Humeurs taurines et éclectiques

jeudi 18 août 2011

Dépit dacquois 2: l'espoir

Dacquois de naissance et de coeur, contribuable  «généreux » à la fiscalité locale, abonné depuis plus de 35 ans au même sitio, fondateur d'une peña qui ne se débrouille pas si mal, j'oserais quelques considérations d'autant plus désintéressées qu'éloignées des 40 kms qui séparent Dax d'Orthez.
La feria de Dax 2011 est symptomatique et riche d'enseignements.

Le constat:
Dax, une cité taurine jalousée par beaucoup, s'est souvent trouvée en pointe de l'innovation, ce dont témoigne le remplissage permanent de ses arènes depuis des années, quel que soit le goût que l'on puisse entretenir sur la «Dax touch».
Depuis la fin des années 70, Dax a toujours merveilleusement su jouer de ses atouts, de dates, d'un contexte et d'un environnement privilégiés, soutenus par un sens du «marketing» et de la «réclame» éprouvés. En outre, un consensus porté par des peñas locales actives, engagées, et surtout COGESTIONNAIRES de l'organisation municipale, a assuré un soutien et une base solide aux politiques taurines menées par la cité, quelle que soit la tendance de la municipalité en place. Tout cela n'excluant nullement critiques et divergences absolument indispensables à la vigueur de la vie taurine. C'est un cas suffisamment rare pour le souligner.

Dax a toujours aimé les paillettes, l'apparat, le spectaculaire, l'émotion superficielle, les toreros «medios», académiques, propres sur eux, gendres idéaux: les Arruza, les Dominguin, les Paquirri, les Cano, les Ojeda, les Ponce et maintenant les Juli.
Authentiques artistes et véritables belluaires s'abstenir.
Nulle opprobre: un fait!
Un fait qui coïncide parfaitement avec le contexte taurin de ces dernières années et la vogue de ce «toreo moderne» qui collait si intimement aux appétences locales.

Le problème c'est que les temps changent, et ils changent rapidement.
Quand les figuras se fendaient il n'y a guère de quelques épreuves annuelles justifiant leur statut. Quand 2 ou 3 fois l'an Ortega Cano, Espartaco ou Joselito consentaient à se gratter un lot de Miuras, de Victorinos ou de pimientos cornus de ce genre. Quand Molas demandait à Paquirri ou Junca à Ponce de «faire un effort», cela fonctionnait.

Cela ne marche plus...

Chez les professionnels comme dans le public, culture et afición sont en berne. Quand je dis afición, je parle du feu dévorant, de la passion qui pousse à la déraison qui déborde tout, et non de ce vague engouement paré de rouge et blanc, qui mène le troupeau torobranché aux étagères.
Je parle également de ces illuminés qui comme les supporters d'un club sportif se rencontraient tous les dimanches dans les diverses plazas et placitas pour célébrer le toro et non de ces nombreux guignols qui parlent beaucoup mais qu'on ne voit guère que dans les endroits chics où il convient d'être vu.

La valeur dominante de la société libérale post-moderne étant l'argent, le flous, le pognon, l'artiche, le blé, pourquoi la tauromachie échapperait-elle au mouvement?
La tauromachie où l'argent a de tout temps été présent, comme en toute activité humaine, n'obéit plus qu'à cet unique critère, ce qui n'était pas le cas tant qu'on parlait de pundonor et de tout ce jargon taurin dépassé auquel les 9/10ème du public n'entrave plus que dalle et dont il n'a rien à foutre d'ailleurs.
On est passé de l'aficionado au client (comme on l'entendit récemment à Vic)...
Une figura constitue plus que jamais un investissement rémunérateur côté et tarifé comme en bourse, dont on doit limiter les risques et maximiser les profits.
En clair, «limiter les risques» signifie lui éviter tout désagrément préjudiciable en lui réservant des faire-valoirs dociles et qui «servent» comme ils disent («Servir» quel mot abominable qui convient aux laquais mais ne saurait qualifier un toro fier et brave!).
L'objectif n'est plus l'engagement, mais le dégagement, c'est se prémunir de la blessure qui fait sauter les contrats à venir.
«Maximiser les profits» suppose que l'on pare l'insignifiance de tous les attributs factices de la gloire: oreilles, queues et indultos compris. Tout cela avec le soutien et la complicité active de journalistes laudateurs.

