'Arc le 1er mai, des antimilitaristes le 14 juillet à l'Arc de Triomphe, etc.
 
Les guerres picrocholines entamées par les «zantis» -car n'oublions pas que dans cette affaire, il y a des agresseurs en série et des agressés systématiques- se déplacent également sur le plan juridique. Les actions en justice (plaintes, référés, etc.) se multiplient et les juristes qui y ont paré jusqu'à présent l'ont fait gratis pro deo, une situation qui ne saurait durer, d'autant que ces dossiers exigent urgence, temps et moyens. Des juristes que les petites communes n'ont pas les moyens de mobiliser.
 
Plus grave est l'occupation du terrain médiatique par les «zantis» qui se victimisent alors même qu'ils provoquent une confrontation dont ils espèrent tirer profit. La stratégie est désormais patente: provocations, insultes jusqu'à l'exaspération d'un aficionado qui sera filmée et largement exploitée par la suite. Réseaux sociaux et images sont largement exploités et il n'est nullement indifférent que la presse télévisuelle nationale ait largement utilisé pour illustrer ses reportages des images exclusivement fournies par les «zantis».
Dorénavant, les moyens employés, dans le fond comme dans la forme, n'ont plus grand chose à voir avec l'amateurisme d'antan. Ce sont quasiment des techniques d'intox, de «guerre psychologique» et de guérilla urbaine qui mobilisent des groupes extrêmes organisés, motivés et surtout entraînés.
 
Par delà, c'est toute une dialectique de l'HUMILIATION qui est mise en œuvre. Pour preuve ces «haies de déshonneur» particulièrement explicites qui rappellent douloureusement le supplice des verges où le condamné devait traverser une double haie de bourreaux qui l'insultaient et le fustigeaient. Une pratique initiée dans les légions romaines, perpétuée à coup de baguettes à fusil dans les régiments de l'Ancien Régime (notamment en Prusse où elle est demeurée en usage jusqu'en 1870) et portée à son aboutissement par les unités SS à grands renforts de schlague sur les malheureux juifs des ghettos (évidemment, je ne compare nullement le statut de ces derniers avec ceux des aficionados ou celui des «zantis» avec les SS, mais seulement la volonté explicite d'humilier).
 
A cette nouvelle conjoncture, il convient d'apporter des réponses adaptées et de passer du «bricolage» (le mot n'a rien de péjoratif pour ceux qui ont œuvré bénévolement) à une professionnalisation accrue de la réplique.
Si un consensus semble commencer à se créer dans l'afición quant à la nécessité d'une réaction significative, si lors des assemblées de l'A.C.O.S.O. (organisateurs de corridas et novilladas du Sud-Ouest) et de l'U.V.T.F. (Union de Villes Taurines de France), le thème s'est imposé, il reste à déterminer les contingences. Autrement dit: qui fait quoi et comment?
QUI? La question étant avant tout financière, il s'agit de savoir quelle est l'instance la plus à même de lever des fonds. L'A.CO.S.O.? Pourquoi pas, mais elle ne réunit que les organisateurs du Sud-Ouest! L'U.V.T.F.? Si elle apporte la caution du politique, elle ne dispose pas en l'état des fonds propres, ni de la possibilité en l'état de les réunir?
QUOI? C'est la mise en place d'un réseau de juristes professionnels spécialisés et disponibles pour informer, conseiller et plaider, offert à toutes les plazas, notamment celles qui ne pourraient y recourir par leurs propres moyens internes. C'est également le recours à des spécialistes de la communication. C'est enfin contrecarrer le lobbying effréné des «zantis» soutenus par le «complexe animalo-industriel» (soit de 4,5 à 5 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel).
COMMENT? Tout cela suppose un budget dont il conviendra d'évaluer l'ampleur. De même que devront être mis en place des instances et des mesures de contrôle de l'exécution de ce budget. Des idées diverses ont émergé, dont la plus opérationnelle serait un pourcentage des recettes (0,5 à 1%???).
 
En attendant, l'afición dans sa globalité pourrait se préoccuper de s'investir d'avantage surtout en ne laissant pas le champ libre aux «zantis».
 
Quoi faire?
D'abord, autant que possible, garder son calme et ne pas céder aux provocations.
Ensuite occuper le terrain en répondant -toujours sereinement- dans les rubriques commentaires de tous les articles de presse portant sur la tauromachie, systématiquement envahies par les «zantis» pour donner à croire qu'ils sont majoritaires.
Prendre contact et développer les relations pour créer un front commun, expliquer à d'autres secteurs de la ruralité que si nous sommes la cible principale, eux aussi sont dans le collimateur (éleveurs, gaveurs, chasseurs, pêcheurs, etc.).
 
