Humeurs taurines et éclectiques

samedi 28 juillet 2012

Les dessous d'une manif «zanti»: le vrai visage de l'intolérance et du fanatisme


«Connais ton ennemi [et connais-toi toi-même]»
«L'art de la guerre» Sun Tzu

Je pense être personnellement assez lucide sur mes qualités, sur mes défauts, sur ce qui «agite mes profondeurs et qui inspire mes altitudes». Ce type de posture suppose la permanence de la «question» et surtout une pratique assidue du doute.
Force m'est de constater que c'est une attitude passablement atypique si j'en crois la multiplication des détenteurs chroniques de vérité qui nous assènent leurs certitudes morales avec autant d'aplomb que de vacuité intellectuelle et culturelle.
 Tout un chacun en démocratie détient le droit de professer des idées et de les défendre. Toutefois, la limite de cet exercice, c'est que si une idée peut s'opposer -y compris brutalement- à une autre, on ne doit pas pour autant aboutir à la prohibition et à l'annihilation de la pensée contestée. On donne alors dans le totalitarisme et l'on dérive dans le fanatisme.
***
La principale différence entre ceux qui aiment la tauromachie et ceux qui veulent l'interdire se situe très précisément à ce niveau. Les premiers ne sont nullement dans la négation des seconds quand la réciproque n'existe pas. L'immense majorité des aficionados que je connais admet sans aucune difficulté que l'on n'aimât pas la corrida et qu'on pût en être bouleversé. Par contre aucun «zanti» ne peut concevoir qu'on pût l'aimer.
Et puisqu'ils ne peuvent imaginer un autre mode de fonctionnement, de sensibilité, d'intelligence que le leur, en bonne tradition fanatique: «aficionado delenda est» (l'aficionado doit être détruit).
***
J'ai reçu de manière anonyme, un lien qui illustrait et dénonçait les propos d'une bourgeoise qui grenouille particulièrement dans l'anti-tauromachie militante. Grâce à l'ami internet, en quelques clics, on accède assez facilement à une multitude d'informations diverses et variées qui permettent de se faire rapidement une petite idée.
Qui dit quoi et pourquoi? C'est le premier réflexe de l'historien et du journaliste digne de ce nom.

