Humeurs taurines et éclectiques

jeudi 2 août 2012

Les «barbares» ne sont pas ceux que l'on croit


La violence verbale inouïe régulièrement exercée par les «zantis» ne semble choquer personne. A l'encontre de la tauromachie et des aficionados, tout semble être autorisé, tout paraît licite.
Une impunité dangereuse: lorsque la justice, rempart contre la sauvagerie, n'advient pas, les gens finissent par se faire justice eux-mêmes!
Il faudra bien qu'un jour cette dernière se préoccupe d'intervenir, non sur le fond, mais au moins sur la forme pour endiguer les excès inacceptables d'un discours qui, en dehors du fond, toujours discutable, porte en fait la haine et la dévalorisation de l'«autre».
Des propos, des insultes, des termes qu'on se refuserait à employer pour quiconque, qui vaudraient les tribunaux s'ils étaient portés à l'encontre d'un quidam, d'une bergère, d'un gay, d'un beur, etc., on se les autorise dans un déchaînement cathartique qui devraient questionner ceux-là qui se les permettent, quant à la barbarie et à la violence contre laquelle ils prétendent s'opposer.
On se ferait condamner à juste raison en traitant un homo de tantouze ou de dénaturé, mais on peut insulter un aficionado en le traitant de vermine, de salope, d'enculé, de tortionnaire, de sadique, aimables épithètes relevés couramment dans l'élégante prose «zantie»
C'est le lot des cultures minoritaires et différentes, surtout dans un monde qui tend à s'uniformiser, à se standardiser autour du gruau paradigmique minimaliste d'une word-culture aseptisée.

A cette aune, l'illustration et la défense de la tauromachie ne constituent pas une activité périphérique et accessoire. En fait c'est la ligne de front entre les tenants d'une pensée unique politiquement «korrekte» et l'indispensable disparité des conceptions, cultures et pratiques qui font la richesse et la spécificité de l'humain. C'est d'ailleurs cette diversité et sa capacité d'adaptation qui ont permis à l'humanité d'être ce qu'elle est.
Plus encore, dans l'éternelle lutte entre une logique «impériale» -voire impérialiste- centripète et une logique «régionale» centrifuge (pour la France, entre jacobinisme et girondisme), c'est l'avenir même de notre société qui transparaît en filigrane dans le débat taurin.
Ayant récemment débattu avec un député européen danois sur ce sujet, j'ai répondu à ses critiques que le barbare, c'est toujours l'«autre», celui qui ne vit pas et ne pense pas comme nous, et je lui ai transmis le texte qui suit. J'ai conclu en lui affirmant que profondément européen, je voulais être AVEC lui, mais pas COMME lui.
Homme intelligent et cultivé, cela lui a donné à réfléchir et à infléchir sa position vers la neutralité: il n'avait pas vu les choses comme cela.
Il est heureux qu'il se trouve encore des hommes qui demeurent sensibles à la raison, à l'argumentation découplée de l'émotion. Mais combien parmi les contempteurs de la tauromachie, et par delà parmi nos concitoyens lambdas sont capables d'entendre la sagesse de Claude Levi-Strauss, quand bien même ce dernier n'était-il pas un fervent adepte de la tauromachie?

PS: A propos des derniers articles sur les zantis, on dégustera avec délice le dernier éditorial du caudillo boucalais qui accourt au secours de la victoire.
Avec le «machin», il œuvrerait plus efficacement en s'engageant dans le sens que j'indique plus avant: la condamnation par voie de justice des violences verbales à l'encontre des aficionados.
En cette matière, comme en d'autres, les belles paroles -même tardives et intéressées- ne suffisent pas, seuls les actes comptent, et les actes de l'O.N.C.T., on les compte sur les doigts d'un manchot intégral. 
On lira avec encore plus de délectation le procès-verbal du dernier plenum où l'on constatera la suractivité des observateurs: http://www.culturestaurines.com/120624proces_verbal
Xavier KLEIN
***
«L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. «habitudes de sauvages», «cela n'est pas de chez nous», «on ne devrait pas permettre cela», etc.., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères.
Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or, derrière ces épithètes se dissimule un même jugement: il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain; et sauvage, qui veut dire «de la forêt», évoque aussi un genre de vie animal par opposition à la culture humaine. […]
Cette attitude de pensée, au nom de laquelle on rejette les «sauvages» (ou tous ceux qu'on choisit de considérer comme tels) hors de l'humanité, est justement l'attitude la plus marquante et la plus instinctive de ces sauvages mêmes. […]
L'humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village; à tel point qu'un grand nombre de populations dites primitives se désignent elles-mêmes d'un nom qui signifie les «hommes» (ou parfois - dirons-nous avec plus de discrétion? - les «bons», les «excellents» , les «complets»), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus ou même de la nature humaine, mais qu'ils sont tout au plus composés de «mauvais», de «méchants», de «singes de terre» ou «d'oeufs de pou». On va souvent jusqu'à priver l'étranger de ce dernier degré de réalité en en faisant un «fantôme» ou une «apparition». Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent cruellement la réplique. Dans les Grandes Antilles, quelques années après la découverte de l'Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d'enquête pour rechercher si les indigènes avaient ou non une âme, ces derniers s'employaient à immerger des Blancs prisonniers, afin de vérifier, par une surveillance prolongée, si leur cadavre était ou non sujet à la putréfaction. […]
En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus «sauvages» ou «barbares» de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie».
Claude Lévi-Strauss, «Race et histoire», 1968