Comme évoqué plus avant, parmi la panoplie des armes médiatiques utilisées par nos adversaires, il en est une qui a fait des ravages sans que quiconque dans l'afición ne paraisse songer à la retourner contre eux: l'IMAGE. Tous les reportages réalisés par les medias régionaux ou nationaux ont utilisés à l'envi des images (photos ou vidéos) issues (et manipulées) par les «zantis». On y voit les pauvres bêtes gazées, déménagées, parfois matraquées. Ou bien de dignes vieillard(es) bousculé(e)s, des jeunes femmes malmenées (après leur crise d'hystérie), leur progéniture pleurer (après avoir gentiment traité les gens de mots doux lors des haies de déshonneur), etc.
Bien évidemment la caméra filme toujours dans le même angle: tournée vers les vilains aficionados et les méchantes forces de l'ordre, et toujours après avoir charcuté au montage l'«indésirable».
La réponse semble évidente: s'ils vous filment, filmez les!
Xavier KLEIN


jeudi 30 mai 2013

Les apories du Grand Sâr Rabindranathviard

Aporie: contradiction insoluble dans un raisonnement. 
Paradoxe: proposition qui, contradictoirement, mettant la lumière sur un point de vue pré-logique ou irrationnel, prend le contrepied des certitudes logiques, de la vraisemblance.

Le garçon est indécrottable et c'est au détour d'un article, lorsqu'il se prend à les sortir en série, que sa vérité fondamentale jaillit, telle l'éruption de ces gisements de pétrole soudainement libérés de leur claustration géologique multimillénaire.
Ces lapsus, chers au vénérable Sigmund, viennent subitement dévoiler la réalité profonde de convictions trop longtemps refoulées ou soigneusement «contentionnées» qui relèvent du paradoxe.
En témoigne son dernier article du 30 mai intitulé «Jandilla», un chef d'oeuvre de contradictions et d'équivoques (http://www.tierrastaurinas.com/terrestaurines/actus/01-05-13/30-05-132.php).

1ère affirmation (c'est une OPINION et non un FAIT): «À moins d'être un révisionniste aveugle, nul ne peut contester le fait que la ganadería de Jandilla est une de celles qui possèdent un des patrimoine génétiques les plus riches et les plus variés.»
Je ne sais pas ce que l'on entend par «un des patrimoines génétiques les plus riches et les plus variés».
Quand je ne sais pas, ne disposant pas des connaissances mirandoliennes du Grand Sâr argenté, j'obéis stupidement à l'antique injonction parentale et je vais chercher sur le dictionnaire, en l'occurrence l'Encyclopedia Universalis. Pour simplifier les choses, basculons sur wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_g%C3%A9n%C3%A9tique).
Toujours très stupidement, ne pompant pas grand chose au merdier, je m'en remets au bon sens qui me susurre benoîtement que Jandilla, c'est le Domecq le plus pur, avec un morphotype caractéristique et le comportement que l'on sait.
Question: où voit on de la richesse et de la variété là dedans? Ou plutôt: que peut nous importer la pullulation des gènes, allèles et autre génome si à l'arrivée les bestiaux sortent moralement et physiquement à l'identique? Contrairement aux toros, cela nous fait une belle jambe!

2ème affirmation, beaucoup plus contestable (c'est toujours une OPINION et non un FAIT): «Elle est la véritable source du toro moderne, et le savoir-faire de son ganadero ne saurait être sujet à caution.».
Source du «toro moderne» OK, pourquoi pas.
Quoique à la réflexion!
On sait combien l'expression «toro moderne» m'engendre de l'urticaire. J'aimerais bien que le Grand Sâr nous dise alors, ce qu'est le toro de Cuadri, d'Aguirre, d'Escolar Gil? Des «toros anciens»? Des «toros dépassés»? Des «toros périmés»? Bizarre! Bizarre! Surtout quand tout le monde en France se rue cette année dans ces très honorables ganaderias pour s'en procurer quelques échantillons. Le Grand Sâr(cophage) serait-il débordé par une nouvelle modernité en marche qu'il n'a su ni voir, ni prévoir?
Quant à la seconde assertion, il faut la mettre en relation avec la suite pour en apprécier toute l'inconséquence.

Voilà un «super ganadero» dont «le savoir-faire ne saurait être sujet à caution»
1°) qui se trouve dans une impasse.
2°) qui est dans l'incapacité à lidier autre chose que des toros sosos.
3°) dont les toros sont à la limite de l'invalidité.
4°) dont les toros sont sans intérêt pour l'aficionado.
5°) ni bientôt pour les toreros (là je me marre!).
6°) conclusion mathématique du Sar(donique) très versé dans l'algèbre: «moins de caste + de noblesse + les fundas + un excès de manejo = début de domestication, non souhaitée bien sûr, mais réelle.»