A la limite, je veux bien que l'on vienne me donner des leçons de morale, mais encore faudrait-il que le dit donateur fut qualifié pour en donner. Je veux bien également demeurer sur le plan d'un débat éthique, à condition qu'également, en face, on ne s'adonne pas à des recours minables, telles les pressions exercées sur un lunetier bien connu ou les attaques systématiques ad personam des «zantis». Auquel cas, c'est un jeu qui peut s'exercer à plusieurs.
***
La dernière passionaria «zanti» autoproclamée sévit à Narrosse (40), la patrie des beaux gosses. Denise GUIRAMAND (DES PELLICERIE) a visiblement décidé de meubler l'ennui d'une retraite oisive de cadre administratif militaire (Etat-Major de l'OTAN, Archives militaires, etc.) par un engagement bestialiste sans faille.
Mémère, née MACIA, est un pur produit de la décolonisation marocaine, ce qui l'autorise à venir foutre le bordel dans les Landes et à -comme nous le verrons- les polluer par des idées pour le moins nauséabondes.
 Se prétendant en toute simplicité «artiste d'esprit et peintre» (http://fr.viadeo.com/profile/00214tzyg6uguk3h), cette sous-fifre des fourgons de l'armée a entamé sa carrière de «brise-burnes» comme «Secrétaire générale fondatrice de la Ligue contre la Violence Routière des Pyrénées Atlantiques». Une manière d'exister enfin! (http://copainsdavant.com/p/denise-guiramand-clan-maciain-nee-macia-2882751)
Comme toutes les représentantes de l'espèce, la bergère peut cultiver des accents de bluette, participant au concours de photos du site cucul-la-praline http://www.bebetes.fr/profil/deniseguiramand/ introduit par un exergue des plus éloquents du grand penseur Jean-Marie GOURIO: «J'ai souvent un mon bon contact avec les enfants qu'avec les animaux, d'ailleurs avec mes enfants, on ne s'entend pas bien, ils me mordent.». 
Les fachos ont toujours conçu une certaine fascination (fascisation?) pour l'engagement militant des gens de gauche qu'ils s'évertuent à singer dans la forme sinon dans le fond.
Localement on ne peut compter sur la participation de ces abrutis de landais, on use et l'on abuse donc des ressources internautiques qui, peut-être, permettront aux participants rameutés de toutes parts, de ne pas avoir l'air trop con en manifestant dans une cabine téléphonique. On recrute à tout va du Levant au Ponant, et de Dunkerque à Tamanrasset.
Il faut lire avec attention le journal de bord de l'opération, les commentaires; les marches, contremarches, rebuffades, les ceusses qui voudraient bien mais n'peuvent point, les désargentés, les peureux, les convaincus, les cons vaincus, les qui supportent pas le camping, les qui aiment pas machin qui viendra, les qui aimeraient voir BB qui viendra pas, etc.
Un vrai barnum du bouillon d'inculture «zanti»...
Et vas-y qu'on organise le covoiturage, car contrairement à l'aficionado qui fera 1000 kms pour voir Morante ou un lot de Veiga Teixeira, le «zanti» standard, radin ou pompé jusqu'à la moelle par ses gourous n'a plus un picaillon pour faire quelques lieues: http://www.facebook.com/events/241251529325188/permalink/250103875106620/?comment_id=250182661765408&offset=0&total_comments=4#!/events/241251529325188/
Allez y zieuter, tout ça vaut son pesant de gratin dauphinois!
***
On se contenterait d'en rire, si derrière, il n'y avait le reste.
 Chez la Mère Denise, comme chez nombre de ses congénères, l'humanité s'arrête … à l'animal. Pour l'Homme, avec un grand H, il en va autrement, surtout lorsque la couleur de sa peau tend à s'assombrir et sa culture tend à s'éloigner de celle si chère au FN du saucisson-pinard.
On consultera avec profit ses interventions sur le site «extrême»:http://ripostelaique.com/?s=guiramand  
Le pompon c'est que même d'autres «zantis» s'offusquent: http://cléah.org/campagne-landaise-anti-corrida
Et surtout http://reseau-ethique.org/attention-facho/ où l'on peut constater que notre bonne Denise Guiramand des Pellicerie, n'est pas simplement une gentille animaliste un tantinet azimutée, mais que derrière les bons sentiments se dissimule le «côté obscur», celui de la détestation de l'humain tellement symptomatique de nombre de bestialistes.
Pour preuve aussi, les accointances avec la «filière belge», les fous furieux qui gravitent dans l'orbite de l'infâme député belge d'extrême droite Laurent LOUIS, un très vilain monsieur celui-là, xénophobe, homophobe longtemps porté aux nues par Jean Pierre GARRIGUES et l'ensemble des «zantis» franchouillards. En quelques sorte, les divisions Wallonie et Charlemagne en opération concertée contre les untermenschen dégénérés du sud, barbares et avinés.
***
Au final, qui sont ces «zantis» qui viennent jusque dans nos bras....
Une conglomérat de paumés et de névrosés de tous poils qui tentent désespérément de trouver un sens à leur morne vie, des activistes au petit pied qui se préoccupent d'exister … un peu, les mêmes continuateurs médiocres, à l'entendement et à la vision limités, qui depuis des siècles se consacrent obstinément à détruire ce qu'il ne peuvent comprendre.
Des «Denise», qui ne pardonnent pas aux «bougnouls» de l'avoir viré du Maroc, à l'armée de l'avoir «archivée», à l'humanité de l'avoir méconnue, à Guiramand des Pellicerie de ne pas assez la ... pelliceriser et à elle même de végéter sans rêves dans sa villa «Sam suffit» entre Médor et Pomponette.