17 commentaires:

el Chulo a dit…

beau texte de levi strauss et beau comppte rendu de l'ag de l'oct. ça fait rêver en effet!

forceanimale a dit…

Mais mon pauvre c'est normal que les aficionazis soient insultés ! Ce sont des barbares ! Vous savez ce qu'est la corrida ? Non ! C'est du sadisme !
Aimer la corrida, c’est aimer voir le spectacle de la souffrance d’un taureau, en jouir et s’en repaître. C’est prendre du plaisir dans la souffrance et la mort d’un autre être sensible prisonnier et sans la moindre possibilité d’en échapper. Aimer la corrida, c’est aimer le sang, la douleur et la mort. C’est un plaisir sadique, c’est du sadisme.

Se réjouir de la mort d’un taureau, dont les plaies pissent encore le sang de la vrille du picador, de l’estocade du matador, c’est du sadisme. Se réjouir de la mort d’un taureau dont la peau a été meurtrie, les chairs torturées, les poumons perforés, c’est du sadisme. Se réjouir de la mort d’un taureau dans les seuls buts de poursuivre une tradition barbare, de préserver une race condamnée à souffrir, de satisfaire un goût morbide, c’est du sadisme.

Il y a 66 ans, les nazis avaient ce comportement-là avec des hommes, des femmes et des enfants dans les camps de concentration. C’était une «tradition locale». C’était du sadisme. Il y a plus de 1700 ans, les Romains avaient ce comportement-là avec les chrétiens et les esclaves dans les cirques. C’était une «tradition locale». C’était du sadisme. Lors des corridas, «tradition locale» par excellence selon nos hommes politiques, nous retrouvons ce sadisme dans les arènes de Nîmes et d'ailleurs.

En psychanalyse, on définit le sadisme comme étant une perversion. Le sadisme est la recherche de plaisir dans la souffrance (physique ou morale) volontairement infligée à autrui et éventuellement à un animal.
Selon cette analyse, peut on considérer que le public des corridas est sadique ?
Sans conteste, oui !
En effet, il semble jubilatoire pour les spectateurs de voir l'agonie lente et douloureuse d'un animal. Ce public n’éprouve aucune pitié pour l’animal, il encourage les toréadors à faire plus mal encore à la bête, il jouit de la souffrance du taureau et il applaudit son agonie et sa mort. Pour parfaire le tout, il porte en triomphe « le tueur ».

Face à cette absurdité humaine, que l'on nous explique alors le côté esthétique de ce spectacle sanguinaire où « l'honneur du taureau » est mis en avant. Est-il « honoré » ce malheureux taureau dans l'arène quand il s'est pris plusieurs coups d'épée face à la danseuse sans mérite ?
Non, mille fois Non.

Alors arrêtez votre cirque avec vos jérémiades stupides ! Si vous êtes un aficonados, oui vous êtes un sadique ! point barre
Je ne vous salue pas, je ne salue pas les barbares.