V'là t'y pas que, fastueux, le Sâr(danapale) en remet une louchasse: «des animaux au mental fragilisé qui hésitent à se livrer, et, quand ils le font tout de même, qui se dégonflent immédiatement en comprenant qu'ils sont incapables de supporter le combat auquel on les invite.»
Il a mis du temps à comprendre le cancer qui nous rongeait le Sâr(come)!
Depuis le temps qu'on le lui disait et qu'il s'escrimait à convaincre les pauvre ayatolibans que nous sommes des vertus domecquales du «toro moderne», de la «caste qui se consume pendant la faena», de l'évolution du premier tercio sans piques et autres billevesées...

Au final, je pose une question simple: un ganadero coupable de telles insuffisances détient-il «un savoir-faire qui ne saurait être sujet à caution».
Moi, perso, qui suis vulgaire, populacier, ayatollesque, je qualifierais plutôt un gonze pareil de «bille», de «brêle», de «toquard», de «cloche», voire de«burne», mais le Sâr est poli, il maîtrise la périphrase ravageuse, l'insinuation assassine.
Quant à votre serviteur, tout grossier et rustique qu'il soit, s'il remplace depuis longtemps l'expression «toro moderne», par celles de «toro domecqtisé» pour ne pas évoquer plus crûment un «toro dégénéré», s'il s'attaque à un système, à une dérive, à l'emprise monopolistique de l'encaste domecq (appelation générique), il ne se serait jamais permis de dézinguer ainsi un ganadero. Surtout après avoir si longtemps léché et pourléché l'ensemble des botas de campo de la casa.
Tout de même, on peut s'interroger sur ce que lui a fait ce malheureux Borja pour mériter une telle dégelée? Lui aurait-on fermé les portes de la finca pour un prochain «opus»? Aurait-on douté de l'omniscience, de l'omnipotence et de la sincérité du  Grand Sâr(menteur)?
Plutôt que de s'en prendre à un éleveur et à un élevage dont il fut l'ardent thuriféraire, notre Sâr(isse) ferait mieux de retourner son fer contre l'ensemble du système qui a produit cette abomination, et, surtout de faire amende honorable sur sa grande responsabilité.

Un aggiornamento viardosâresque s'impose!

Ferait mieux de venir à Orthez le dépité, il n'y verrait pas de «toro moderne», mais du «toro tout court», sans prétention, sans chichis, sans éprouvette, sans ADN, du toro quoi! C'est vrai qu'avant, Orthez n'existait pas, on ne l'a annoncé que cette année sur TT.
Comme concluait Francis Blanche: «Il peut le faire ! Alors on l’applaudit très fort!».
Xavier KLEIN

jeudi 15 novembre 2012

Schopenhauer's trip

Arthur SCHOPENHAUER

«On transmet ce que l'on ignore avec ce que l'on croit savoir.»
«Vie Secrète» de Pascal QUIGNARD

Certains lecteurs s’interrogent et m’interrogent sur les allusions plusieurs fois renouvelées que je fais au philosophe Arthur Schopenhauer, à propos de notre cher ami de Vieux Boucau.
En fait, c’est la lecture attentive et assidue des «zopus» de Terres Taurines et notamment celle d’un éditorial récemment paru qui motive mes taquineries. Notre cher Dédé s’adonne en ce moment à une cure intensive de schopenhaurine, en ignorant sans doute les effets secondaires du produit.

Il n’y a rien de pire que la culture ou l’instruction partielles et non maîtrisées. Elles ouvrent la porte à tous les contresens, à toutes les absurdités, à tous les barbarismes et malheureusement, trop fréquemment, à toutes les barbaries.
Certes, nous nous y adonnons tous plus ou moins, mais certains avec plus d’éclat ou de succès que d’autres.
Alors pensez donc, quand on a affaire avec un champion toute catégorie, on ne peut qu'exceller dans ce domaine comme dans les autres!
Au motif que nous ne maîtrisons pas tout, devons-nous renoncer à nous exprimer? Sûrement pas!
A ce compte qui pourrait prétendre parler?
Toutefois, la Connaissance peut être souvent comparée à un rasoir entre les mains d’un singe et lorsqu’on se préoccupe de choisir un exemple, encore faut-il s’assurer que celui-ci ne vous réserve pas quelque surprise et ne dissimule pas de cadavre dans les placards.
C’est le cas du flirt appuyé Arthur Schopenhauer/André Viard (vous me garderez un produit!). Il n’est rien de plus profitable à notre ermite taurin, que de s’instruire.
Louable intention!
Louable pratique!

Comme le prétend si joliment le proverbe chinois:
«Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le.
Celui qui sait qu'il sait, écoute-le.
Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le.
Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le.»