Ceci étant posé, on mesurera combien évaluer une feria à l'affluence des figuras et aux nombre de pavillons échus en dit long sur le degré de décadence du système.
La stratégie commerciale de nos figuras se fonde donc sur 2 ou 3 faenas d'importance consenties dans des plazas stratégiques qui établissent la côte annuelle et les émoluments qui en découlent. Le reste n'est que formalités et retour sur investissement.

Dans ce contexte Dax, comme toutes les plazas françaises de (fausse) première catégorie -en Espagne Dax serait une plaza de 2ème- ne peut plus conserver l'assurance que «figuras bien payées, plazas et tiroir caisse remplissent». Les figuras s'en fourbissent le coquillard de Dax, comme des autres, surtout lorsque le carnet de commande est déjà rempli depuis lurette.
Il faudrait arrêter de rêver, surtout lorsqu'on n'adhère pas, de prés ou de loin (et c'est heureux!), à l'un des clans de tontons macoutes qui gèrent le mundillo.
Il faudrait également cesser de consentir le beurre (le contrat), l'argent du beurre (les compagnons de contrat), la crème (le choix de l'élevage) et le cul de la crémière (le choix des toros par les veedors des figuras), même si connaissant l'orthodoxie de Christian Laborde en la matière, je doute qu'il consente à ces coquineries.

On jette là le bouchon un tantinet trop loin.
Passer systématiquement sous les fourches caudines de petits messieurs qui n'assument même pas leur part de contrats pourtant juteux n'est plus acceptable. Laisser choisir par l'apoderado jusqu'au sobrero qui va sortir devient intolérable.
Evidemment, tout cela, on l'entend plus dans les peñas populaires et taurines, à la Campo Charro ou à l'Alegria que dans les salons du Splendid ou les fastes feutrés de la Peña Chut! Encore faut-il risquer de s'y fourvoyer...

On atteint maintenant les limites d'une indécence obscène en temps de crise.
Plusieurs des gugusses qui sont venus vainement gesticuler devant des animalcules ont encaissé en 2 fois 20mn de facéties, l'équivalent de 6 à 10 ans de SMIC brut (16.380 euros). Ca fait cher la plaisanterie, même lorsqu'on a de l'humour! Combien d'éducateurs de rue, d'animateurs culturels, d'assistants éducatifs, d'aides à la vie, pourrait-on engager à ce prix là?
Qu'on me comprenne bien, ce que je stigmatise là, c'est uniquement l'EXCES et la démesure.
Un argument qui devrait certainement sensibiliser une municipalité socialiste.

Je le dis d'autant plus sans arrières-pensées, que j'ai reçu à Orthez, en tant qu'élu, des courriers de concitoyens se trouvant dans des situations critiques, qui s'émouvaient de possibles excès.
Cela, je l'entend et je dois l'entendre, comme humaniste, comme citoyen et comme élu.
Je les ai rassurés: au prix d'une corrida dacquoise on en organiserait 5 à Orthez où les toreros, modestes sans doute mais non moins respectables viennent toréer pour 10 fois moins.
Mais Orthez n'est pas Dax où la tache est infiniment plus complexe. Cela tout le monde l'entend.

Le temps de la révolte me semble venu et il me paraîtrait beau qu'on en lève à Dax le premier étendard. Comme il y a un siècle on a su le lever lorsqu'on voulut y interdire les corridas.