Et c'est à «ça» que les medias, affamés de sensationnel plus que de vérité font la grâce warhollienne d'une once de célébrité fugace!
Plutôt que de se faire instrumentaliser, feraient mieux d'aller investiguer dans leurs placards, c'est autrement instructif...
Le phénomène, l'exceptionnel de nos temps n'est pas qu'il y ait des anti-taurins, c'est qu'il subsiste la «subversion-corrida».
Xavier KLEIN

Autres oeuvres en dépot:

16 commentaires:

Alain Lagorce a dit…

Et ben mon Xavier… !!!
Tout cela est fort pertinent et ô combien joliment dit !
Mon cher, j'abonde !
À propos de bonde, tout ceci me rappelle qu'il serait temps de tirer la chasse…

Anonyme a dit…

C'est un tapis tissé petites mains ? et une queue de baleine sur la bibliothèque?

guigui a dit…

Merci de citer l'une des militantes anti corrida...mais elle n'est pas la seule...il y en a une multitudes d'autres (sans doute moins facile à caricaturer?)
Ensuite , je vous rappelle que 80% des français sont opposés aux corridas en France...ce n'est donc pas juste une minorité d'extrémistes...
Quant à l'éternel argument "si ils n'aiment pas la corrida,qu'ils nous laissent faire!"...je vous rappelle que cette pratique plus que contestable et contestée constitue un DELIT punissable de 30 000€ d'amende et de 2 ans d'emprisonnement pour cruauté et sévices envers animal...et n'est possible (pour le moment) qu'à cause d'un alinéa dans 11 départements seulement et sous condition...
Si pour passion ,vous aviez choisi la peinture,le golf la danse ou le scrabble...il est évident que personne viendrait vous le reprocher...malheureusement vous préférez la torture de ruminants dans les arénes dignes de l'époque romaine...Dans la France de 2012,c'est de plus en plus difficile à tolérer méme si l'on y rajoute paillettes,flonflons et discours pompeux et espagnolisants

Xavier KLEIN a dit…

Toutes fachos les autres, comme Denise ou BB?
Les 80% de français, vous les avez interrogés par vous même? Chapeau, vous avez le temps.
Arrêtez de colporter des commérages et des arguments bateaux. Si vous n'aviez l'oeil rivé sur la ligne bleue de vos mots d'ordres bestialistes, vous sauriez que le loi française est bourrée d'alinéas, dans tous les domaines.
Vous sauriez également que cet alinéa est intervenu pour pacifier une situation où les lois de la république étaient systématiquement bafouées.
Vous sauriez également que papes et rois se sont acharnés depuis des siècles à éradiquer les tauromachie et s'y sont épuisés.
Que vous tolériez ou non, on s'en fout, et ce n'est pas une loi qui y changerait quelque chose, ni les abrutis ignares et intolérants qui parlent de ce qu'ils ne connaissent nullement.

Tafite a dit…

Monsieur Xavier Klein, permettez moi de corriger votre position. Les arguments que nous tenons sont tout sauf bateau et qu'ils relèvent d'une conception des choses plus approfondie que vos légères divagations sur la "dimension poétique" de la corrida.

1) Ce n'est pas parce que George Bataille et quelques autres grands esprits de notre Histoire avaient le goût pour ce spectacle cruel que ça le rend plus légitime. Ce n'est pas non plus parce que Marc Aurèle tolérait les spectacles de gladiateurs qu'on continue à les pratiquer aujourd'hui.

2) Le traditionnel "chacun ses goûts", n'est pas un argument viable pour justifier tout et n'importe quoi. Que diriez-vous si un violeur d'enfants vous répondrait "chacun ses goûts" pour tenter de vous faire comprendre son goût pour les enfants?