Le problème, c’est qu’Arthur n’est sans doute pas le meilleur mentor qu’un défenseur de la tauromachie en général et que Viard en particulier puisse adopter.
D’une part, le Teuton neurasthénique a été l’un des premiers chantres de la compassion animale, jusqu’à instituer comme seul héritier après sa mort son caniche Atma. S'il vivait encore, il émargerait sûrement à tous les mouvements «zantis».
D’autre part, parce qu’il y a quelque ironie (involontaire?) à prendre pour modèle le spécialiste de la dialectique éristique, l’auteur de «L’art d’avoir toujours raison» (sous titre: «et de se faire détester de tous»), dont tout un chacun devrait se livrer à la lecture prompte et approfondie pour déguster les débats politiques en général et réussir son diplôme universitaire de viardologie appliquée en particulier.
Selon Arthur -mais qui songerait à le démentir?- il est intéressant de considérer comme causes essentielles de la dialectique les travers de l’âme humaine suivants:
                    * la malhonnêteté.
                    * la vanité.
                    * le fait de parler avant de réfléchir.
                    * l'obstination dans l’erreur.

On comprend dés lors le coup de foudre du grisonnant gourou pour le pessimiste germain. Tout cela explique beaucoup de choses et l’on pourra conclure avec Jean JAURES:
«On ne transmet pas ce que l'on sait, ni ce que l'on veut, on transmet ce que l'on est ….».
Xavier KLEIN

A lire d’extrême urgence: «La dialectique éristique» ou «L’art d’avoir toujours raison» d'Arthur SCHOPENHAUER
***

mercredi 17 octobre 2012

HISTOIRES de PIQUES 4

On n’arrête pas la marche victorieuse du progrès!
Sait-on que grâce aux satellites, aux drones et autres babioles électroniques, Big Brother connaît tout de nous?
Sait-on que depuis l’espace, grâce aux vertus de l’infrarouge, la moindre variation de température à la surface du globe, le moindre taliban qui fait son jogging ou fouette sa mouquère au fin fond de son territoire tribal, le plus petit barbecue organisée par Bachar el-Assad à Alep, sont immédiatement repéré par les «grandes oreilles» -qui en l’occurrence sont aussi les «grands yeux»- des «grands méchants loups» de Moscou, de Pékin ou de Washington.

Alerte maximum il y a quelques jours, lorsque l’on décela avec perplexité une intense activité calorique par 43° 47’ 14’’ de latitude Nord et 1° 24’ 11’’ de longitude Ouest, ce qui correspond très précisément aux coordonnée géodésiques d’une bourgade landaise du joli nom de Vieux-Boucau-les-Bains (http://www.tierrastaurinas.com/terrestaurines/actus/01-10-12/11-10-122.php).
Tels les rois mages bouleversifiés à l’apparition de l’étoile, on s’enquit de l’origine et de la nature du phénomène, des fois qu’un nouveau Messie fut né d’un cocu et d’une vierge...

Non, il ne s’agissait pas des feux celtiques de Beltane, ni de ceux de la Saint Jean, pas plus que de l’une de ces facéties ignées que goûtent dans ces parages certains «zantis».
Plus simplement -mais peut-on parler de simplicité en la matière- c’était la modeste contribution au réchauffement planétaire du génie local qui aime parfois à sortir de sa lampe pour associer les médiocres humains que nous sommes, si tellement peu schopenhauerisés, à ses méditations transcendantales.
Les plaisirs solitaires exigent parait-il, une grande débauche d’énergie, tous les boutonneux vous le confirmeront.
C’est apparemment le cas à Vieubouc, où l’Everest de la pensée taurine, l’inspirateur des figurasses, le suprême réformateur de la fiesta brava, tel le patriarche Moïse avec les Tables de la Loi, a généreusement condescendu à dévaler de son Olympe pour porter aux humbles mortels que nous sommes, les viatiques indispensables à la survie taurine.
***
Comme toujours, le prophète souffle alternativement le froid et le chaud, oeuvrant dans l’ambiguïté salvatrice et le discours polymorphe qui lui permettent de toujours prétendre à avoir tout déclaré, dans la mesure où ayant avancé tout et son contraire, il finit à terme par avoir toujours raison.
Les arrières-pensées du gourou étant claires comme de l'eau de boudin ou «comme la combinaison de Cléopâtre, cousue de fil blanc», on relèvera avec ironie qu’il manie la litote avec infiniment plus de virtuosité qu’il ne mania jadis les trastos.
Ainsi, à propos de la pique, avance t-il résolument : «si le problème de l'instrument est digne d'intérêt, le vrai facteur d'innovation qu'il convient d'apporter au tercio de piques concerne surtout la manière dont il convient de l'utiliser» pour mieux revenir quelques lignes après sur la pique «française» qui tout de même, faut pas déconner, c’est aut’ chose, hein.
Surtout quand c'est un copain qui la fabrique...