Comment remédier à cette situation calamiteuse dont seuls les comptes en banques de quelques «people» surévalués et de fumeux intermédiaires sont bénéficiaires?

Les pistes:
Il y a semble t-il la solution boucalienne: l'union sacrée pour produire à moins cher la même daube. Ce qui ne changera en rien ni la motivation des gladiateurs, ni l'ardeur flageolante des bestioles. Imagine t-on en outre les «Grands» du concert taurin français s'accorder alors que les grands abrazos publics camouflent si peu les navajas planquées dans les manches.

Il y a aussi l'audace, le culot d'appliquer le vieil adage: «El que paga manda» (Celui qui paye commande).
Billevesées et fariboles? Mais qu'a fait Pampelune cette année?
Sans donner dans l'excès de changer radicalement sa ligne taurine, Dax pourrait se limiter à une figura par cartel (il s'en trouvera toujours pour accepter) tout en choisissant librement des lots sérieux, ET les toros de ces lots: à prendre ou à laisser.
Ce serait surtout promouvoir toute une génération de toreros talentueux, de seconds couteaux de qualité qui verront quelque intérêt à venir se livrer à Dax, «poussant au cul» par competencia, les gloires surfaites. Une politique de long terme et un investissement sur l'avenir.
Dax détient l'audience, les moyens financiers, et le poids d'une telle politique. Il ne suffit que de l'afficher, de l'expliquer et de la «vendre».

Pour la mener, trois questions s'imposent:
Quelle tauromachie voulons-nous pour demain?
Qu'est-ce qui importe le plus: les profits faciles à court terme ou une tradition qui conserve encore un sens?
Quel public pour demain si la base populaire locale déserte et le  «cheptel de clients» tourne au troisième âge à cause des prix déraisonnables qu'imposent de tels cartels?

Dans ce sens et uniquement dans celui là, la tauromachie est chose politique.
Gaby, Cacou, vieux compañeros de longue date, défendez une tauromachie populaire et culturelle et non ce défilé de people sans âme et sans relief!
Xavier KLEIN

12 commentaires:

el Chulo a dit…

Bien! mon javierito!

il y a une autre solution, donner les cles du manège à Dede et à la forcenée aux dents raclant terre du Moun, et du callejon à l'autre "prestigioso" poête ONCTisé desgarbadisé dans un texte d'anthologie et Don Ernestisé.

il me semble que toutes les commissions taurines ont connu des difficultés, et se sont plantées, à un moment ou un autre. Elles ont toutes été durement critiquées et c'est normal.

l'idée n'était pas mauvaise, même plutôt novatrice me semble t'il.

je me suis emmerdé chez moi, dans mon splendide isolement, j'aurais aimé voir Morante, les chéris de Madame douleurs, (je me serais passé de Padilla ce qui ne parvint pas à atténuer ma "souffrance"),et mes chers morpions de victorino, que malgré leur modeste présentation, mais parfois magnifiquement dans le type j'avais aimés l'an dernier.
Ponce, non merci, pas plus d'ailleurs que "le roulis" qui malgré ses immenses qualités artistiques (please pensez à la IVA, (TVA en France) me fait autant d'effet qu'une injection de morphine sur une jambe de bois et peut même me donner le mal de mer. Mais encore une fois, il s'agit uniquement d'une affaire de goût qui ne pose problème que lorsqu'on vous méprise de ne pas apprécier.je n'ai jamais aimé Padilla mais il est des aficionados qui aiment cette catégorie de "vaillants".
Le seul problème et ce n'est pas la première fois qu'il se pose, sous le règne de toutes les commissions, et si j'ai bien compris, comment est t'il possible qu'on se fasse e"renfiler" des toros imprésentables?

je ne suis pas certain que la totalité des responsabilités incombre au "organisateurs".

la venue du pape à Madrid et ses nouvelles accointances a provoqué chez Dede une crise mystico éthique estampillée OCT etUVTF.