Xavier KLEIN a dit…

Mais oui, mais oui, mais oui forceanimale.
Ici forcehumaine.
Je vois que vous avez lu l'article et qu'en brave crétin vous ne l'avez pas compris.
Quand on se fait les questions et les réponses, lorsque l'on se fait une idée sans connaître, lorsqu'on suppose ce que l'autre ressent sans même l'interroger ou essayer de comprendre, lorsqu'on juge et condamne sans même questionner, cela porte un nom: une démarche inquisitoire.
Ce sont TRES EXACTEMENT les pratiques employées par la Sainte Inquisition.
Je vous laisse à vos assurances, vos parti-pris et à vos certitudes.
Je vous salue, car il m'arrive de saluer les cons.

NOTA: ce soir, à 20h, il y avait un long documentaire sur ARTE sur les zèbres du Massaï Mara, on les a vus à loisir se faire bouloter par des crocodiles, des lions, des hyènes. Aucune plainte des bestialistes contre ces scènes partuculièrement crues complaisamment filmée. Quelle réaction s'il s'était agi d'une corrida infiniment plus soft?
RENOTA: Ce soir, mon chat s'est amusé pendant 20 mn avec une souris toujours vivante avant de la bouffer, que dois-je faire du chat.
RERENOTA: Je suis au clair avec mon sadisme, et vous avec le vôtre?

forceanimale a dit…

alors il est calmé le Xavier ?
Mais c'est qu'on a de grandes connaissances monsieur K et une bonne place monsieur Xavier... Cela n'empêche qu'on est un grossier personnage tout de suite... On a beau citer Levi Strauss cela ne fait pas de vous une lumière pour autant monsieur le président, tout juste un bon froc comme l'autre Strauss.

Xavier Klein, 54 ans, principal de collège, président de la commission taurine.
Issu d'une famille de bijoutiers Dacquois, Xavier Klein, président : «Nous devons inciter les gens à aller de l'avant.».
Orthez- DEVELOPPEMENT DURABLE – URBANISME – ENVIRONNEMENT
Elu : Xavier KLEIN
Etat-civil: né à Dax le 30/12/57. Marié à Annie. Deux enfants. Etudes: lycée Barthou, diplômé en histoire, géographie et urbanisme de l'Université de Pau. Profession: Principal du collège de Sauveterre, après Arzacq, Orthez et Mourenx. Et auparavant en régions bordelaise et parisienne.
Selon lui, Le climat anti-taurin actuel. «C'est typiquement le résultat d'une américanisation de la société, un produit de l'ultralibéralisme qui heurte une culture locale. Il faut savoir que les attaques contre la tauromachie viennent de mouvements quasiment sectaires, qui veulent remettre en question toute une culture méditerranéenne, du Sud. Ensuite, ils s'attaqueront à l'élevage, à la consommation des oeufs, à l'agriculture... C'est une vraie question de société.»...

Hé bé pour un principal de collège vous ne pensez pas plus loin que le bout de votre village taurin. Nous sommes une "secte" ! Parce que défendre des animaux c'est appartenir a une secte, mais alors si vous aimez tant les traditions, remettez à l'honneur la peine de mort, la shoah, l'inquisition, les jeux romains, brulez les chrétiens...

et vous êtes prof d'histoire vous allez trouver d'autres traditions a préserver hein monsieur le principal aficionados !

Xavier KLEIN a dit…

Malheureux(se)! Vous en avez oublié:
Maire-Adjoint d'Orthez
Représentant syndical.
DEUG et licence d'histoire, DEUG et licence de géographie, maîtrise de géographie, maîtrise d'aménagement du territoire, certificat de théologie.
Conseiller Pédagogique.
1er dan d'aïkido, 3ème dan de jodo, médaillé d'argent au championnats de France 2008
2ème degré d'équitation.
Brevet de Secourisme.
La date de ma première érection peut-être?

C'est bien, vous avez des accointances avec les R.G. et vous démontrez si besoin la nature fondamentalement inquisitrice et totalitaire de votre secte. Et vous vous imaginez que cela m'impressionne!

Au fait «aficionados» est le pluriel d'«aficionado»: on dit donc Monsieur le Principal aficionadO, mais on ne peut exiger de vous ni la culture, ni l'intelligence.
Re au fait, ce que vous venez de faire tombe sous le coup de la loi et de plus grâce au petit tableau en haut à droite du blog, je peux vous identifier grâce à votre adresse internet.
J'attends toujours votre nom ô courageu(se)x anonyme. Peut-être Denise???

Anonyme a dit…

Et en plus vous modérez et ne publiez que ce qui vous arrange! C'est lâche!!!!!! Audrey!