La litote c’est bien, mais la prosopopée, c’est mieux. Les deux premières solutions qu’il propose font, sans la nommer, la publicité d’une arlésienne, dont le nom commence par «Bo» et se termine par «ol». On se demande vraiment de qui il peut s’agir!

La troisième n’est pas mal non plus. Evidemment lorsqu’on ne fréquente que les ruedos de réputation cosmique, ou la Monumental de Rion des Landes, où l’on ne court que des non-piquées (excellentes au demeurant), on ne peut appréhender que dans certains lieux mal famés, si l’on «espace les lignes de 6 mètres» on risque de se retrouver avec un cercle minuscule au centre de l’arène, une cible pour jeux de fléchettes, ce qui ferait un peu couillon au final.
***
Quant à l’ultime proposition, c’est le pompon, il ne s’agit de rien de moins que de l’enterrement de première classe du tercio de piques en en inversant totalement les données.
Je m’explique:
La faena de cape et de muleta reposent fondamentalement sur la pénétration par le torero de l’«espace vital» du toro, de son terrain. C’est parce qu’il arrive à jurisdicción, c’est à dire qu’il empiète dans la zone où le toro se sent menacé, que ce dernier charge pour l’en chasser. Tout cela suppose que l’action soit décidée et menée par le torero qui se positionne par rapport au toro et non l’inverse. C’est pourquoi en début de faena, le torero s’efforce de dominer son adversaire en partant des tablas (qui est son terrain naturel) pour gagner vers le centre (qui est le terrain naturel du toro). C’est cette intrusion, déclinée selon des modalités différentes à la muleta, qui fonde élémentairement l’acte taurin.
Tout cela, ce n'est pas moi qui le formalise, c'est le maître Popelin, et avec lui la totalité des autorités incontestables en matière taurine, qu'elles fussent commentateurs ou toreros (je parle des «gens sérieux» pas des gougnafiers contemporains en mal de «com»).

Par contre, on teste et on mesure la bravoure, c’est à dire l’agressivité offensive du toro, en lui proposant de pénétrer sur le terrain du binôme cheval/piquero.
Là, ce n’est plus l’homme qui doit entrer dans son territoire, mais le toro qui doit manifester l'instinct offensif, faire l’effort de rentrer dans celui de son adversaire qui, comme par hasard, se situe dans son terrain le plus défavorable: aux tablas et face au toril, querencia «naturelle» du cornu. Ce n’est pas le cheval qui marche au toro, c’est le toro que l’on entraîne au cheval (à distance croissante).
C’est une transition tactique et psychologique, le seul moment, où le toro a l’initiative de l’action, même si l’opération n’exclut nullement le travail de la cavalerie, les cites, les croisements, une faena équestre qu’on ne voit malheureusement que trop rarement. Une initiative dont usent parfois les toros encastés qui se ruent parfois sur la cavalerie, sans qu’on puisse les contrôler. Est-il besoin de rappeler une évidence aussi criante?
Evidemment, ce processus est un idéal qu’il convient d’éventuellement emménager, notamment en cas de mansedumbre. Un toro doit être piqué, y compris par le recours à la carioca où le dépassement des tercios si nécessaires.
Ce que propose le cárdeno océanique c’est exactement l’INVERSE, c'est à dire de préconiser que le cavalier se positionne par rapport au toro et provoque sa charge, interdisant toute évaluation de la bravoure «naturellement et spontanément exprimée».
Ce n’est ni plus, ni moins que l’adaptation scandaleuse des règles à la débilité du «toro moderne» et à la décadence du «toreo moderne».
C’est la capitulation et l’acte fondateur d’une anti-tauromachie dépourvue de tout sens, le combat authentique cèdant dés lors la place à ce qu’il nomme de façon éloquente, la «mise en scène».
Le simple fait d'avoir pensé cela, de l'envisager, de le théoriser suffit à disqualifier l'auteur. Car ce qui est en jeu n'est pas seulement le respect conservateur et stupide d'une orthodoxie, mais la mutation d'un combat en spectacle.
Contrairement au Gourou, je n'ai jamais imaginé représenter une autorité en matière taurine, je me contente d'exprimer des opinions. Mais que celui qui a la prétention d'être un maître incontesté en la matière se livre à des élucubrations aussi clairement absurdes et contraires aux fondamentaux les plus élémentaires le discrédite complètement.