Ca me fait penser à un violeur qui se répand sur les télés pour demander de plus sévères châtiments pour les violeurs. Ah, les esprits dérangés!

Anonyme a dit…

Tout ou pratiquement tout,est dit.
"On doigt" se bouger le kul.
Merci.

ernesto.

pedrito a dit…

Me cago !
Retrouverai-je l'espoir de revenir un jour à Dax, voir de vraies corridas de TOROS?

Anonyme a dit…

C'est Dédé Viard qui va tirer la geule si ton plan fonctionne....
Vive les Fandiño, les Mora, les Velasco, les leandro Marco, les Savalli (heu.... la, je m'egarre)...

El Bison Futé a dit…

L'analyse est fort pertinente, et l'ensemble des problèmes est posé.Le public suivrait-il si on le privait de ces chères figuras?
Le "No Hay Billettes" risquerait fort en souffrir car à part quelques centaines de passionnés, les gradins dacquois accueillent une aficion de circonstance.Dax est-il prêt à accueillir des élevages qui viendront livrer bataille et non se voir infliger les faenas standardisés des petits marquis de la tauromachie?
Il y a bien longtemps que je ne fréquente que de très loin les arénes dacquoise:un Morante par ci,une novillada par là..ne me retrouvant pas dans cette ambiance post corrida Canal+ des 80-90's.
Il va falloir un courage certain aux organisateurs pour faire évoluer la ligne éditoriale de la programmation,l'auront-ils?
Philippe Latour

el Chulo a dit…

sans vouloir défendre qui que ce fût, je signale que la progammation, sur le papier était alléchante et novatrice.

il faut sûrement analyser pourquoi elle a échoué au niveau du bétail, principalement sa présentation semble t'il.

je ne pense pas que la jeune commission actuelle soit responsable de la tonalité des corridas à dax, de plus toutes le commissions ont connu de durs moments question programmation et bétail.il faudrait que certains s'en souviennent un peu.

pour le reste, les mêmes qui défendaient les toro artiste, son incroyable difficulté technique, leur incroyable bravoure dans la muleta pendant 100 passes, leur incroyable bravoure au cheval qui si on les piquait, ils se tueraient sous la pique, qui encensaient les figuritas seules capables de remplir les étagères, ceux qui donnaient les recettes pour faire de bonnes corridas, qui éreintaient les talibans irresponsables qui annonçaient la catastrophe actuelle, ces mêmes qui se tenaient à carreau tant que jean pîerre domecq tenait toute cette troupe d'histrions comiques, les voici subitement pour du saltillo du santa vcoloma de l'atanasio qu'ils vomissaient car "infumables", ou pour une "moralisation" de la corrida. on croit rêver ou alors il y a vraiment le feu dans la barraque et, si on veut sauvegarder les fruit du juteux exercice, il est temps de changer de cap.
c'est risible et drtamatique, tout simplement!

Marc Delon a dit…

Il n'y a pas de plan et on sait déjà que cela ne fonctionne pas. Il n'y a que quelques centaines de personnes qui se soucient de savoir le nom des toros...
Et lorsqu'il y a des corridas comme tu les souhaites à Nîmes, car oui, il y en, a en début de cycle, même pour Pentecôte, et bien les tendidos peinent à accueillir deux ou trois mille fessiers...
Sinon toujours pareil, il suffirait de remplacer "libéralisme" par malhonnêteté ou cupidité et je pourrais signer des deux mains.