3) Les détracteurs de la cause animale qui nous reprochent de faire de l'anthropomorphisme et qui défendent coûte que coûte que les taureaux sont respectés, ce sont en fait eux qui font de l'anthropomorphisme. Un taureau lui, n'a aucune notion de l'idée de respect et n'en a strictement rien à faire d'être respecté et honoré dans l'arène. Pour lui, ce spectacle ne représente rien de plus qu'une longue agonie jusqu'au coup de grâce. Et ce n'est pas non plus parce que le taureau est incapable de s'exprimer et de mettre des mots sur sa douleur que la douleur n'existe pas. Il a lui aussi comme nous un système nerveux et sent chaque coup qui lui est infligé.

4) Que la corrida représente le combat de la nature contre la culture, la supériorité de l'intelligence face à l'instinct, ou encore la condition tragique de l'existence, soit. Mais est-il utile de rappeler que dans une tragédie, quand le personnage meurt, il n'y a que le personnage qui meurt. L'acteur lui, à la fin se relève et va se rafraichir dans sa loge. Il n'y eut qu'un temps, où l'on faisait jouer des tragédies par des esclaves et quand le personnage mourrait, l'esclave était réellement mis à mort. Ces pratiques avaient lieu lors de la décadence romaine, peu avant sa chute. Aller donc jusque sacrifier un être vivant pour pour représenter une philosophie de la vie, n'est rien de plus qu'un signe de décadence. Et une société qui promeut une telle absurdité auprès de la jeunesse, n'est rien de plus qu'une société qui avoue inconsciemment sa décadence.
Vous voulez vous représenter devant vous la condition tragique de l'existence ou la supériorité de l'intelligence sur l'instinct? Allez voir du Shakespeare ou du Sophocle et des êtres cesseront de mourir en vain. A moins que derrière vos élucubrations, se cachent un plaisir inavoué et de délectation pour le sang et la souffrance. Mais appelons un chat un chat, cela n'est rien de plus que du sadisme.

jordan a dit…

LA BREGA ou Les dessous du gard région pro corrida et son FN sorti en tete au premier tour cela aussi ca aurait pu faire un bel article non ?donc en suivant cette logique imbécile on en déduira que tous nos compatriotes pros sont également donc tous du FN ,alors a quand un article sur un PRO qui est du FN ?

forceanimale a dit…

Tiens Seigneur Xavier le prétentieux égocentrique et imbu de sa personne... voilà de la lecture pour te reposer les neurones en vrac. Entre nous, sâche le , tu pues l'orgueil à en faire vomir un chacal. Tu dois être un pote à Meluche et un FM humaniste pour ses frères et uniquement pour eux. T'es de gauche mon pote le proviseur ? Si oui, ben tu fais honte à la gauche... Tu n'as rien de normal toi !
LES 12 MAUVAISES RAISONS DE DÉFENDRE LA CORRIDA

1/ Le taureau ne souffre pas et « ce n’est qu’un animal »
Certains croient encore que le taureau, comme les végétaux, serait dépourvu de système nerveux. L’éthologie a depuis longtemps intégré le fait que l’immense majorité des mammifères souffrent aux niveaux physiologique (dommages physiques), neurologique (douleurs) et psychologique (stress).
Beaucoup de mammifères (et certains oiseaux) sont d’ailleurs conscients d’eux-même, ont des émotions, un langage, savent se projeter dans le temps etc.
Ces considérations sont souvent minimisées, voire cachées, car elles plaident évidemment pour une meilleure prise en compte de leurs intérêts.

2/ Les abolitionnistes feraient mieux de se préoccuper de la faim dans le monde.
Que faut-il comprendre ? Que le fait que des humains meurent de faim autorise à torturer des animaux ? Si l’on trouve un certain charme à cet argument il faut avoir l’honnêteté de l’appliquer aussi aux aficionados : plutôt que de gaspiller des sommes folles à torturer un animal, les aficionados et les toreros feraient mieux de se préoccuper de ceux qui meurent de faim.