En fait, dans le fond, grimé sous un discours trompeur et racoleur, il n’a jamais renoncé,  à son fond de commerce: cette tauromachie «moderne» que ne pouvant imposer frontalement, il s’efforce d’introduire par la bande et par ses propositions dilatoires.
C’est à cela que vise tout le dispositif.
***
Le grand homme s’éviterait moult délires si, en lieu et place de ses divagations théoriques, il se donnait la peine d’opérer un transport de majesté et venait sur le terrain se rendre compte du travail continu et effectif de ceux qui ont vraiment à cœur la sincère réhabilitation du premier tercio. Un tercio réhabilité pour lui même et non pour faciliter la mise en œuvre de la tauromachie «moderne» à laquelle notre génie grisonnant n’a jamais vraiment renoncé qui subordonne tout au troisième tiers.

Il constaterait derechef, se soustrayant au ridicule de discours coupés de la réalité, que si ces questions «font débat sur les blogs espagnols», elles font acte dans certaines arènes françaises, qu’il ne fréquente pas et dont il ne parle jamais.
Il est vrai qu'il est plus aisé et confortable de pontifier auprès d'espagnols qui ne vous connaissent pas que de convaincre des français qui ne vous connaissent que trop.
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Pour terminer sur une note plus constructive, tant qu'à donner dans le bizarre, ajoutons au dossier quelques contributions vidéos-burlesques, propres à inspirer les prochaines élucubrations du Grand Observateur: la pique revue et corrigée par artistes et farceurs, avant que d'en admirer dans de superbes documents d'époques les fondements antiques.
A méditer, lorsque qu'on envisage d'en disserter. On s'aperçoit ainsi que ceux qui glosent sur l'importance accordée à la poussée du toro, ou sur l'effet de l'instrument devraient quelque peu réviser leur jugement. De fait, à l'origine, la rencontre était brève, intense et malheureusement définitive pour le canasson.
En la matière, la modernité a parfois du bon: on ne supporterait pas aujourd'hui, moi le premier, les premiers tercios d'antan...
Xavier KLEIN
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mardi 11 septembre 2012

Extraordinaire réquisitoire anti-taurin d’un taliban qui se dévoile.



Quand l’oracle boucalien se déchaîne ça astique sévère dans la «prensa»!
 Sans compter les copains qui se gondolent mieux que sur la sublime lagune: http://camposyruedos2.blogspot.fr/2012/09/twitter-ma-flingue.html.
ça défouraille à tout va, pis que dans les quartiers nord de Marseille lors d’une visite officielle de Marine Le Pen ou de Marc Delon!
La Saint Valentin du mundillo, les Vêpres Siciliennes des callejons, vous dis-je!
Et vas-y que le grand déballage commence, la maousse lessive d’automne, le règlement de comptes à Dax corral (puisque c’est dans l’auguste cité des Tarbelles que Monsieur Jules a contracté son caca nerveux).
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Moi, je me gausse!
Surtout au regard de la vertueuse prose de l’anachorète argenté qui y va de sa leçon de morale taurine, comme Sarko aux roitelets nègres dans le discours de Dakar, après avoir été jusqu’à l’an dernier l’ardent propagandiste de la chienlit en cours (http://torear.blogspot.fr).
Depuis Saül de Tarse et son chemin de Damas, les nouveaux convertis ont toujours été les plus frénétiques des zélateurs. 
C’est un délice, un régal luculussien que de lire, énoncé sans sourciller: «En France, la presse à l’habitude d’être assez libre et ne confond jamais la publicité et le droit à l’information. Cela vaut aussi pour la presse taurine.».
Evangile selon Saint André
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De la part d’un monsieur qui s’occupe de la «com» de certaines empresas, qui ne parle que de ce qui lui agrée au grè de ses lubies ou de ses avantages, sans souci d'informer et encore moins d'être objectif, un monsieur dont le site, comme les revues sont émaillés de pub, fallait oser! Faudrait aussi lui causer de Vidal faisant la reseña de Mimizan, histoire de modérer ses enthousiasmes franchouillards au pépère!
Comme il faut oser prendre ce ton arrogant et paternaliste pour causer au petit con d’espinguès mal dégrossi à qui il croit s’adresser.
Quand on a autant d’inconséquences, de revirements, de bassesses, de casseroles suspendues aux basques: pas ça et pas lui!
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Voilà t-il pas que notre Dédé se la joue martyr de la Sainte Cause, qu'il se la pète façon Johanne of Arc. C'est qu'il nous ferait chialer l'ex-rescapé putatif du barbecue zanti nocturne:«Et pour finir, permets-moi un conseil: cesse de te réfugier dans l'argument de ce que tu «te joues la vie» pour cacher les vrais problèmes. [...] d'une manière ou de l'autre, nous «nous jouons tous la vie», et je ne parle pas seulement des toréadors, du plus grand au plus modeste. Ne t'inquiètes pas, je me la joue aussi quand je défends la Fiesta en France. Et si l'information n'est pas parvenue dans ta bulle, l'inscription de la tauromachie dans le patrimoine culturel m'a coûté l'année passée que quelques individus sont venus brûler nuitamment ma maison avec toute ma famille à l'intérieur.[…].»
Pt'êt qu'il va nous sortir de la parole historique croustillante du genre: «Vous ne m'avez pas cru, vous m'aurez cuit!»
Il doit bien rigoler le Jules, en se tâtant distraitement l'une de ses innombrables cicatrices. D'ici qu'il aille demander à l'arrogant de produire les siennes!
Là aussi, fallait oser...
 Mais l’apothéose c’est tout de même la conclusion: «De fait, toutes les idées que je te donne, je te les offre sans chercher aucun droit d'auteur.».(De hecho, todas las ideas que te doy, te las regalo sin buscar ningún derecho de autor)