Xavier KLEIN a dit…

La dernière corrida s'est terminée sur: des toros! des toros! et sur démission! démission!
A Mont de Marsan où l'on est plus poli, seuls quelques activistes ont réagi mais la colère grondait aussi.
Attention! Je ne prône nullement la revolución. Juste un mixt qui ait du goût.
2 corridas pour figuras: Joselito, Ventorillo, Alcurrucén, et pourquoi pas s'il faut vraiment Victoriano del Rio (pour montrer ce qu'il ne faut pas faire)
3 corridas "medias": Iban, Flor de Jara, Victorino Martin, Miura, etc.
2 corridas "serias": l'embarras du choix.
Maintenant si on arrive à me prouver que les figuras remplissent, à part JT (et encore la côte est en baisse!)
Pourquoi, de plus, annoncer si tôt les cartels de Toros y salsa, et ne pas les conditionner, au moins pour partie aux résultats de la feria?
Il y aurait aussi à faire côté personnel journalistique pour virer les sempiternels laudateurs qui sévissent depuis des lustres sans assumer l'un de leurs rôles fondamentaux: la pédagogie.
Le chantier est vaste et la survie à ce prix.

Anonyme a dit…

Olé
Olé
Olé
Olé
Olé
Olé
... y Olé in my Roque'in chair !

El vieil ernesto.ride cet été à la mer.

Xavier KLEIN a dit…

Chulo,
Tu aura compris que pour moi, le problème n'est pas celui des personnes, mais celui du système.
Quand au niveau du santacoloma domecquisé, c'est encore un artifice pour faire passer des vessies pour des lanternes...
Marc,
Le libéralisme "moderne" posant l'efficacité (donc le profit) comme valeur prépondérante, il est évident que l'aspect qualitatif passe au second rang. Les 2000 ou 3000 fessiers (donc 4000 ou 6000 fesses) ne sont sûrement pas rentables donc profitables, mais ils constituent l'âme de la tauromachie. Sans eux, tout cela n'est plus que de la pantomime.
Le libéralisme économique, malhonnête? non, cupide? oui, c'est même son moteur. Et ce ne sont pas ses sociétés de charité et de bienfaisance (Rotary, Lyon's, etc.) et les déclarations de quelques magnats qui veulent plus payer d'impôts qui changeront la chose. Elles ne font que la caricaturer.

Marc Delon a dit…

je trouve une différence moi entre la cupidité, notion péjorative dont la finalité ne s'embarrasse pas d'éthique avec le nécessaire besoin de profit qu'accompagne toute activité humaine commerciale ou de service (un Kiné n'a rien à vendre mais il faut bien qu'il retire quelque chose de son activité ! ) qui peut s'exercer honnêtement.

Non, a priori l'argent, le profit, le bénéfice ne sont pas "sale".
Ce qu'en font parfois les hommes, si... mais autant dans les pays soit-disant protégés du libéralisme.

C'est comme pour le football dans un autre ordre d'idée : ce n'est pas parce que des bandes de cons se signalent dans les tribunes que le jeu n'est pas beau...

Xavier KLEIN a dit…

Cher Marc,
Je passe une grande partie de mon temps politique à expliquer à certains de mes petits camarades socialistes tendance bornée que l'entreprise (et donc les entrepreneurs) est une organisation dont le but est la production de biens et/ou services et la réalisation de profits. Je ne connote en rien la chose, ce n'est ni bien, ni mal, C'EST, point barre. Une réalité (A)morale (sans objet moral) et non IMmorale, incontournable, éternelle, universelle.
D'après moi, le rôle du politique est de venir poser des garde-fous tant sociaux (droit du travail) qu'économiques (redistribution, limitation).
Ceci dit, la logique capitaliste et libérale telle que définie par le marxisme et reconnue et assumée complètement par le libéralisme est de maximiser les profits: plus on gagne d'argent, mieux c'est (le fameux "enrichissez-vous!").
Ce qui pousse des entreprises (et je connais bien le problème à Orthez) QUI FONT DES PROFITS, à délocaliser pour aller en faire de plus importants ailleurs.
Excuse moi d'appeler cela une logique de cupidité où le bien de la communauté compte pour du beurre...
Je ne suis aucunement contre l'entreprise, nullement contre des profits INDISPENSABLES mais raisonnables, par contre fondamentalement opposé à une dérégulation qui permet cela et à l'abdication du politique devant l'économique.