3/ Respecter les animaux, c’est abaisser les humains.
Pourquoi les deux seraient-ils interconnectés comme des vases communicants ? A-t-on une dose limite de respect à partager ?
Beaucoup de philosophes (Plutarque, Montaigne, Yourcenar, Tolstoï ...) avancent la thèse inverse, le mépris et la maltraitance animale participe à la normalisation du mépris et de la violence tout court ... à défaut de certitudes, cette dernière thèse vaut bien la première.
Il n’est d’ailleurs pas question de mettre humains et animaux sur un pied d’égalité, même si de nombreuses personnes le pensent, ce n’est pas le débat. Il n’est donc pas demander que le taureau soit traité comme un homme, mais que les hommes arrêtent de traiter le taureau comme un jouet.

4/ La corrida, c’est légal
Comme la pollution, les privilèges des anciens ministres, les discothèques en plein air, la peine de mort aux Etats-Unis, la lapidation en Iran, le quasi esclavagisme en Chine, la déforestation par napalm et comme le furent en leur temps les sacrifices humains et autres joyeusetés.
Dans un débat éthique, celui qui se réfugie derrière la loi a souvent mauvaise conscience.
Par ailleurs, la même loi considère que si la corrida est pratiquée dans les régions non autorisée, alors il s’agit de « sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux ».

forceanimale a dit…

5/ Ceux qui condamnent la corrida n’y connaissent rien.
D’abord non, beaucoup d’abolitionnistes finissent par s’y connaitre bien plus que l’aficionado moyen et puis il n’y a pas besoin de connaitre dans le détail une pratique pour la condamner dans sa globalité.
Pas besoin de connaître le fonctionnement d’une centrale nucléaire dans le détail pour s’y opposer sur la base d’arguments simples : en multipliant la probabilité du risque par sa gravité et en réfutant la doctrine consumériste qui ne veut pas envisager la moindre baisse de consommation énergétique par exemple.

6/ Les aficionados aiment les taureaux et sont des gens comme tout le monde.
Le fait d’aimer ou d’être respectable ne donne pas le droit de torturer et surtout, les aficionados ne sont pas le problème.
Peu importe qu’ils aiment ou haïssent le taureau, qu’ils soient des psychopathes, des saints ou M. Toutlemonde. Ce qui est en cause, c’est la torture publique d’un animal, pas l’« amour », l’émerveillement, l’idiotie ou l’indifférence à la souffrance des spectateurs.
On peut d’ailleurs trouver beaucoup de pratiques ou les bourreaux déclarent leur amour à leurs victimes, il y a sûrement des dynamiques psychologiques intéressantes, mais ce n’est pas le problème.

7/ La corrida est un art et une tradition
Pourquoi pas, mais cela n’est en rien une caution morale. Les jeux du cirque romains et les sacrifices aztèques étaient également des traditions. On peut tout à fait être sensible aujourd’hui encore à l’esthétique et aux codes de ces traditions sans pour autant les cautionner moralement.
Très souvent d’ailleurs, les pires atrocités sont commises dans les plus beaux habits (uniformes des armées soviétique ou nazie, costumes des cérémonies sacrificielles ou des banquiers de Goldman Sachs).
Par conséquent, dans un débat éthique, l’argument de la tradition (« on l’a toujours fait donc c’est bien ») ou de l’art (« c’est beau donc c’est bien ») est complètement inapproprié, il peut permettre de comprendre une situation mais en aucun cas la justifier.

8/ Si l’on n’aime pas ce spectacle, il n’y a qu’à ne pas y aller
J’espère ne pas être le seul à rester dubitatif devant ce genre d’« argument ». Le problème n’est pas d’aimer ou de ne pas aimer un spectacle, le problème ce sont ces conséquences (torturer un animal).
Si les premiers anti-esclavagistes s’étaient contentés de respecter l’ « opinion » des esclavagistes en n’ayant pas d’esclaves et en n’achetant que des objets certifiés sans servitude, il aurait fallu un siècle de plus pour abolir cette pratique.
Ce nouvel argument est nul lui aussi, le problème n’est pas d’être spectateur de l’action, le problème c’est l’action.