On comprend dés lors, comment, sans pudeur ni vergogne, Monsieur André pille et plagie sans retenue les positions, les idées, les arguments pour et par lesquels, comme d’autres, avec des affreux qu’il qualifiait naguère de talibans ou d’ayatollahs, nous nous battons depuis des années.
Le toreo et la boxe lui sont passé au présomptueux, maintenant, il fait dans le marathon.
Il a raison, il ne manque pas d’air. 
Xavier KLEIN

vendredi 22 juin 2012

L’apothéose de l’insignifiance

Mignoter le Partido Popular et multiplier les signes d’allégeance a fini par payer, Sire Dédé a conquis le Graal mundillesque, accédant au Capitole des vanités.
On va plus le tenir désormais.

La crise frappe des centaines de milliers d’espagnols, sans travail, sans ressources, sans logis parfois, mais on trouve encore quelques menues ressources pour organiser des sauteries mondaines et gratifier les parasites.

Pas de problème, c’est l’Europe qui paiera les errements budgétaires d’une Espagne au désespoir.
Qu’en penseraient les milliers d’indignados, de déclassés, de chômeurs qui se multiplient outre Pyrénées?
Ceux là, il ne les fréquente pas Dédé du Boucau, le grand -comment il dit déjà le Señor WERT, ministre de la Culture-«humanista»?
En voilà une bonne pub pour la tauromachie…

Mais il y a encore plus taquin, le communiqué triomphal envoyé aux grognards fidèles, à la vieille garde des «bons aficionados»  (Pierre VIDAL dans le site Corridasi):
http://www.corridasi.com/news/news.php?id=3804
Une question fondamentale demeure: mais où va t-il fourguer ce énième trophée, la cheminée du salon est déjà comble?
Quand même, il y a 21.000 euros à la clef, et en metálico, s'il vous plait. L'exil fiscal pour bientôt?
(http://deltoroalinfinito.blogspot.fr/2012/06/andre-viard-recibe-el-viii-premio-de.html).
Todos golfos! comme dit mon copain Juan.
Xavier KLEIN
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jeudi 3 mai 2012

L’histoire espagnole vue de Vieux-Boucau



"Dos de Mayo" ou "La charge des Mamelouks" de Francisco GOYA
Le jeune André V. de Vieux-Boucau est informé qu’il doit d’urgence quitter ses archives et se replonger dans ses manuels d’histoire.
Sa dernière copie porte un contresens majeur témoignant d’une méconnaissance manifeste de l’histoire de l’Espagne.

Ainsi, le 2 mai 1808, les troupes françaises (dont un escadron de mamelouks, soit une centaine de cavaliers) non seulement ne «prennent pas la pâtée» (et non la «pâté», mais également«synonyme» et non «synonime»), mais se livrent à une répression impitoyable contre le peuple madrilène seulement armé de couteaux. Répression qui suscita le célèbre et génial «Tres de Mayo» du non moins génial Goya, après le «Dos de Mayo» qui évoque ces évènements.

"Tres de Mayo" de Francisco GOYA
Ce n’est pas la première fois que le jeune André V. prend ainsi ses aises avec l’histoire et manifeste une forte tendance à un révisionnisme de mauvais aloi. Une dérive préjudiciable à sa crédibilité: s’il traite de l’histoire taurine aussi sérieusement que de l’histoire espagnole, il y a quelques soucis à se faire.
De même, dans sa dernière copie sur papier glacé, il évoque très bizarrement à plusieurs reprises le dictateur Franco sous le terme «Le Chef de l’Etat». Un vocable pour le moins ambigu et contestable dont on peut se demander ce qui le justifie dans son inconscient…

Toutefois, nous ne pouvons qu’encourager le jeune André à persévérer dans ses efforts méritoires pour revenir depuis quelques mois à une meilleure appréciation de la réalité. On est loin désormais de ses errements sur le «toro moderne» ou le «taux de toréabilité».
Il s'est enfin décidé à écouter les avis, même s'il continue à «pomper» éhontément la copie de ses petits camarades plus perspicaces et clairvoyants.
Le jeune André n'a néanmoins toujours pas compris que le facteur économique, bien que prégnant n'était pas prépondérant, mais que les «petites arènes» tiennent bon parce qu'elles suivent une logique aficionada sincère et non une logique commerciale. En outre, leur problématique, celle des recettes, s'oppose en tout à celle de leurs consoeurs de 1ère catégorie qui se pose en terme de dépenses. Mais ne doutons pas qu'il y vienne ... comme pour le reste...