Xavier KLEIN a dit…

Je ne publie pas les commentaires à caractère injurieux ou diffamatoire.
En outre, ce blog est un blog taurin et non une tribune pour les zantis qui en ont suffisamment comme cela.
Déjà trop bon de publier les commentaires que je publie.

soleil vert a dit…

Je retente un commentaire sur ce blog, s'il est encore censuré, cela confirme la position d'inconfort et de celui qui se complait dans la pensée unique. Et se permet de ratisser large au passage, surtout des cautions morales d'auteurs aussi brillants et humanistes que Claude lévy-Strauss n'ont jamais donné à la tauromachie. C'est facile de faire parler les morts en votre faveur, ou de leurs faire signer des pétitions, on connait la musique.

Nous avons en permanence et de plus en plus un effet miroir : les aficionados se parant de la vertu d'une minorité persécutée, vectrice de valeurs et tout le tralala. Le classique sophisme de l'oppressseur qui traite ses opposants de terroristes. De plus en plus, on sent que le monde taurin est dans l'inconfort, il doit se justifier et il attaque ses opposants "zantis" non sur le plan de idées mais sur le plan des personnes (sous-entendu, ce sont des "fascistes uniformisateurs néo-étazuniens"). Je rappelle simplement un symptome significatif, qui je l'espère sera relaté au procès-que vous attendez comme nous-, non pas concernant les actes des lyncheurs de l'arène de Rodilhan, non pas concernant les gestes de soutien "à la romaine" de son public, mais leurs paroles pendant qu'ils frappaient les militants au sol (les vidéos l'attestent): "putes, tafiolles, pédés, nazis"!! Cherchez l'effet miroir et trouvez le barbare.

Anonyme a dit…

"Blog détestable d'un pro-corrida contre les anti-corrida"
Public event · By Force Anti Corridas - FAC

Le site qui vous en veut de dénoncer la dame des Landes pour ses propos disons d'extrême droite.

Le règlement intérieur du FAC

Il ne nous est pas possible non plus de garder des commentaires excessifs et désordonnés ... pour des propos appelant à la haine envers un pays, un homme, une femme ou un enfant de diverses origines géographiques qu'il ou qu'elle soit.



Ils n'ont pas honte de la défendre vu leur règlement intérieur?

nicole lamazou a dit…

Mr Klein, que de palabres vous sont utiles pour défendre vos goûts indéfendables!Vous frappez fort et dans tous les sens pour défendre vos semblables, les"zantis" anti-corrida!(facile de changer de camp!étonnant, non?).Je suis fille de petit paysan et la souffrance animale, je connais!Dans "L'oeil du lapin" de F. Cavanna, tout ou presque est dit...Je ne mets pas l'animal au niveau de l'être humain mais je trouve terrible et affligeant que l'Homme se divertisse de la souffrance et de la mort d'un animal."Un roi sans divertissement est un homme plein de misères."!!!Je n'insulte pas les "aficionados";il en est(encore) parmi mes amis:"ils ne savent pas ce qu'ils font"...

Xavier KLEIN a dit…

Chère Madame Lamazou,
Je ne "défends pas des goûts indéfendables". Je n'ai aucunement à justifier de mes goûts ou dégoûts et encore moins à me justifier moi-même. Ces "goûts indéfendables c'est VOTRE OPINION et non un FAIT.. je ne défends nullement non plus mes "semblables" selon vous. Mes "semblables" selon moi, c'est l'humanité.
Vous avez bien de la chance de connaître la souffrance animale, n'étant pas un animal, je saurais dire ce qu'il ressent, je me contente de la perception de la souffrance humaine qui, elle, peut être exprimée.
Comment pouvez-vous vous permettre de dire que l'Homme se divertisse de la souffrance et de la mort d'un animal, puisque vous ne vous donnez même pas la peine -et la curiosité basique- d'interroger un aficionado sur ce qu'il voit et ce qui l'intéresse dans une corrida. Vous tirez donc une conclusion uniquement fondée sur votre propre fantasme, votre propre sensibilité et votre propre perception que vous jugez, a priori et très modestement comme une norme.
Et si c'était vous qui ne savez pas ce que vous faites?
Avez-vous seulement envisagé cette éventualité?