9/ Il faut du courage pour affronter un taureau
C’est vrai, on peut reconnaitre du courage au torero qui, contre rétribution sonnante et trébuchante, prend un peu de risque – son espérance de vie doit être la même que celle d’un motard du dimanche, et moindre que celle d’un pompier.
Quand bien même, il faut beaucoup plus de courage pour se lancer seul dans le trafic d’héroïne, se battre contre les concurrents et échapper à la police... Est-ce pour autant que vendre de l’héroïne est un acte glorieux ?
Le fait qu’un acte soit courageux n’est pas une mesure éthique de cet acte.
D’ailleurs le véritable courage et l’honneur se mesure dans les situations à risques, anormales ou imprévisibles. Durant une corrida, si le taureau à le malheur de prendre le dessus ou d’oser s’échapper, une armée de tortionnaires se charge immédiatement de lui rappeler son destin de sacrifié en remettant le torero en selle ou en appelant les flics en pleurant pour qu’ils viennent achever le fuyard à coup de pistolet... on a vu plus chevaleresque.
La corrida n’est pas un combat, c’est une mise à mort.

forceanimale a dit…

10/ Le taureau de combat à une meilleure vie et une mort digne comparé à un animal d’élevage, et les antis n’ont qu’à être végétariens
Encore une fois, pourquoi lier les deux problèmes ? Les humains ne sauraient ils pas réserver d’autres destins aux animaux à leur merci que la souffrance et la mort ?
On objecte qu’étant donné que les végétariens vivent aussi longtemps et en bonne santé que les autres, il faudrait que les abolitionnistes le soit pour être pour être en cohérence avec eux-mêmes.
C’est ignorer qu’il existe bien des façons de continuer à manger des animaux sans soutenir l’élevage industriel, et c’est souvent le cas des abolitionnistes quand ils ne sont pas végétariens.
Le raisonnement est le même pour l’essence : on peut critiquer l’utilisation du pétrole et militer pour les énergies alternatives, sans pour autant se déplacer à pied ou à vélo. On peut continuer à utiliser sa voiture raisonnablement (à défaut de mieux).
L’assertion « si vous mangez des animaux d’élevage intensifs (qui ont une vie et une mort horrible), alors vous ne pouvez pas vous opposer à la corrida (ou le taureau a une bonne vie et “seulement” une mort horrible) » n’est de toute façon pas logique.
Commencer par prendre conscience de ce système, plutôt que de crier fièrement « Olé », c’est commencer à le changer. C’est un autre vaste et passionnant débat mais pas besoin d’être un saint donc, pour dénoncer la corrida.

11/ Les taureaux survivent grâce à la corrida et leur élevage nécessite de grands espaces protégés
Les toros bravo sont en effet une race artificielle, comme les pit-bulls, maintenue en vie pour le bon plaisir des aficionados. La couteuse passion de ces derniers n’a pas que des aspects négatifs : pour élever les taureaux, il faut de grands espaces quasi sauvages.
Toutefois, il s’agit d’une « externalité positive », qui n’est pas voulue pour elle-même (grands espaces sauvages préservés) mais pour sa raison d’être (permettre de torturer un animal en public). Si l’on peut accepter cet argument d’un point de vue pragmatique, il reste douteux du point de vue éthique.
Peu de gens se plaindraient (à part les aficionados et quelques promoteurs immobiliers), que les vastes espaces des élevages soient transformés en réserve biologique.
Concernant la survie « du » taureau, encore une fois, ce qui est en cause c’est la torture publique, pas la survie d’une espèce artificielle.
De toute façon, ne doutons pas que si la corrida venait à être interdite, les aficionados n’hésiteraient pas à soutenir de petits élevages pour préserver l’espèce, par amour du taureau, n’est-ce pas ?