Il lui reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir. Après l’histoire, sans compter l'aurtografe, il conviendra de progresser en matière de philosophie et surtout de géographie. Sans doute dictionnaires, encyclopédies et surtout atlas ont-ils disparu dans l’incendie qui a frappé la demeure familiale, puisqu’il persiste à ignorer certains lieux qui illustrent parfaitement ses «nouvelles conceptions», Orthez par exemple, théâtre, entre autres, de la défaite le 27 février 1814, du Maréchal Soult devant les forces coalisées anglo-hispano-portugaises du sieur Wellington…
Xavier KLEIN

jeudi 16 février 2012

Klein d’œil

On aura remarqué que mes fulminations contre le petit gris de Vieux Boucau se sont considérablement raréfiées depuis que le roublard compère a pris le parti de revenir à la raison (ou plutôt à considérer ses intérêts bien compris).

Sous la pression de l’afición et surtout de la phalange de ceux (dont votre serviteur) qui n’ont jamais accepté de transiger avec l’éthique, l’ex-propagandiste forcené du «toreo moderne», du «taux de toréabilité», ou de la soumission inévitable aux «marchés taurins» s’est mué en redoutable ayatollah torista, en taliban céretan, en défenseur de la diversité, des encastes menacés et d’une orthodoxie de bon aloi.

Marrant, n’est-ce pas?

En tout cas, cela prouve que la lutte, la résistance, la ténacité, la défense intransigeant d’un idéal et d’une éthique ont payé et ont conduit à la conversion du pêcheur.
Il ne lui reste plus qu’à aller jusqu’au bout de cette logique en dissertant avec autant de conviction sur ceux qui, depuis longtemps, prônent son credo de nouveau converti et en évoquant explicitement tous ces petits, ces sans grades, ces gueux taurins qui luttent farouchement pour faire subsister une «certaine idée de la tauromachie».
Je pense à toutes ces plazas fières et farouches (Parentis, Roquefort, Tyrosse, Orthez, Saint-Sever, Garlin, etc.) qui dans notre sud-ouest, contre vents et marée, en dépit du manque d’intérêt et de soutien de medias obnubilés par des grandes ferias, font vivre ces ganaderias, célèbrent ces toros dont Terres Taurines fait son fond de commerce.
Mais là, c’est une autre histoire.

Car comment ne pas être effleuré par l’idée déplaisante que ceci expliquant cela, il y ait eu absolue nécessité d’accorder les éditoriaux du site TT, au contenu sulfureusement torista de la revue «opustique» sur papier glacé?

Depuis plusieurs mois, Viard fait du Klein, ce qui devient lassant. Mais on le voit en politique, avec Sarko qui fait du Le Pen, ou qui s'empare de Jaurès, le plagiat est à la mode.
Pas tout à fait quand même: demeurant invariablement fidèle à une «certaine idée» de la langue française, même s’il peut m’arriver, comme à tout un chacun de la rudoyer –nobody’s perfect- je n’aurais jamais conçu l’audace de «néologiser» en inventant le mot «CASTRAGE» pour remplacer celui, pourtant explicite, de «CASTRATION» (http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-02-12/13-02-122.php). Heureusement qu'il ne s'agît que de chats, bien que...


CASTRAGE, CASTRE ÂGE, CASTRAT JE(U), CASTRA JE(U): un psychanalyste, lacanien de préférence –et Dieu sait si en ce moment notre Dédé fréquente l’engeance (http://www.culturestaurines.com/communique_110212)- y verrait un signifiant particulièrement révélateur, un lapsus, ou un acte manqué … parfaitement réussi.
Mais je suis comme on le sait très taquin!
Xavier KLEIN
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mardi 8 novembre 2011

Le retour de la mouche

Humeur express!
Reçu ce matin d'un pote iranien (peut-être un pot-au-feu vu Charlie Hebdo...):
ANAGRAMME DE PAPANDREOU = NAPPADEURO

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Application taurine:
ANAGRAMME DE ANDRE VIARD = VIANDARDER
ou
DARDER VAIN!
Il y a aussi AREN VIDARD
Le meilleur demeure RENARD AVID (oui mais alors renard argenté!)

Nota: Avec K vous pouvez toujours courir pour trouver mon (mes) anagramme(s)...