nicole lamazou a dit…

Bien sûr, Mr Klein, que je sais ce que voit ou plutôt ce que regarde un "aficionado"et justement je regarde autre chose!(au passage, vous parlez de mes fantasmes: si j'en ai, ils sont d'un tout autre ordre!!).On n'a pas besoin de la parole pour exprimer sa souffrance ou alors cela signifie que ceux qui vous entourent regardent ailleurs, là où ça les arrange! J'ai senti frémir dans mes mains le poulet que l'on saigne, j'ai entendu crier les petits cochons roses et soyeux que le vétérinaire châtre,j'ai vu les yeux exorbités des boeufs quand la charrue est trop dure à tirer et que "l'aiguillade"les pousse à continuer, j'ai entendu meugler pendant plusieurs jours et plusieurs nuits les vaches dont le petit veau a été emmené par le maquignon...et je passe la tuerie du porc et tant d'autres choses!Si je vous fais rire tant mieux ou tant pis!! mais moi qui ne suis plus une petite fille depuis longtemps, j'en souffre encore. "Quel fatal présent qu'une âme sensible!" Je vous salue bien.

el Chulo a dit…

elle a oublié le pigeon qu'on étouffe, le lapin auquel on enlève un oeil,mais aussi les femmes adultères lapidées, les enfants qui meurent de faim partout dans le monde, les bébés dévorés par les chiens errants les poubelles etc, ça vaut bien le pouletr frémissant et le petit cochon rose et soyeux qu'on castre. Je te le répète mon wavier tu perds ton temps avec ces cinglés.

el Chulo a dit…

sans oublier que ces putains de bovins castrès ou baveux ou réduits aux travaux forcés laiteux n'ont aucune utilité sinon leur viande et en plus, avec leurs pets ils détruisent la précieuse couche d'ozone.donc tous végétariens, mais qui entendra le cri du blé moulu ou du mais castré! putain c'est compliqué!

nicole lamazou a dit…

El chulo ! vous au moins, vous n'êtes pas compliqué! je vous trouve plutôt ...simplet! Et vous partez dans des extrapolations délirantes!D'accord j'ai été un tantinet lyrique dans l'expression de mes souvenirs d'enfance( et j'ai fini en citant Rousseau pour rester dans le ton)mais c'était juste en réponse à Mr Klein qui doutait de ma "connaissance" de la douleur chez l'animal.Ma sensibilité( ou sensiblerie?) ne m'empêche pas d'avoir les pieds sur terre.Si c'est pour se nourrir qu'on tue un animal, qu'on limite au maximum sa souffrance, mais si c'est pour en faire un spectacle, je dis NON! Alors NON aux corridas!Et bien sûr NON à toute forme de violence!

soleil vert a dit…

Il est très agaçant de se faire qualifier de "sectaire" dès lors qu'un groupe d'individus agit pour faire changer la société (et là je suis d'accord avec XK, l'abolition de la corrida est aussi un problème d'évolution de la société.... mais aux antipodes de l'américanisation, je vous rassure).
La corrida recule partout, tout le monde le sait, elle est menacée. C'est aux militants qui se focalisent contre celle-ci (tout en sachant bien que la défense des plus faibles et de ceux qui ne peuvent parler est protéiforme) d'accélèrer sa disparition programmée.

J'en reviens, avant d'aller vaquer à mes affiches, sur ce topic sur les barbares. Sachez, cher Monsieur XK, que je suis enseignant, et que je suis revenu de Rodilhan avec un oeil au beurre noir (je vous rassure, on ne sent pas les coups quant on est énervé). Mes élèves me demandent "mais qu'est-ce qui s'est passé ?". Je vous laisse deviner la suite auprès des élèves, de leurs parents et de mes collègues.... :)

PS Les videos de Rodilhan (le chancre de l'image de la tauromachie) ont été visionnées plus d'un million de fois, parait-il...

Bon, ce fut un plaisir...

Xavier KLEIN a dit…

Quand on ne veut pas d'emmerdes, on ne va pas provoquer les gens.
Mais puisque d'évidence vous aimez le risque, je vous suggère vivement d'aller manifester pour la laïcité (thème autrement important, vous en conviendrez) en Arabie Saoudite ou mieux en Afghanistan ou en Somalie.
Ca risque d'être taquin.
Quant aux commentaires à vos élèves, je ne doute absolument pas que vous vous soyez employé à leur transmettre votre bonne parole.
Personnellement, je m'abstiens strictement d'évoquer ma vie ou mes convictions personnelles avec les miens: question de déontologie et de respect des consciences...