12/ La corrida ne représente rien par rapport à l’élevage concentrationnaire ou l’expérimentation animale
C’est vrai, je crois qu’il y a autour de 4 000 taureaux sacrifiés par ans, si l’on compare aux milliards d’animaux abandonnés à leur souffrance dans des camps ou aux millions d’autres torturés en passant des tests aux résultats connus d’avance pour pouvoir remettre sur le marché des cosmétiques inutiles, ça donne le vertige.
C’est un argument valable d’un point de vue utilitariste, la lutte contre la corrida s’inscrit plus dans une démarche symbolique : la remise en cause de la domination totalitaire de l’homme sur les autres espèces, en l’occurrence la souffrance et la vie d’un animal conscient offert pour une distraction de quelques humains.
La véritable force est d’être juste et compatissant avec le plus faible, pas de l’utiliser pour son bon plaisir, c’est la base de l’éthique.

forceanimale a dit…

► Conclusion ◄

Si l’on peut éventuellement trouver quelques excuses aux Aztèques ou aux Romains qui vivaient il y a quelques siècles dans un environnement violent et difficile, le maintien de la corrida, reliquat des jeux du cirque, dans nos sociétés modernes semble bel et bien être un anachronisme morbide.

Personnellement je m’oppose à la corrida tout d’abord pour le principe de défense des plus faibles, humains ou animaux, opprimés pour des motifs futiles. Le calvaire d’un taureau vaut bien plus que quelques minutes de distraction d’humains désœuvrés.

Je m’y oppose également parce qu’elle symbolise le totalitarisme humain, la domination absolue, aveugle et sans partage de notre espèce au total détriment de toutes les autres.

soleil vert a dit…

bah, le jour où l'on fait une enquête poussée sur ses ennemis, c'est qu'on a perdu la bataille des idées et qu'on cherche à viser sous la ceinture. Pour info, après avoir parlé pour ne rien dire, je vous informe qu'il y a de tout chez les (gentils) zantis : des pauvres, de riches (ISF), des (sur)diplômés, des sans, des extrême droite, des extrême gauche, etc. Mais surtout des gens qui ont décidé de ne plus laisser perdurer ce symbole de barbarie, non pas seulement pour le taureaux, mais ils sont dans la continuité logique des combats historiques de défense des opprimés, hier les sauvages, les esclaves, les femmes, les handicapés, aujourd'hui les animaux sensibles(voire la planète) Cet l'anthropocentrisme est aujourd'hui dépassé et qu'il faut combattre. La corrida, la première cibe, n'en a plus pour longtemps, et vous le savez. Et là je partage un sentiment commun avec vous : l'agressivité (le plaisir de déranger ceux que je méprise)

Zanti Malware a dit…

De toute évidence, vous souffrez d’un énorme complexe de supériorité ! Evidemment quand, de par le « statut professionnel », on est habitué à commander des « inférieurs » des plus faibles ou plus vulnérables…
Vous êtes bouffi d’orgueil ! Vous n’êtes qu’arrogance et mépris ! Vous ne cachez pas votre plaisir à blesser, écraser, humilier…tout en fanfaronnant et mystifiant… (Ha ? une liste de faux psychiatres de l’ONCT retirée ? Jusqu'où la corrida fait son lit de déshonneur...)
Il faut reconnaitre que vous avez les qualités requises pour descendre dans l’arène ! Qu’attendez-vous pour y tester vos « valeurs » ? et stimuler vos endorphines…
Un abruti ignare, intolérant, fanatique et bestialiste (auriez vous oublié consanguin ?) qui vous retourne le compliment ainsi qu'au conglomérat de psychopathes qui restent convaincus que la torture est art et la mort un spectacle.
Pfff « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait »

Xavier KLEIN a dit…

A Zanti Malware
Absolument étonnant qu'un être d'évidence aussi parfait et accompli que vous (bien que votre pseudo: «zanti malware», c'est à dire littéralement «zanti logiciel malveillant» soit pleinement révélateur de votre nature profonde...) s'acharne avec autant de violence verbale contre les écrits d'un être aussi méprisable, indigne, bouffi d’orgueil, arrogant, méprisant, complexé supériorement, sadique et pour finir con, que ma modeste personne?
Dans ma logique primitive et sommaire, on tend à en conclure qu'en général on se gratte là où sa démange, et que la colère et la violence ainsi exprimée, en dit plus long sur l'imprécateur et ses conflits intérieurs que sur l'objet de sa fixation obsessionnelle. Mais sans doute ce type de réflexion s'avère t-il trop complexe ou ardu pour vous, sinon générateur d'une remise en cause dangereuse, impossible pour vous, de l'instable bricolage moral qui vous permet de vous abstraire d'une vision objective de la réalité de vos «profondeurs» et de vos pulsions inavouées.
Tout cela conclu par la pirouette audardienne qui permet au vrai con de base de se rassurer sur sa propre réalité en la projetant sur l'autre. Un mécanisme bien connu, traduit simplement à l'école maternelle par celui qui répond; «C'est celui qui le dit qui l'est.».
La véritable prétention n'est-elle pas ce sentiment explicitement exprimé de votre prétendue supériorité morale, qui vous autorise à l'anathème et à la négation du ressenti et de l'émotion de l'autre.
A noter pour vous ôter l'un de vos poncifs stupides et ignorants que je suis plusieurs fois descendu dans l'arène, blessé plusieurs fois et que j'ai abondamment testé mes «valeurs» et l'impact sur mes endorphines. Et je ne suis nullement un cas unique chez les aficionados.
En outre, je me suis clairement opposé dans ce blog au recours aux psychiatres de l'ONCT.
La véritable prétention et le véritable «bouffissement d'orgueil» n'est-il pas, avant tout, de pérorer et d'affirmer sur des sujets que l'on méconnait complètement, que l'on se refuse à analyser et même à connaître avant que de se prononcer et d'en interroger les acteurs avant de se faire une idée.
Trois contre vérité absolues dans votre intervention n'est ce pas complètement discréditer votre discours haineux.
Et après tout, ce blog taurin ne vous concerne en rien. Qui vous oblige à lire les horreurs barbares que j'y décline, et à y intervenir sinon une fascination pour le moins «questionnante».
Le jour où vous serez aussi au clair avec vos pulsions intimes et votre réalité profonde que je le suis avec les miennes, on pourra «causer» sérieusement.
Dans l'attente veuillez vous abstenir de vos diatribes qui n'engendrent que mon hilarité et mon mépris.
Névrotriquement vôtre.

Michaël LAVAUD a dit…

Aurez vous le courage (tent décrié chez vous) de visionner jusqu'à la fin cette vidéo et de laisser ici ? ... pas si sur.
Bon film
http://www.dailymotion.com/video/x6db2a_a-two-hour-killing-francais_animals?start=75

poste a dit…

Le spècisme est la perte de l'humanité.

Xavier, si je résume votre logorrhée, c'est bien la faute à des gens tels que vous si notre"vaisseau" la terre est sur le point de couler.

Vous vous prenez pour le capitaine, c'est vous qui êtes "dégradé".

A force de croire qu'il est seul maître à bord, l'humain le restera puis disparaitra; Bon débarras!

poste a dit…

Le spècisme est la perte de l'humanité.

Xavier, si je résume votre logorrhée, c'est bien la faute à des gens tels que vous si notre"vaisseau" la terre est sur le point de couler.

Vous vous prenez pour le capitaine, c'est vous qui êtes "dégradé".

A force de croire qu'il est seul maître à bord, l'humain le restera puis disparaitra; Bon débarras!